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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Bon, passé ces bêtises d'enfant tout à fait anodines, je me calmais un peu et décidais de m'exercer au tir des ballons avec carabine à air comprimé.
C'est là que je faisais la boulette, mais sans le vouloir.
Le type m'accueillit avec un sourire amusé et je comprenais parfaitement ce à quoi il pensait dans sa tête.
Il se disait, hé bien, le bigloucheux avant qu'il atteigne la cible, je lui aurais vendu tout mon stock de plomb.
Je prenais la carabine en main heureux comme un roi.
Enfin, je me sentais Manu des bois prêt à défendre le faible contre l'oppression.
Le gogos me donnait les plombs en rigolant comme s'il n'avait jamais vu un gamin qui louche à l'extérieur.
Nous étions dérangés quelque peu par les pompiers qui évacuaient les gens de la friterie que je venais de ruiner.
Le type s'exclamait, le pauvre gars est tombé la tête dans la friteuse.
À ses paroles, j'éclatais de rire en repensant à ma blague. Pour que le gars en face ne me voie pas rigoler, je penchais la tête en avant.
J'avais malheureusement oublié ce sacré cheveu frontal et je faisais un trou dans la planche de bois qui servait de présentoir et de comptoir.
Mais en dessous, il y avait la bouteille d'hélium pour gonfler les ballons.
Le type en face s'en rendit compte instantanément.
Mais qu'il est con ce bigloucheux, il va tous nous faire péter la tronche.
Ce n'est pas possible d'être aussi con, il a percé la bouteille d'hélium.
Il se précipitait au moment où je tirais sur les ballons.
Ayant une vision côtécale, je ne l'avais pas vu devant moi.
Mais quel abruti ce mioche, tu m'as fait un trou dans le doigt disait-il.
En plus, j'en ai besoin pour boucher le trou de la bouteille, de mon doigt, disait-il en mettant celui-ci sur le trou de la bouteille.
Ce fut comme ça que le gugus se retrouvait transformé en bibendum et qu'il s'envolait dans le ciel.
Que des conneries, je vous le dis, plutôt que de compatir j'étais mort de rire.
Je me dépêchais de boucher ce fameux trou avec un vieux chewing-gum trouvé au sol.
Mon père qui avait été aider les secours arrivait et me demandais où était le forain.
Je lui disais, il a la grouille, il se vide aux toilettes.
Que des conneries, je vous le dis, j'étais mort de rire.
Mon père ne fut pas amusé du tout et la journée fête foraine était terminée.
Le soir, mon père me demandait si je m'étais bien amusé.
Trop que j'ai kiffé yes, oups, oui papa, très bien, dommage pour la friterie que s'est-il passé.
Je faisais mine de n'être au courant de rien.
Je partais aux toilettes vite fait pour ne pas éclater de rire devant mon père.
À l'intérieur, j'étais explosé de rire et répétais en boucle, yes Manu, trop du kiff, connerie sur connerie et le bibendum yes.
Je fus arrêté par une violente secousse qui venait de faire trembler tout le quartier.
En fait la bouteille d'hélium sur la fête foraine n'avait pas arrêté de fuir après mon départ.
Les pompiers l'ayant remarqué, la fête fut évacuée et un périmètre de sécurité de quarante kilomètres autour de celle-ci fut réalisé.
Heureusement, d'ailleurs, car la bouteille finissait par exploser.
Connerie sur connerie, je vous le dis.
Résultat, des centaines et des centaines de maisons rayées de la carte à la place de la fête foraine un cratère de deux kilomètres de profondeur et un hiver nucléaire local sur la zone qui durait cinq ans avec des températures de moins soixante degrés sur l'échelle du quarante-neuf trois.
Voilà mes amis, une simple bêtise enfantine, comme vous voyez, une anecdote des plus banale.

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