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Pépère le chat du poète. Suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
De leur côté, le président, le pape et sœur Mathilde remontait vers la brasserie du roux.
La vieille, quant à elle, était conduite vers la gendarmerie pour répondre de ses actes envers le gendarme. Elle ne comprenait plus rien et se disait que c'était peut-être dû à l'âge. Elle fouillait dans son dont on lui avait laissé l'utilité.
L'un des gendarmes conduisait et ne s'en occupait pas plus que ça.
Elle sortit discrètement un marteau brise vitre qu'elle fixa sur le haut de la canne. L'un des gendarmes lui avait récupéré cette canne à la boulangerie. Ainsi faisait elle pouvait tenir le marteau avec la canne pour le rentrer dans la cellule au cas où on la garderait là-bas.
Le conducteur de la voiture s'arrêta et l'autre se demandait ce qui se passait.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Regarde sur la route, tu ne le reconnais pas.
- Mais bien sûr, ça faisait longtemps, lui avec tout l'alcool qu'il a dans le sang avant que le virus l'inocule nous serons tous centenaire.
L'autre se leva et regarda et reconnu au sol sur le trottoir un alcoolique notoire de la commune. Celui-ci s'était encastré dans une voiture et le vélo était sous l'auto.
- Bon, je vois ce que c'est, il est certainement plus en état d'alcoolémie qu'en état de choc.
La vieille dort, laisse, j'y vais.
En réalité, elle ne dormait pas, elle faisait semblant et fouillait toujours dans son sac. Elle avait dans la main à l'intérieur de celui-ci une bombe de lacrymogène de police à douze pour-cent.
Le gendarme descendit et traîna l'homme dans le fourgon et le mit avec la vieille. Puis il repartit faire le constat et son collègue vint le retrouver.
La vieille regarda l'homme qui semblait complètement désorienté.
- Ce coup-ci tu l'as ta vengeance mère, Eniobua, tu vas voir le merdeux dehors qui c'est qui fait la loi ici.
Se disait-elle au fond d'elle.
- Hé brave homme, vous m'écoutez ?
- Oui, hic, qu'est que vous, hiccc, voulez.
- regarde cet objet que j'ai dans la main, c'est un gaz hilarant. Tu vas l'envoyer sur la tête de l'autre tuyau d'arrosage pour nain de jardin qui est dehors quand il va revenir.
- Hic, on arrose quoi, hic, je suis partant, hiccc.
- Ta libération, voilà ce qu'il arrose, dès que tu lui auras envoyé ça dans les naseaux, il deviendra gentil avec toi et te dira, on te ramène chez toi et nous nous excusons pour cette arrestation.
- Hicc, vous êtes sûr de ça, hic, d'habitude, ils m'emmènent à la gendarmerie.
- Oui, tu peux me faire confiance, tu sais bien qu'une vieille ne ment jamais. Tu lui diras seulement en l'arrosant, joyeuses pâques à la tienne.
Le pauvre bougre qui était totalement ivre ne se rendait à peine compte de son acte et dès que le gendarme rentra il s'écria, hiccc, c'est pâque, hiccc, et aspergea le gendarme qui sortit en courant et se retrouva sur le capot de la sœur qui conduisait le président.
- Hé bien, c'est quoi cette affaire, s'écria le gendarme qui venait de démarrer, et se retourna.
La seule réponse qu'il eut fut un coup de canne sur la tête et les yeux en feu par le lacrymogène. La vieille se protégea avec son écharpe et le pauvre bougre complètement ivre tomba du fourgon. La vieille rigolait de sa blague comme un gosse de dix ans.
Le Pépère était toujours avec sa fille et il était un peu vexé qu'elle ait dit qu'il était gros.
Il lui proposa d'aller avec eux à l'intermarcher pour aller à la recherche de son chat-ventre.
- Tu vois, ma fille, ce musée est le meilleur de la région. Figure toi que j'y aie des tarifs préférentiels, car je suis l'imprimeur de leur revue hebdomadaire.
- Ha bon mon papounet tu imprimes des catalogues, dit-elle en montant dans la voiture.
- Toc toc toc, tu viens avec nous Ettesion, toc toc toc, tu as fini ton enquête.
- Fle fle fle, tu vas passer dans petites pattes magazine avec ma love gendarme poète, fle fle fle.
- Fle fle fle fle, si elle est aussi bonne inspectrice qu'elle est une scénariste hors pair, il n'y a pas de raison mon Coin-coin, fle fle fle fle.
Le Pépère s'installa au volant près à repartir.
- Tu ne m'a pas répondu, mon papounet, tu imprimes des catalogues ?
- Toc toc toc, tu imprimes des catalogues, toc toc toc, c'est nouveau ça.
- Hé bien, non, je fais aussi les étiquettes de vin pour mon guitariste d'occasion pour le bal des soûlards anonymes. Oui, c'est une idée de love colis pour les bouteilles qu'ils vendent à l'intermarcher.
- Toc toc toc, ils vendent des bouteilles et des verres de ton maître à intermarcher, toc toc toc.
- Fle fle fle, oui, mais ils ne vendent pas petites pattes magazines, fle fle fle.
- Ça me rappelle, l'histoire des verres de mon démonté en liège pour tire-bouchon en bois.
- Quelle histoire mon papounet, il vend des verres notre maître.
- Non ma fille, je vais te raconter l'histoire. Voilà comme tu le sais, nos maîtres sont des alcooliques notoires et gendarme, poète, qui écrivent des messes sataniques.
Donc le soûlard, picole toute la journée, mais jamais deux fois dans le même verre. Du coup, il y a des bols et des verres plein de vinasse dans son capharnaüm. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a des guêpes l'été. Après ça ne le dérange pas, il les capture et love colis fait des tartes avec ou bien des amuse-gueule pour l'apéritif. Ce qui leur est d'ailleurs bien pratique puisqu'ils gardent les dards comme cures dents. Le soûlard s'en sert aussi comme clous à tapisserie.
Donc, un jour est passée dans la région une chanteuse et elle est tombé en panne sur la route avec sa voiture. Elle s'arrête au bistrot téléphoné. Oui, à cette époque, le portable était réservé aux grands de la cour, bref. Et dans le bar sur qui elle tombe, je vous le donne en mille, mon décapeur thermique pour étiquette de vin. Il lui propose de réparer sa voiture. Du coup Pépère qui se reposait d'une mission dans laquelle il avait risqué sa vie contre des mygales bleues de six mètres de haut en Indonésie, fut réveillé pour SOS harnais. Il a dû réparer la voiture et la chanteuse fut invitée pour boire un verre dans le gourbi. Ma love maîtresse faisait la vaisselle où il n'y avait que des verres. Elle chantait en lavant les bols et la chanteuse lui dit, mais votre conjoint est curé ?
Oui qu'elle lui dit et l'autre lui dit la bonne du curé. Le, déshydraté de la bouteille, s'écrie, la bonne du curé, excellent titre et il écrit la chanson à la femme qui était en réalité, Annie Jordy la mère de Jordy pour qui le soûlard a écrit des années plus tard, dur, dur, d'être imbibé. Voilà pourquoi je dis ça.
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