Rêveurlunaire
Maître Poète
Pendant que Lolo et Grenouille arrivaient vers la voiture de sœur Mathilde le pape faisait un sermon à celle-ci.
- Tu es incroyable vieille bique napolitaine bourrée de lait alcoolisé dans les deux oreilles.
Roulez avec un pneu crevé, tu te rends compte que tu aurais pu accidenter des pauvres gens.
- Hé bien, tu ne manques pas d'air vieux bibendum et toi quand tu jettes les hosties sur tes pèlerins et que tu déchaînes les foules, tu ne fais pas prendre des risques aux autres.
- Bon, écoutez mon bon Vatican premier, la sœur a raison, pourquoi vous énervez vous, comme cela.
Sachez qu'une fois, moi-même avec un convoi exceptionnel, j'ai roulé avec les pneus éclatés sur l'autoroute.
- Ha bon, vous mon bon bleu premier, vous m'en couper la cornette au-dessus des oreilles, lol. Alors tu vois vieux sagouin, je n'ai rien fait de plus qu'un autre.
- Bien sûr, ces histoires de mise en danger te plaisent, comme par hasard, vieille chamelle sibérienne.
Quoi que, moi aussi, j'aimerais bien savoir de quoi il en retourne.
- Hé bien, voilà, un jour, j'étais parti en scooter chercher du vin pour ma mère qui voulait faire une daube. Ce jour-là ayant le démon au corps, je pris un sens interdit et je créais un accident avec un convoi exceptionnel qui transportait une aile d'avion. Celle-ci était destinée à l'avion présidentiel qui devait être réparé dans la journée.
Très vite, je me carapatais vers l'épicerie en oubliant sur place le scooter.
Ce fut, en sortant de celle-ci que je tombais sur la gendarmerie. Ils étaient venus pour faire le constat.
Ils me dirent comme ça ;
Hé blanc bec, c'est toi qui fais la racaille en scooter sur les boulevards.
Allez, morveux, souffle dans le ballon avant que l'on s'occupe de la conformité de ta bécane. Et puis d'abord qu'est-ce que c'est que cette corne sur la tête que tu portes, tu vas à un bal masqué.
Puis, enlève tes lunettes de plongée, tu te crois à la mer, morpion.
Ha, je vois ce que c'est, tu biglouches, mais tu ne serais pas le célèbre Manu qui a été dans l'espace avec la Nasa.
C'est alors que je révélais mon identité.
Très bien, tu es innocent certainement, occupons nous du chauffeur.
Ce fut ainsi qu'ils allèrent voir l'homme toujours sous perfusion de vin.
Il fut contrôlé positif avec une charge de trois grammes d'alcool dans le sang.
Alors me disaient-ils, que s'est-il passée ?
Je préférais profiter de la situation de l'alcoolémie de l'homme et de ma célébrité pour mentir.
Hé bien, ce chauffeur faisait des roues arrières avec son convoi exceptionnel dans la rue. Je me suis précipité avec mon scooter, mettant ma vie en danger pour en sauver d'autres et il m'a foncé dessus.
Très vite, je me suis déplacé sur le côté et j'ai donné un coup de pied dans la roue avant. Le camion a été projeté contre le poteau. C'est comme ça que l'homme s'est blessé à l'oreille et s'est mit à se vider de son sang.
Oui, je vois, me disait l'un des gendarmes, se vider de son vin plutôt, trois grammes, le gaillard n'a pas dû y aller avec le ventre du couteau.
Ce fut à ce moment-là qu'un homme arrivait et s'écria à l'intention des gendarmes.
Le camion est réparé et doit être à Air France d'ici trois heures, l'avion présidentiel doit être réparé ce soir.
Mince, s'écria l'un des gendarmes, l'homme est positif, qui va le conduire.
Hé, mais tu as été dans l'espace avec la NASA gamin, ça te dirait de conduire un convoi exceptionnel.
Et ce fut comme ça que je pris le volant après avoir appelé ma mère pour lui dire qu'elle aille se faire brosser avec sa daube, qu'un chauffeur malhonnête avait bu le vin de la sauce.
Ce fut ainsi que tout content, je pris mon camion et me mettais à conduire en chantant.
Yes, Manu où t'es, au volant d'un camion, Manu où t'es, pas à l'épicerie, Manu où t'es, le vin, tu ne l'as pas pris, Manu où t'es, ta mère peut se brosser, Manu où t'es, tu conduis un Berliet.
Puis je dus m'arrêter pour faire le plein. J'avais le pistolet en main quand le chauffeur de la voiture-pilote arrivait en me disant, arrête, tu mets de l'essence, c'est un diesel. Mince, lui disais-je, que faire ?
Combien en as-tu mis, me disait-il ?
- Environ quarante litres.
- Bon remet du gasoil dessus, ce n'est pas grave dans cent cinquante litres, puis ça lui lavera le moteur au vieux coyote.
Après avoir fait le plein et but quatorze cafés suite à une erreur de commande de la part du chauffeur pilote, je repris l'autoroute.
L'essence dans le gasoil avait transformé le camion en avion de chasse. En plus de mes quatorze cafés, je me mettais à m'amuser à le faire ronfler. Ce fut ainsi que je brûlais les radars à plus de deux cents kilomètres à l'heure au volant de mon convoi exceptionnel.
Malheureusement, les pneus s'étaient échauffés et ils éclatèrent.
La détonation me rendit à moitié sourd et brisa les vitres des voitures sur cent kilomètres. Nous arrivions chez Air France et ce fut héroïquement que je finissais la route sur les jantes. Un avion qui était au décollage durant l'éclatement des pneus se fit arracher un bout d'aile par le souffle et ce fut ainsi que partant pour les États-Unis, il se retrouvait vers l'Egypte. Ce fut en pleine méditerranée que l'avion arrivait sur une île déserte et inconnue et que l'on retrouva le fameux bombardier chargé de milliards de lingots d'or.
Voilà ma sœur, vous voyez, une banale histoire de conduite de camion en fait, comme vous et votre roue crevée dans ce malheureux accident.

- Tu es incroyable vieille bique napolitaine bourrée de lait alcoolisé dans les deux oreilles.
Roulez avec un pneu crevé, tu te rends compte que tu aurais pu accidenter des pauvres gens.
- Hé bien, tu ne manques pas d'air vieux bibendum et toi quand tu jettes les hosties sur tes pèlerins et que tu déchaînes les foules, tu ne fais pas prendre des risques aux autres.
- Bon, écoutez mon bon Vatican premier, la sœur a raison, pourquoi vous énervez vous, comme cela.
Sachez qu'une fois, moi-même avec un convoi exceptionnel, j'ai roulé avec les pneus éclatés sur l'autoroute.
- Ha bon, vous mon bon bleu premier, vous m'en couper la cornette au-dessus des oreilles, lol. Alors tu vois vieux sagouin, je n'ai rien fait de plus qu'un autre.
- Bien sûr, ces histoires de mise en danger te plaisent, comme par hasard, vieille chamelle sibérienne.
Quoi que, moi aussi, j'aimerais bien savoir de quoi il en retourne.
- Hé bien, voilà, un jour, j'étais parti en scooter chercher du vin pour ma mère qui voulait faire une daube. Ce jour-là ayant le démon au corps, je pris un sens interdit et je créais un accident avec un convoi exceptionnel qui transportait une aile d'avion. Celle-ci était destinée à l'avion présidentiel qui devait être réparé dans la journée.
Très vite, je me carapatais vers l'épicerie en oubliant sur place le scooter.
Ce fut, en sortant de celle-ci que je tombais sur la gendarmerie. Ils étaient venus pour faire le constat.
Ils me dirent comme ça ;
Hé blanc bec, c'est toi qui fais la racaille en scooter sur les boulevards.
Allez, morveux, souffle dans le ballon avant que l'on s'occupe de la conformité de ta bécane. Et puis d'abord qu'est-ce que c'est que cette corne sur la tête que tu portes, tu vas à un bal masqué.
Puis, enlève tes lunettes de plongée, tu te crois à la mer, morpion.
Ha, je vois ce que c'est, tu biglouches, mais tu ne serais pas le célèbre Manu qui a été dans l'espace avec la Nasa.
C'est alors que je révélais mon identité.
Très bien, tu es innocent certainement, occupons nous du chauffeur.
Ce fut ainsi qu'ils allèrent voir l'homme toujours sous perfusion de vin.
Il fut contrôlé positif avec une charge de trois grammes d'alcool dans le sang.
Alors me disaient-ils, que s'est-il passée ?
Je préférais profiter de la situation de l'alcoolémie de l'homme et de ma célébrité pour mentir.
Hé bien, ce chauffeur faisait des roues arrières avec son convoi exceptionnel dans la rue. Je me suis précipité avec mon scooter, mettant ma vie en danger pour en sauver d'autres et il m'a foncé dessus.
Très vite, je me suis déplacé sur le côté et j'ai donné un coup de pied dans la roue avant. Le camion a été projeté contre le poteau. C'est comme ça que l'homme s'est blessé à l'oreille et s'est mit à se vider de son sang.
Oui, je vois, me disait l'un des gendarmes, se vider de son vin plutôt, trois grammes, le gaillard n'a pas dû y aller avec le ventre du couteau.
Ce fut à ce moment-là qu'un homme arrivait et s'écria à l'intention des gendarmes.
Le camion est réparé et doit être à Air France d'ici trois heures, l'avion présidentiel doit être réparé ce soir.
Mince, s'écria l'un des gendarmes, l'homme est positif, qui va le conduire.
Hé, mais tu as été dans l'espace avec la NASA gamin, ça te dirait de conduire un convoi exceptionnel.
Et ce fut comme ça que je pris le volant après avoir appelé ma mère pour lui dire qu'elle aille se faire brosser avec sa daube, qu'un chauffeur malhonnête avait bu le vin de la sauce.
Ce fut ainsi que tout content, je pris mon camion et me mettais à conduire en chantant.
Yes, Manu où t'es, au volant d'un camion, Manu où t'es, pas à l'épicerie, Manu où t'es, le vin, tu ne l'as pas pris, Manu où t'es, ta mère peut se brosser, Manu où t'es, tu conduis un Berliet.
Puis je dus m'arrêter pour faire le plein. J'avais le pistolet en main quand le chauffeur de la voiture-pilote arrivait en me disant, arrête, tu mets de l'essence, c'est un diesel. Mince, lui disais-je, que faire ?
Combien en as-tu mis, me disait-il ?
- Environ quarante litres.
- Bon remet du gasoil dessus, ce n'est pas grave dans cent cinquante litres, puis ça lui lavera le moteur au vieux coyote.
Après avoir fait le plein et but quatorze cafés suite à une erreur de commande de la part du chauffeur pilote, je repris l'autoroute.
L'essence dans le gasoil avait transformé le camion en avion de chasse. En plus de mes quatorze cafés, je me mettais à m'amuser à le faire ronfler. Ce fut ainsi que je brûlais les radars à plus de deux cents kilomètres à l'heure au volant de mon convoi exceptionnel.
Malheureusement, les pneus s'étaient échauffés et ils éclatèrent.
La détonation me rendit à moitié sourd et brisa les vitres des voitures sur cent kilomètres. Nous arrivions chez Air France et ce fut héroïquement que je finissais la route sur les jantes. Un avion qui était au décollage durant l'éclatement des pneus se fit arracher un bout d'aile par le souffle et ce fut ainsi que partant pour les États-Unis, il se retrouvait vers l'Egypte. Ce fut en pleine méditerranée que l'avion arrivait sur une île déserte et inconnue et que l'on retrouva le fameux bombardier chargé de milliards de lingots d'or.
Voilà ma sœur, vous voyez, une banale histoire de conduite de camion en fait, comme vous et votre roue crevée dans ce malheureux accident.
