Rêveurlunaire
Maître Poète
Entre temps, pendant que Turbo paradait devant le président, Pépère avait été voir Toutblanc et Momo pour savoir comment se passait le rassemblement sur deux files.
Momo exécutait sa tâche avec rigueur et les gens comprenaient parfaitement ce qu'il y avait à faire.
Content de ces deux coéquipiers, il repartit vers l'estrade.
Il marchait en rêvant de tous ces succulents mets qu'il allait manger lors de la cérémonie.
C'est alors qu'il se retrouva face à deux jambes qui lui barraient la route.
- Hé bien, qui me coupe ainsi la route, celà est insensé cette affaire.
Il leva la tête et fut sidéré, juste devant lui le brigadier Tatouvu avec à ses côtés Olivier Variant et un autre gendarme.
Le brigadier continua sa route avec l'autre agent.
Olivier Variant restait planté devant Pépère et il ouvrit sa veste. Pépère voyait des cartouchières remplies de doses de vaccins inscrits dessus, cacao minus.
- Ha le voilà le gaillard, alors on ne voulait pas de la bonne piqûre d'Olivier Variant ?
Alors est-ce que le cucul est propre ?
Pépère était terrorisé à l'idée de recevoir la piqûre.
- Est-ce bien nécessaire monsieur Variant ?
- Bien sûr que oui, ne vous inquiétez pas, je suis très professionnel en matière de piqûre au cucul. Je vous en fais une et ensuite, je vous teste, si ce n'est bon pas de deuxième injection.
- Oui, mais si ce n'est pas bon comment ça se passe ?
- Hé bien, je refais la piqûre au cucul et un autre test. Normalement, une suffit, mais il m'est arrivé chez un gaillard très résistant d'en faire dix-sept de suite, car le test était négatif à chaque fois. Ne vous inquiétez pas, oui, c'est vrai que vous êtes assez gaillard.
Bon allez, ne faites pas le chaton, tournez vous et montrez moi ce cucul que je pique.
J'aurais bien voulu rester, mais sachez, que je dois partir à la recherche de mon maître qui a été chercher du vin.
- Votre maître peut attendre, ce que je veux, c'est voir le cucul pour la piqûre moi.
Ne connaît-il donc pas sa route ?
- Si, il y va dix fois par jour d'ailleurs même le harnais connaît la route. Non, c'est que l'imprudent a voulu prendre sa soucoupe.
- Hé bien, mais qu'est-ce que c'est cette histoire de soucoupe ?
Pépère essayait au maximum de gagner du temps.
- Nous ne savons pas trop nous, autres, j'en ai été informé de ça par ma copine Cookie qui surveille ma poignée de porte iranienne pour cave sibérienne contenant du vin turc fabriqué par des moines yougoslaves.
Et puis, je marchais me disant tiens Olivier Variant arrive, la piqûre sur le cucul sera faite, Pépère, tu seras débarrassé de ça. Et là, j'ai reçu un message de la police Martienne. Le bougre était dans un bistrot sur Mars. Oui, les bars étant fermés sur Terre, il s'est dit la bonne aubaine, prenons cette soucoupe pour aller sur Mars, se décoller l'ivoire des oreilles à grands coups de perforateur à béton.
Puis sa voiture était en panne d'essence, oui, il a oublié d'en remettre, ce sont les effets de l'alcool.
- En effet, votre maître a de drôles d'idées. Partir dans l'espace à la recherche d'un bar ce n'est pas très commun.
- Hé bien, monsieur Variant, sachez que cela lui est déjà arrivé.
- Ha bon, avec une soucoupe volante, mais où l'avait-il trouvée ?
- Dans le salon de love colis, oui cela vous étonne.
- D'autant plus que je me demande qui est love colis.
- C'est un surnom affectueux que j'ai donné à ma love maîtresse pour le fait qu'elle m'ait remercié d'un carton de saucissons pour un service rendu. Oui, je l'avais sauvé de l'attaque d'une panthère.
- Oui, je comprends, mais que faisait elle avec une soucoupe volante dans son salon ?
- Attendez que je vous raconte toute l'histoire, vous allez tout comprendre.
Pépère respirait, Olivier Variant était intéressé par son histoire et la piqûre au cucul était en suspens.
Voilà un jour, il arrivait de course et me regardait bizarrement, puis s'en allait dans son gourbi. En passant, je vis qu'il avait sous le bras un livre. Ce fut alors que je lui disais comme ça, pas la peine de me regarder de travers, je me repose et le harnais aussi nous sommes en RTT. Qu'est-ce que c'est que ce livre que tu as sous le bras. J'espère que ce n'est pas un recueil de poésie. Oui, j'ai l'œil ne t'inquiète pas, si ce sont mes poèmes que tu aies fait éditer, je te mets au tribunal pour plagiat et là mon gaillard, tu vas ramasser trente ans de prison.
Non, me disait-il, c'est un livre sur l'alcoologie grec. Je lui ai répondu, hé bien, tu vas nous faire des messes en grec à présent. Tu n'as pas assez d'alcool de Guillaume pour tes prières de messes.
Pas content d'avoir eu ses quatre vérités dans le museau, il s'en allait directement dans son capharnaüm pour apprendre ses psaumes. D'un seul coup, alors que je dormais paisiblement, je l'entendis sortir du gourbi. Je me suis écrié, alors ivrogne, c'est quoi ce bazar, tu ne peux pas apprendre tes messes en silence.
Ce fut alors qu'il me dit comme ça, est-ce que tu connais Ricard ?
Oui, lui répondis-je d'un air peu content. C'est celui qui te donne des ailes comme le Led Bull qui fait clignoter les yeux. Oui, celui-là même qui te fait zigzaguer et déplacer le harnais, bref, accouche de ton verre d'alcool qu'on en finisse.
Ça alors me fit-il, tu es fort en alcoologie mon Pépère oui, Ricard avait des ailes.
Puis il s'en retourna dans le capharnaüm, boire, manger et prier en écoutant la messe.
Quelques jours se passent et un matin love colis vient le voir, l'air complètement abattue. Que se passe-t-il, lui dit-il.
Hé bien, il m'en arrive une bonne qu'elle lui répond. Moi, j'étais derrière la porte et je fis les sous-titres en criant, qu'est-ce qu'il t'arrive d'extraordinaire, tu es à-jeun, chat chat chat.
Que se passe-t-il, lui disait-il, donc, et elle lui répond énervée. Hé bien, figure toi que l'on m'a volé mes deux ventilateurs dans mon salon. C'est un comble, se faire voler dans une gendarmerie et en plus être gendarme et être obligé de porter plainte.
Ha, bon, lui fit-il et la conversation en restait là.
C'est deux jours plus tard qu'il me mit la main entre les moustaches pour me dire qu'il rêvait du rêve de Ricard, c'est-à-dire, voler.
Vient là mon gentil minet, me disait-il, tu vois ces deux ventilateurs sous le hangar, tu vas démonter les pales et m'en faire des ailes pour que je vive le rêve de Ricard.
C'est là que je compris qu'il avait volé les ventilateurs à love colis pour s'en faire des ailes, enfin que je lui en fasse, plutôt.
Et c'est comme ça qu'il prit les airs et qu'il y prit goût. Puis il eut l'idée d'aller dans un bar sur la lune et j'ai dû aller le récupérer en hélicoptère, car il ne savait plus comment faire pour voler.
- Ha, oui, Pépère, c'est une drôle d'histoire, bon ce n'est pas tout ça, tournez ce cucul face à moi.



Momo exécutait sa tâche avec rigueur et les gens comprenaient parfaitement ce qu'il y avait à faire.
Content de ces deux coéquipiers, il repartit vers l'estrade.
Il marchait en rêvant de tous ces succulents mets qu'il allait manger lors de la cérémonie.
C'est alors qu'il se retrouva face à deux jambes qui lui barraient la route.
- Hé bien, qui me coupe ainsi la route, celà est insensé cette affaire.
Il leva la tête et fut sidéré, juste devant lui le brigadier Tatouvu avec à ses côtés Olivier Variant et un autre gendarme.
Le brigadier continua sa route avec l'autre agent.
Olivier Variant restait planté devant Pépère et il ouvrit sa veste. Pépère voyait des cartouchières remplies de doses de vaccins inscrits dessus, cacao minus.
- Ha le voilà le gaillard, alors on ne voulait pas de la bonne piqûre d'Olivier Variant ?
Alors est-ce que le cucul est propre ?
Pépère était terrorisé à l'idée de recevoir la piqûre.
- Est-ce bien nécessaire monsieur Variant ?
- Bien sûr que oui, ne vous inquiétez pas, je suis très professionnel en matière de piqûre au cucul. Je vous en fais une et ensuite, je vous teste, si ce n'est bon pas de deuxième injection.
- Oui, mais si ce n'est pas bon comment ça se passe ?
- Hé bien, je refais la piqûre au cucul et un autre test. Normalement, une suffit, mais il m'est arrivé chez un gaillard très résistant d'en faire dix-sept de suite, car le test était négatif à chaque fois. Ne vous inquiétez pas, oui, c'est vrai que vous êtes assez gaillard.
Bon allez, ne faites pas le chaton, tournez vous et montrez moi ce cucul que je pique.
J'aurais bien voulu rester, mais sachez, que je dois partir à la recherche de mon maître qui a été chercher du vin.
- Votre maître peut attendre, ce que je veux, c'est voir le cucul pour la piqûre moi.
Ne connaît-il donc pas sa route ?
- Si, il y va dix fois par jour d'ailleurs même le harnais connaît la route. Non, c'est que l'imprudent a voulu prendre sa soucoupe.
- Hé bien, mais qu'est-ce que c'est cette histoire de soucoupe ?
Pépère essayait au maximum de gagner du temps.
- Nous ne savons pas trop nous, autres, j'en ai été informé de ça par ma copine Cookie qui surveille ma poignée de porte iranienne pour cave sibérienne contenant du vin turc fabriqué par des moines yougoslaves.
Et puis, je marchais me disant tiens Olivier Variant arrive, la piqûre sur le cucul sera faite, Pépère, tu seras débarrassé de ça. Et là, j'ai reçu un message de la police Martienne. Le bougre était dans un bistrot sur Mars. Oui, les bars étant fermés sur Terre, il s'est dit la bonne aubaine, prenons cette soucoupe pour aller sur Mars, se décoller l'ivoire des oreilles à grands coups de perforateur à béton.
Puis sa voiture était en panne d'essence, oui, il a oublié d'en remettre, ce sont les effets de l'alcool.
- En effet, votre maître a de drôles d'idées. Partir dans l'espace à la recherche d'un bar ce n'est pas très commun.
- Hé bien, monsieur Variant, sachez que cela lui est déjà arrivé.
- Ha bon, avec une soucoupe volante, mais où l'avait-il trouvée ?
- Dans le salon de love colis, oui cela vous étonne.
- D'autant plus que je me demande qui est love colis.
- C'est un surnom affectueux que j'ai donné à ma love maîtresse pour le fait qu'elle m'ait remercié d'un carton de saucissons pour un service rendu. Oui, je l'avais sauvé de l'attaque d'une panthère.
- Oui, je comprends, mais que faisait elle avec une soucoupe volante dans son salon ?
- Attendez que je vous raconte toute l'histoire, vous allez tout comprendre.
Pépère respirait, Olivier Variant était intéressé par son histoire et la piqûre au cucul était en suspens.
Voilà un jour, il arrivait de course et me regardait bizarrement, puis s'en allait dans son gourbi. En passant, je vis qu'il avait sous le bras un livre. Ce fut alors que je lui disais comme ça, pas la peine de me regarder de travers, je me repose et le harnais aussi nous sommes en RTT. Qu'est-ce que c'est que ce livre que tu as sous le bras. J'espère que ce n'est pas un recueil de poésie. Oui, j'ai l'œil ne t'inquiète pas, si ce sont mes poèmes que tu aies fait éditer, je te mets au tribunal pour plagiat et là mon gaillard, tu vas ramasser trente ans de prison.
Non, me disait-il, c'est un livre sur l'alcoologie grec. Je lui ai répondu, hé bien, tu vas nous faire des messes en grec à présent. Tu n'as pas assez d'alcool de Guillaume pour tes prières de messes.
Pas content d'avoir eu ses quatre vérités dans le museau, il s'en allait directement dans son capharnaüm pour apprendre ses psaumes. D'un seul coup, alors que je dormais paisiblement, je l'entendis sortir du gourbi. Je me suis écrié, alors ivrogne, c'est quoi ce bazar, tu ne peux pas apprendre tes messes en silence.
Ce fut alors qu'il me dit comme ça, est-ce que tu connais Ricard ?
Oui, lui répondis-je d'un air peu content. C'est celui qui te donne des ailes comme le Led Bull qui fait clignoter les yeux. Oui, celui-là même qui te fait zigzaguer et déplacer le harnais, bref, accouche de ton verre d'alcool qu'on en finisse.
Ça alors me fit-il, tu es fort en alcoologie mon Pépère oui, Ricard avait des ailes.
Puis il s'en retourna dans le capharnaüm, boire, manger et prier en écoutant la messe.
Quelques jours se passent et un matin love colis vient le voir, l'air complètement abattue. Que se passe-t-il, lui dit-il.
Hé bien, il m'en arrive une bonne qu'elle lui répond. Moi, j'étais derrière la porte et je fis les sous-titres en criant, qu'est-ce qu'il t'arrive d'extraordinaire, tu es à-jeun, chat chat chat.
Que se passe-t-il, lui disait-il, donc, et elle lui répond énervée. Hé bien, figure toi que l'on m'a volé mes deux ventilateurs dans mon salon. C'est un comble, se faire voler dans une gendarmerie et en plus être gendarme et être obligé de porter plainte.
Ha, bon, lui fit-il et la conversation en restait là.
C'est deux jours plus tard qu'il me mit la main entre les moustaches pour me dire qu'il rêvait du rêve de Ricard, c'est-à-dire, voler.
Vient là mon gentil minet, me disait-il, tu vois ces deux ventilateurs sous le hangar, tu vas démonter les pales et m'en faire des ailes pour que je vive le rêve de Ricard.
C'est là que je compris qu'il avait volé les ventilateurs à love colis pour s'en faire des ailes, enfin que je lui en fasse, plutôt.
Et c'est comme ça qu'il prit les airs et qu'il y prit goût. Puis il eut l'idée d'aller dans un bar sur la lune et j'ai dû aller le récupérer en hélicoptère, car il ne savait plus comment faire pour voler.
- Ha, oui, Pépère, c'est une drôle d'histoire, bon ce n'est pas tout ça, tournez ce cucul face à moi.


