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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Après cet interlude journaliste et le malaise de Pépère, tous se mirent ensemble pour pousser la voiture de sœur Mathilde.
Le ministre qui était avec pris d'emblée les commandes sans s'occuper du président.
- Hé bien, mon Jean-jean, comment se fait-il que tu prennes les commandes. Tu n'es que ministre et moi président de la République.
- Écoute, mon Manu, je suis le chef des piqûres aujourd'hui, alors, quand on est chef, on l'est jusqu'au bout ou pas du tout.
Si tu n'es pas content, je peux te chanter un air d'opéra.
- Hé bien, non commande plutôt, mon, Jean-jean, on le sait que tu t'appelles, cassetête.
- Alors, sœur Mathilde mettez-vous côté conducteur à l'extérieur, je précise. Vous dirigerez la voiture, ouvrez donc la vitre.
Moi, je me mets à votre opposé.
Manu, tu vas te mettre derrière à droite.
- Pourquoi pas devant, tu es plus fort que moi.
- Parce que tu es déjà plat comme un ticket de métro et que si tu tombes et que la roue arrière te roule dessus, je ne tiens pas à passer mon temps à te regonfler.
Mon père, vous pousserez de l'autre côté, derrière sœur Mathilde.
Lolo, Momo, Pépère, Fripouillet, Grenouille, Ettesion et Divine vous vous mettrez au milieu.
C'est bon, tout le monde est en place, à mon signal tous, ensemble, poussons.
Allez, c'est parti, de toutes vos forces, une deux, une deux, ne chômez pas où je vais vous piquer le cucul pour vous motiver.
Après trois minutes d'intenses efforts, la voiture était enfin garée le long du trottoir.
Sœur Mathilde semblait trouver cette situation tout à fait normale.
- Ça te fait rire vieille édentée de la cornette. Tu as détruit ta voiture et ça te fait sourire. Je vais en parler au père Dominique de tes agissements. Tu es une pénitente, je sais ce qui s'est passé, tu avais bu vielle brebis iranienne bourrée de whisky camerounais.
- Tais-toi vieux rhinocéros du pôle Sud, occupe toi plutôt de ta corne ventrale qui s'agite dès qu'un Bédouin est à côté de toi.
- Ho, la vieille guenon, elle blasphème.
- Vous y avez été un peu fort aussi mon père. C'est vrai que cette brave femme a été imprudente, mais ce n'est pas une raison.
Après, nous avons beaucoup peiné à pousser cette voiture qui est immensément lourde.
- Oui, mon Manu, surtout sur trois roues. Nous aurions moins peiné avec un treuil ou une grue.
- Une grue, c'est amusant, ça me rappelle quelque chose.
- Ha oui, morveux bleu premier, hé bien, au moins vous la corne n'était pas ventrale, mais frontale.
- Ne répondez pas, mon bon président bleu, cette femme est médisante. Mouche-toi morveux, tu as du petit-lait qui te sort du nez.
Ha, ha, vous avez été conducteur de grue, vous ?
- Hé bien, mon bon rhinocéros premier, oui, pour réparer des dégâts que j'avais faits dans mon collège. C'était suite à un cours de sport qui a mal tourné, mais ce n'était qu'une bêtise d'enfant.
- Ha oui, mon bon bleu pané du cheveu, vous dans une grue ?
- Hé bien, oui, mon bon cornu du ventre premier, écoutez donc ce récit.
Voilà un jour, notre professeur de sport au collège voulut nous enseigner le lancer de poids.
Je n'étais pas très bon et le poids tombait sans cesse à mes pieds. Un de mes camarades se moquait de moi. Alors, je lui ai jeté sur les pieds. Pour se venger, il me le renvoyait sur les doigts. Autant vous dire que je ne pouvais plus le tenir. Le salopard ramasse le poids et le lance à sept mètres. C'est alors que je me mis à rigoler. Le professeur était furax et me dit, c'est le meilleur de ma classe et tu te moques de lui, fait-en donc autant, morveux.
Oui, ma main était abîmée et le salopard savait que je ne pouvais plus le lancer.
De colère, je pris le lacet de mon survêtement et attachais le poids après.
Ce fut avec mon cheveu que je le lançais après avoir fait dix tours sur moi-même pour lui donner de l'élan. Le poids traversait un mur et continuait sa course à plus de deux cents kilomètres heures avant de rentrer en collision avec le mur du collège qui s'effondrait sous la violence du choc.
- Ha oui quand même, mais comment savez vous que le poids avait une vitesse de deux cents kilomètres à l'heure, mon bon morveux premier.
- Hé bien, mon bon gros lard premier, c'est très simple.
Dans la rue, il y avait un radar automatique et le poids avait déclenché l'appareil et la vitesse avant correction était de deux cent douze kilomètres à l'heure.
Je fis donc jouer mon assurance cheveuticale, mais il restait une part à payer par le collège. Simplement quelques milliers de francs à l'époque.
Le directeur du collège se demandait comment faire et eut l'idée de ne pas faire venir une grue pour lever les parpaings.
Il me fit convoquer dans le gymnase qui servait de collège provisoire le temps des travaux.
Bon, me disait-il, puisque ce cheveu a une force de recul extraordinaire, tu feras le levage des poids pour aider à la construction du nouveau collège.
Mais cela va me fatiguer, lui dis-je.
Écoute-moi trou du c.. Qu'il me répondait si tu n'avais pas cassé ce collège, nous ne serions pas là. C'est comme ça où alors privation de cordon-bleus à la cantine pendant deux ans.
Et voilà comment, je fus obligé de faire l'homme grutier.
- Ha oui, vous êtes sacrément costaud mon bon trou du, Premier, oups, morveux premier.





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