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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Suite d'avant hier.


Donc le Pépère après avoir fait semblant de désactiver la bombe en débranchant la batterie de la mise à feu, s'en était allé voir le carton de brioches.


- Alors, Patoche la brioche, si je comprends bien votre dernier SMS, vous avez une overdose de levure.
Hé bien, mes dents produisent un antidote.
Mince, mais où est-elle ?
Sacré ventre, il n'y a pas à dire, tu es un Gargantua, ventre.
Oui, je n'ai même pas eu le temps de faire un brin de racontage avec patoche.
- Alors gros sac, et nous autres, nous n'en avons pas eu. C'est bien beau de penser à ton ventre, mais il n'est pas tout seul.
- Hé bien, qui vient me parler ainsi, qu'il se montre que je le brise à coups de moustaches ?
- C'est ta queue qui te parle, oui, ta queue qui n'est pas contente d'être asphyxiée.
- Ma queue, mais tu n'as pas d'estomac ?
- Parle pour toi bouboule, non seulement, j'ai un estomac, mais aussi des yeux et un nez.
Oui, je viens de te voir manger patoche la brioche. Ventre m'a même dit qu'elle était excellente. Hé oui, et pendant ce temps moi, je suis asphyxiée de vapeurs.
- Mais de quoi parles-tu queue ?
- De ton cucul plein de caca qui sent très mauvais. Je vais envoyer un SMS à Olivier Variant pour qu'il te fasse une piqûre au cucul de nouveau.
- Mais queue, j'en ai déjà reçu deux et de mon plein gré avec force et courage pour monter aux autres le bon geste citoyen.
- Mais oui, mes poils ont bon dos, tu as fait preuve de couardise. Oui, gros lard, souviens toi que tu t'en aies mordu un attribut. Oui, tout ça à cause de ta peur, tu as mordu ce que tu avais sous le nez pour ne pas crier de peur.
D'ailleurs, ce que tu avais sous le nez n'est autre que ton cucul. Je suppose nez que vous avez un problème vu l'odeur dans ce secteur. Donc, oui, tu m'as violemment mordu, moi ta queue.
Bon, je te laisse, tu as de la visite.
- De la visite, en ce lieu, comment est-ce possible, je suis seul et censé être en train de désactiver une bombe.
- Hé bien, regarde au-dessus de toi.
Le Pépère leva les yeux et vit le plancher de l'estrade qui montait de plus en plus.
Au bout d'un moment, le plancher qui était à fleur de son dos se retrouva à au moins deux mètres.
Le Pépère ne comprenait plus rien. Il écoutait un drôle de bruit et recevait quelque chose sur lui.
- Mince, il neige ici, que se passe-t-il ?
Il vit que c'était de la sciure de bois.
Puis, une scie apparue dans le plancher et un rond se formait.
Celui-ci tomba juste devant lui et une corde se déroulait sous ses yeux.
Il vit son maître descendre le long de la corde en chantant un air d'opéra.
Il était habillé en curé avec une énorme croix qui pendait à son cou.
Il n'en revenait pas, son maître ici, que venait-il faire ici.
Sûrement que Manu lui avait demandé de faire une messe à sa gloire.
- Mais mon maître que fais-tu là, que se passe-t-il ici ?
- Salut la fifille, j'arrive de la requiem party du monastère de l'auberge des moines.
Oui, nous avons fêté les cent vingt ans de la nonne la plus vieille au monde.
- Ha, c'est pour ça que tu es là mon maître que j'aime ?
- Non, salopard, c'est ta queue qui m'a envoyé un SMS pour me dire que tu pus du cucul qui est plein de caca. Alors, reçois ce petit cadeau avant que je n'en termine avec toi.
Le poète fit apparaître à ses pieds des rouleaux de papier toilette.
Puis il tendit un paquet à Pépère.
Le Pépère l'ouvrit et fut étonné.
- Mais c'est un savon, pourquoi m'offrir ça en ce lieu.
- Hé bien, pour laver ton cucul qui est tout sale dégoûtant.
Le Pépère ne savait plus quoi répondre et ne comprenait plus rien.
Le poète prit la croix qu'il avait au cou et se mit à prier.
- Hé bien, que fais-tu ?
- Silence, butor, je prie pour le salut de ton âme afin que tu ne sois pas assailli par tes victimes.
N'oublie pas aussi que si tu en réchappes, tu auras un récital à jouer ce soir sur l'harmonium.
Puis le poète disparut sous les yeux du Pépère qui ne revenait pas. Un nuage de fumée résultait de cette disparition.
Le trou dans le plancher se ferma et l'estrade revint au ras de son dos.
Devant lui arrivaient ses amours avec toute sorte d'armes.
- Mes amours, non, c'est horrible, pas vous non !
Puis il reçut un coup de rouleau à pâtisserie sur la tête de la part d'Armand le croissant.
Il se réveilla à côté du carton de brioche.
Il s'était endormi dessus et avait fait un cauchemar.
Il vit que ça faisait cinquante minutes qu'il était là et repartit vers le bidon d'eau pour se mouiller la tête et en versa sous la bordure.
Il ressortit de sous l'estrade bombe en patte.
- Hé bien, voilà, j'en suis trempé de sueur.

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