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Pépère le chat du poète, suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Le pauvre Pépère était décomposé, la nouvelle venait de tomber.
Le ministre lui avait parlé de la piqûre et l'homme qui était en face de lui était là pour lui administrer.
Pépère dans sa tête se demandait comment gagner du temps afin de lui faire oublier ce sujet épineux.
Il pensait à ces délicieux mets qui cuisaient sur les barbecues.
Il était prêt à proposer une collation à Jean Cassetête.
Il n'était vraiment pas loin de lui proposer, mais il aurait dû partager avec Fripouillet qu'il estimait avoir assez manger vu l'état de son ventre.
Il cherchait dans sa tête une excuse pour aller rôder plus loin pour prier le saint chat afin d'éviter le pire.
Il fut tiré de ses réflexions par la voix de Jean Cassetête.
- Mais qu'est-ce que c'est que ces bêtes là-bas qui crient comme ça.
- Où ça, des bête ?
- Vous n'entendez pas, Pépère , hou, hou, hou. Ça vient d'en face dans le petit-bois que nous observons ensemble.
Le Pépère sentait mûrir une idée dans sa tête.
Enfin un moyen de gagner du temps, cela lui permettait de réfléchir comment éviter la piqûre.
Hé bien, ce sont les hibounuriums.
- Qu'est-ce que c'est que ces bestioles ?
- Qu'est-ce donc que cela, je n'en ai jamais entendu parlé, pourtant, je suis sacrément calé.
- Hé bien, monsieur, Cassetête, ce sont des hiboux nucléaires, et c'est à cause de mon asperge transgénique du grattez moi là de l'équateur du Sud du nord, figurez-vous.
- Ha oui, c'est très étonnant ça, mais comment, c'est possible ?
Des asperges qui hurlent ainsi. Vous êtes sûr d'être bien, Pépère, vous me semblez incohérent et fébrile. Je devrais peut-être vous faire la piqûre au cucul avant de continuer cette conversation.
Le Pépère était hors d'état de réflexion, mais il devait rebondir. Rien que le mot piqûre lui donnait des crampes à l'estomac.
- Non, tout va très bien, monsieur Cassetête. La piqûre peut attendre, je suis en pleine digestion. Comprenez que mon intelligence ventrale doit avoir le temps d'être nourrie et surtout doit informer mon intelligence queuetale pour qu'elle prépare l'intelligence nerveurale des poils de mon dos.
Mon asperge transgénique, c'est mon maître dont je parlais, c'est un surnom ne vous formalisez pas. De plus, c'est un buveur invétéré.
Donc, sachez, monsieur Cassepatte, oups, Cassetête, que mon soûlard trifouille des produits nucléaires et qu'il avait eu l'idée de faire de l'électricité figurez-vous.
- Ha bon, avec des panneaux solaires ?
- Mois non, Fripouillet, avec une centrale nucléaire, c'était pour installer un camion frigorifique sur son terrain pour conserver ses bouteilles pendant la canicule.
- Il faut vous, suivre Pépère, c'est délicat votre affaire, je me demande si je ne devrais pas vous faire la piqûre au cucul de suite avant de l'oublier, ne sait...
Pépère se dépêchait de dire à Fripouillet à l'oreille, coupe lui la parole.
- Une centrale nucléaire, c'est étonnant ça, j'aimerais bien connaître cette histoire.
Le ministre restait avec sa phrase en suspension et Pépère répondit de suite.
- Hé bien, je vais te la raconter, Fripouillet.
Voilà l'an dernier, mon cirage Afghanistan pour chaussures ecclésiastiques avait fait venir chez lui une centrale nucléaire en kit.
Il voulait produire son électricité lui-même pour son camion frigorifique.
- C'est étonnant tout de même cet achat, tu as du bien chatrigoler.
- Pas du tout Fripouillet, car il avait acheté cette relique sur le mauvais coin des bonnes affaires.
Ils n'avaient pas précisé qu'il fallait l'alimenter en courant. Du coup, il eut l'idée d'installer une génératrice qui était entraînée par un vélo. Je te laisse deviner qui pédalait toute la journée sous une température de soixante-dix degrés à l'ombre.
Vas-y Pépère qu'ils me disaient mes deux Mohicans de la chopine, tu y es presque, six degrés dans le frigo, Vas-y Pépère pédale.
Enfin une horreur, puis je fus traité de bon à rien, car ça ne faisait pas assez de froid. Forcément, sa ruine était pleine de trous.
C'est comme ça qu'il eut l'idée de commander sur un site illégal basé en Russie sa centrale qui devait fonctionner avec du thorium un métal très lourd et radio actifs.
En plein, cagnard, il m'a fait creuser un bassin et monter la génératrice radioactive qui était arrivée par convoi exceptionnel conduit par love colis escortée par ses collègues. Je ne précise pas qu'elle en avait profité pour acheter de l'alcool de pomme de terre sur place, bref.
Moi en plein cagnard, je vissais, scellais, soudais sous les encouragements du love néon qui était juchée sur un char d'assaut irakien que mon alcoolique lui faisait essayer. Vas-y Pépère, vas-y Pépère, qu'elle me disait, tu auras les bonnes croquettes du commissariat. Ce à quoi, je répondais, tu n'as qu'à t'en faire des petits fours pour l'apéritif. Le problème, c'est que la mairesse de la commune lui a envoyé un courrier pour savoir ce qui se passait chez lui. C'est à cause des va-et-vient des convois exceptionnels. De peur d'être arrêté pour sa centrale, il me l'a fait démonter et stocké sous des bâches. Oui, j'en ai fait des chars plus tard, je te raconterais, Fripouillet. Le problème, c'était le thorium qui en fait était de l'uranium. Il me l'a fait rouler et enfouir dans le bois, juste en face de nous le long de ce canal. Inutile de préciser que ma pauvre chatlauréanne a servi pour le transport de ses saloperies chimiques qui pesaient des tonnes.
Et au milieu de la forêt vivent des hiboux. Avec les radiations, ils ont muté et sont devenus des hibounuriums. Une aberration génétique de hiboux avec des dents de poules d'Éthiopie et des écailles de poisson lunaire et une queue de coq sibérien.
Je devrais peut-être aller voir s'ils ne se sont pas dans le coin prêts à nous attaquer, monsieur Cassetête, avant votre piqûre au cucul.

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