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Pépère le chat du poète. Suite.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Le Belge qui avait quitté Pépère à Sancoins était revenu vers Mornay sans le vouloir. Il avait mis son GPS en marche pour revenir sur Sancoins et s'était malgré tout égaré.
Il passait devant l'épicerie qui lui semblait être familière et s'arrêta un instant.
- Regarde un peu mon épouse, je pense que l'on s'est déjà arrêté ici, qu'en penses-tu ?
- Oui, c'est là que l'on a essayé de revendre les grigris en toc des Soubirou. N'empêche mon époux, je me demande si c'est une bonne idée de s'arrêter ici pour de la nourriture. Imagine, une fois, que l'on nous donne la drogue qui est servie aux Soubirou. Mon mari, je n'ai pas envie de te voir devenir un bandit qui dévalise les paroissiens dans les églises, une fois.
- Ne t'inquiète pas comme ça, je vais quand même y aller voir. N'empêche, non d'une frite, j'ai quand même sacrément faim, une fois.
De l'intérieur, tous les occupants regardaient avec curiosité ce camping-car arrêté juste devant l'épicerie.
- Hé bien, vieux dromadaire Vaticanteux, tu vas pouvoir donner une messe. Le Belge devant ne te connaît pas et il te donnera peut-être un billet pour ton mausolée et tu pourras nous payer à boire.
- Vas-tu arrêter tes médisances, vieille, lépreuse Afghanistane, tu vas finir par perdre tes lèvres dans ta tasse de cognac. Je comprends maintenant pourquoi le père Dominique m'avait dit, surtout la vieille dresse là bien quand tu la verras.
- Calmez-vous, et attendez que cet homme arrive que l'on voit ce qu'il désire.
- Oui, brigadier, vous avez raison à cinq sur cinq et moi, je vais contrôler leurs papiers, ça sent le bouton rouge par là.
- Mon général, arrêter avec vos contrôles, je vous interdis cette opération en ce lieu.
- La mon Manu, tu cherches à te faire corriger, lol.
- Oui, Castagneur a raison, vous cherchez à vous faire démonter le cheveu à coup d'obus de cent vingt. Je vais vous apprendre à commander le général Picolle.
Le Belge quoi, qu'hésitant finit par franchir la porte et se retrouva devant toute l'assemblée au complet.
Le pape, la sœur, le brigadier et Picolle étaient en face de lui et le détaillaient sous toutes les coutures. C'est le général qui d'autorité prit la parole en s'avançant vers le Belge qui se demandait quelle était cette étrange congrégation.
- Bon, papier d'identité, nom de ta mère, date de naissance de ton père, prénom de ta femme âge de la personne qui t'a vendu ton camping-car, nom de la personne qui a conçu tes chaussures. Je vous préviens, je sais tout de vous alors vous n'avez pas intérêt à me rouler sur le champ de bataille sinon ton compte est bon mon gaillard et ça sera trente ans de chaise électrique à perpétuité.

C'est le brigadier qui prit la défense du pauvre belge qui semblait un peu déconcerté de ces questions. Il avait l'impression d'avoir un fou devant lui plutôt qu'un militaire du rang.
- Écoutez, taisez vous Picolle, cet homme est en règle, mes collègues de la brigade viennent de m'en informer par téléphone.
Ne faites pas attention monsieur, le général est un peu énervé, il s'est fait couper une jambe ce matin et on lui a greffée de nouveau il y a peu et cela l'a légèrement agacé.
Vous tombez à point, vous allez tous nous emmener vers le canal à la cérémonie de Pépère. Nous cherchions justement un véhicule pour nous emmener.
- C'est que, une fois, mon véhicule ne peut emmener tout le monde. Mais, n'empêche que si c'est pour Pépère que je connais intimement, je veux bien prendre deux frites de plus une fois.
- Ha, bon, vous connaissez Pépère intimement, ça, c'est épatant alors. L'avez-vous vu récemment, savez-vous s'il est déjà sur place ?
- Ha oui, Monsieur le Gendarme, n'empêche que c'est un sacré scootériste le Pépère. Oui, il a devant moi réalisé les plus belles cascades au monde, monsieur. Non d'une frite, une fois c'est autre chose que les Soubirou, il a fait des saltos, des loopings, il a roulé sur les nuages et s'est élancé d'un tremplin jusqu'à la lune, une fois. Un juge du livre des records a noté ces exploits devant moi, monsieur, il est décoré de platine comme étant le meilleur chat scootériste au monde.
Le Pépère ne savait pas comment faire pour redémarrer sa petite auto. Il fallait absolument retrouver la carte.
Turbo était impatient et se proposa de l'aider à chercher cette carte.
- Je vais t'aider aussi mon frérot comme ça nous irons plus vite à la retrouver.
Et si nous appelions Isidore et nos amis qu'en pense tu ?
- Hé bien, je préfère le laisser entraîner Coin-coin, Pêcheur et Un-œil pour le show. N'oublie pas que c'est le premier prime time de l'émission toutes griffes dehors organisée par Isidore. Je serai le héros de cette soirée et je ne dois pas décevoir mon public. N'oublie pas non plus que c'est moi qui aurais entraîné, Coin-coin et Pêcheur lors de l'émission.
- Mais, Pépère, c'est Isidore qui les entraîne ce n'est pas toi.
- Oui, car je n'ai pas le temps de le faire. Mais j'en ai les capacités, tu peux me croire. J'ai déjà entraîné des feuilles de peupliers laineux pour Louis quatorze lors d'une réception alors, je pourrais tout aussi bien le faire.
- Des peupliers laineux, qu'est-ce que c'est que cet arbre.
- Oui, Pépère, je n'ai jamais entendu parler de ça non plus. Comment ça, tu as entraîné des feuilles, c'est insensé.
- Oui, c'est incroyable, mais c'est parfaitement vraie pas faux et authentiquement réelle comme histoire.
Déjà, le peuplier laineux est un arbre qui a disparu. C'était un peuplier du pôle Nord et c'est grâce à mon intervention qu'ils ont eu de la laine. Voilà l'histoire de cet arbre mes copains, il était très commun au pôle Nord et d'ailleurs, ils y en avaient des forêts partout là-bas. Au début, ils n'avaient pas de laine et ils s'enrhumaient régulièrement. Le problème, c'est qu'en éternuant, ils perdaient leurs feuilles. Ces feuilles étaient utilisées par les Inuits pour faire de la vaisselle, assiettes, casseroles, verres, cuillère, fourchettes, etc. Le problème, c'est qu'à force d'éternuer, ils n'avaient plus de feuilles et du coup les Inuits mourraient de faim, car ils n'avaient plus de couverts pour manger. C'est alors que monsieur pôle Nord premier est venu me voir pour que je trouve une solution. Toi, l'inventeur de la lumière qui faut la nuit, toi l'inventeur du maillot de bain en pierre qui flotte, que pouvons nous faire, me dit-il. C'est alors que je lui ai proposé de donner des leçons de tricot aux phoques pour qu'ils fassent des pull-overs pour les peupliers.
Un jour lors d'un dîner avec Louis quatorze où j'avais emmené avec moi Michael pour qu'il lui apprenne le moon walk pour qu'il épate la cours, il me dit comme ça, j'aimerais bien avoir des arbres différents à Versailles. C'est comme ça que j'ai fait introduire le peuplier laineux à Versailles. Louis trouvait que les pulls sur ces arbres étaient un peu bizarres. Du coup avec mon génie en génétique, j'ai inventé un oxygène spécial qui fut donné aux arbres pour qu'ils aient de vrais poils. C'est plus tard, lors d'une réception pour son ami le chevalier de Rohan qu'il m'a demandé de faire un spectacle grandiose pour sa venue. C'est comme ça que j'ai appris aux feuilles des peupliers laineux à exécuter un ballet aérien. Alors entraîner, Coin-coin, Pêcheur et Un-œil ce n'est rien à côté. Bon cherchons ma carte.

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