• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Bon me disais-je, Pépère ne cherche pas, c'est de la poussière dentaire le salopard vient de s'affûter les dents et doit préparer un cuissot de tricératops.
Par désespoir, je partais à l'aventure espérant trouver une âme charitable.
Avant de partir, je regardais mes messages et je tombais sur mon album de poème.
Je me mettais à relire un ancien poème en me disant que nous sommes condamnés à mourir de faim dans la région avec un tel gargantua.

J'ai les crocs.

Dans la brume légère
D'un couchant austère
C'est un pépère désabusé
Qui reste encore médusé.

Seul devant mon désespoir
Je marche dans la lumière du soir
Et mon ventre gargouille
Mais où est la fripouille.

Je suis comme un boulet
À la cuisse d'un poulet
Qui n'arrive même pas
À trouver l'ombre des pas,

Qui mène vers une rôtissoire
Pour enfin, le Pépère, y croire
Au miracle qui donne l'envie
De manger toute sa vie,

Autre chose que des cailloux
Le soir au chant des hiboux
Un truc à finir au gibet
Faute d'avoir pu sauver

L'âme d'un curé poète
Qui fait à la lune la fête
Mais est incapable de faire péter
Un bout du tricératops braisé.

J'ai les crocsssss.
Guillaume Pépère.

À la suite de la lecture de ces lignes écrites un soir de misère, je partais scruter vers le gourbi.
Je trouvais dans l'énorme carton de victuailles totalement vide où aurait pu entrer un car ou un train, un autre petit carton.
Celui-ci était aussi vide que l'autre de ne pas être plein d'avoir été vidé.
Je le sortais et je vis que c'était une boîte vide de pèse-personne.
Il était écrit dessus de dix kilos à cent trente kilos.
Je me disais, ma ragougnasse transalpine du Burkina Faso ne pesant pas plus lourd que la ficelle de René, que compte-t-il faire de cet objet.
Puis, j'écoutais dans le capharnaüm dont les rideaux étaient tirés, veuillez monter sur le plateau.
J'étais chat mort de rire la balance lui répondait, veuillez monter dessus, je n'ai pas dit de juste poser un cheveu dessus.
À force, la balance s'énervait, elle lui lança, je pèse à partir de dix kilos, vous faites quatre-vingts grammes, je ne suis pas une balance pour les mouches.
J'avais bien lu sur la boîte du pèse-personne parlant et je me doutais à l'avance qu'il se soit fait reprendre par celle-ci, chat chat chat.
Ce fut à ce moment-là que Grenouille arrivait avec un morceau de dinde.
Oui, mon frère Saturne ayant craint que je sois en train de mourir de faim devant la porte avait envoyé sa chatmoureuse afin de me secourir.
Je remerciais Grenouille, car à quelques dixièmes de seconde prêt, je périssais mort de faim.
Le morceau n'était pas très gros, mais ceci me fatiguait un peu au niveau de mon intelligence.
Ce fut au réveil en me réveillant le matin de ne plus dormir, car la nuit s'était endormie et le jour réveillé que je découvrais avec horreur que pendant que je mourrais de faim, un Gargantua avait fait ripaille.
Et ce fut Florence la balance qui lâchait l'affaire au grand jour.
Mon poêle à granulés scandinaves fabriqué par des castors brésiliens avait décidé de se peser.
La machine s'écria dès qu'il montait dessus.
Je ne suis pas une balance pour éléphant, votre poids est de trois cent soixante-dix-huit kilos et poil de graisse de mammouths sur l'échelle de Michel et des poids et mesures.
Je descendais de mon fauteuil et j'allais voir sur le côté de la cabane et là, stupéfait, je découvrais des os de tricératops.
Le salopard l'avait mangé entier et je savais tout grâce à Florence la balance, une honte soûlard.

Screenshot_2023-01-01-08-56-41-39_a23b203fd3aafc6dcb84e438dda678b6.jpg
 
Retour
Haut