Rêveurlunaire
Maître Poète
Le Pape était enfin à l'hôpital. Cela faisait une heure qu'il attendait dans la salle d'attente des urgences. Il en avait marre et pensait à s'en aller vu qu'il allait déjà beaucoup mieux après ce repos forcé. Il envoya un message à sœur Mathilde qui ne répondait pas. Il se demandait bien ce qu'elle faisait.
- Hé bien, je vois le tableau, la bougresse doit être à la brasserie en train de vider des fûts de bière pendant que moi, je suis ici en train de mourir de soif. Tiens, qu'est-ce donc ce groupe avec des gilets qui entre dans le hall.
Une congrégation de foies jaunes arrivait dans l'entrée. L'un d'eux était sérieusement blessé à l'œil. Le pauvre avait aidé un gendarme à remettre en place une poubelle qui se trouvait sur la chaussée. En se baisant l'homme, s'était frôlé l'œil sur la matraque du policier accidentellement. Le policier pour le remercier l'avait invité à boire un café et lui demanda qu'il lui parle de ses problèmes. Les deux hommes avaient échangé cordialement, jusqu'à ce que le gendarme en lui remplissant son formulaire de rsa lui avait demandé le salaire de son épouse. L'agent lui répondit, c'est marrant, elle gagne deux centimes de moins que moi. L'homme se fâchant lui répondit oui, c'est une honte ma femme aux assedic touche deux centimes de moins, aie, mon œil, vous êtes tous témoins. Et c'est ainsi que vingt témoins de la scène l'emmenèrent aux urgences pour produire un certificat médical contre le gendarme qui avait tenté de lui crever l'œil avec sa petite cuillère. Ils entrèrent dans la salle et regardaient le pape d'un drôle d'air. L'un des hommes lui demanda d'un ton irrité.
- Hé, fesse de poire marocaine qu'est-ce que tu fais en robe, nous sommes en France ici.
- Écouté brave homme, ceci n'est point une robe, c'est mon aube, je suis le pape, et je ne suis pas Marocain. Seriez-vous raciste mon brave. C'est très seyant votre haut jaune qu'est-ce que c'est ?
- Moi, pas du tout quelle horreur, j'ai d'ailleurs un ami africain alors vous voyez. Mon haut comme vous dites est un gilet jaune, c'est le signe des gens éveillé et les plus intelligents de France et nous somme soixante-dix millions sur soixante-six millions de Français, en voulez-vous un ?
- Ho oui, donnez moi ce fameux tissu de l'intelligence.
C'est ainsi que le pape fit sa messe dans la salle des urgences devant une bande de foies jaunes totalement en admiration devant lui. Puis le pape reprit la route à pied. Il était déjà à deux cent mètres de l'hôpital extrêmement heureux de sa nouvelle tenue vestimentaire.
Dans l'espace la soucoupe qui était en chasse après la fée Leïlanne fut rappelée sur Charnïa. Du moins à ce que ses occupants avaient eu comme message. Celui-ci était hachuré et ils leur avaient semblé qu'un problème grave était survenu sur la centrale électrique. En effet celle-ci ne produisant pas assez d'énergie avait été poussée au maximum et les habitants avaient dû maîtriser un début d'incendie. Du coup, ils avaient rappelé cette soucoupe qui était la plus proche pour qu'elle relaie l'information en direction de la terre pour que le Pépère soit ramené au plus vite.
Leïlanne par contre avait capté la communication et saisit sa chance.
- Écoute mon loulou, nous allons maintenant poursuivre ce vaisseau qui ne s'occupe plus de nous. Avec ma magie, je vais en prendre le contrôle. Je vais me déguiser en Charnïen ainsi que Liettuje qui est en direction de la planète et qui va nous rejoindre. Je vais te transformer en Pépère et tu vas faire office de Dieu chat. Avec ma magie, je te ferrai monter la centrale électrique et nous laisserons à la fin un hologramme qui disparaîtra d'ici trois jours. Ainsi, Pépère sera tranquille avec sa maman fée Chouânne pour réparer le canal. De plus, il doit aller sauver des gendarmes pris à partie par un routier et un rappeur.
- Whaaa, moi l'ex chat bandit, je vais être un héros grâce à toi Leïlanne, je te chat love.
La fée prit la direction de la soucoupe. Liettuje, n'était pas loin d'elle et elles étaient déjà en communication où Leïlanne lui expliquait son plan.
Le long de la route de Sancoins, sœur Mathilde était totalement désemparée. La bouteille avait disparu et les sacs aussi. Elle cherchait des yeux dans tous les sens pour essayer de les retrouver. Elle s'approcha du brigadier qui était aussi très perturbé et le saisissant par le col finit par lui dire.
- Tu vas me les retrouver, dit, vite, mais alors très vite. C'est bien la peine d'être avec le meilleur gendarme du canton pour se faire dérober des pleins sacs de boissons.
- Hé, vieille seringue pour infirmière myope des oreilles, tu vas te calmer, et la voiture que l'on nous a volée, ce n'est pas plus grave comment va-t-on aller à Sancoins à présent.
- Ha, bon, ce n'est pas grave de se faire voler, un vin de prestige, alors que nous risquons de mourir dans la minute qui suit d'une déshydratation de l'orteil. Je sens déjà mon pied qui est dans la boîte à six planches. En fait, tu t'es arrêté parce qu'ils y avaient deux vilaines Josiane de cabane de rond-point. J'ai compris ton manège mon gaillard, c'est pour ça que tu es gendarme, c'est pour aller mettre ton nez dans les maisons de rond-point, tu n'es qu'un saligaud, un mal élevé et en plus, tu parles vulgairement à une pauvre sœur qui est la politesse et la courtoisie même.
Le pauvre Thomas était outré d'autant d'orgies verbale de la part de ses compagnons. Il n'était pas habitué, si ce n'est de ses prospects, à une telle littérature en guenilles.
- Écoutez, à quoi peut-il servir de s'énerver ainsi, entre nous, sœur Mathilde reprenez vous, nous allons faire du stop et puis c'est tout.
Non loin de là, le long du canal, la voiture de gendarmerie arrivait avec les cinq Charnïens. Ils descendirent et se mirent à parler dans leur langue.
- isgrabi sigradi gi plabny, ju drivri kralan.
- Draik no brukin duranik!!!
Furent les paroles I'm compréhensibles qu'écouta un jeune garçon qui passait.
Sur la marre dans le champ, juste en face, Pêcheur était en train de sillonner ce magnifique miroir d'argent. Le ciel tombait en flocons de lin sur les vagues laissées par le brave héron. Isidore était sur son dos et s'amusait à essayer d'attraper les bouts de ciel qui poussaient sans l'eau. Coin-coin de son bec était en train de ramasser des morceaux de bois pour préparer un lit douillet pour son ami. Une fois ce nid fait, il irait chercher de l'herbe sèche pour la disposer à l'intérieur. Ce fut lui, qui aperçut les faux gendarmes, il fit signe à pécheur et celui-ci vint le voir. Isidore descendit de son dos en suivant l'une de ses larges ailes qu'il avait déployée entre l'eau et la berge comme un ponton.
- Toc toc toc, que se passe-t-il, toc toc toc. Tu m'as préparé une superbe couchette, toc toc toc, tu dormiras avec moi, Isidore, toc toc toc.
- Oui, Pêcheur, je suis bien avec toi, regardez, ils y a les gendarmes en face.
- Fle fle fle, c'est pour ça que je vous ai appelé, fle fle fle, ils ont l'air bizarres, fle fle fle, je ne reconnais pas la dame poète que j'aime, fle fle fle, la gendarme qui donne du pain aux oiseaux, fle fle fle. J'ai l'impression que ce sont de faux gendarmes, fle fle fle.
- Toc toc toc, tu as raison Coin-coin, toc toc toc, nous devons prévenir Fripouille, toc toc toc, qu'il prévienne le Pépère, toc toc toc, j'espère qu'ils n'ont pas fait de mal à madame poète, toc toc toc.
Le Pépère, justement, était en train de reprendre la route en direction de Sancoins. Turbo n'était pas particulièrement rassuré par sa conduite. Il s'arrêta à l'entrée du terrain le long du camion de sable qui était toujours là et dont le poète ne s'était visiblement pas occupé faute de temps se disait-il. En fait, l'homme avait ramené un deuxième chargement et il était reparti chez sa maman se faire payer. Arrivé dans la cour et vu la scène qui s'y déroulait à ce moment, il était reparti au bout de la rue pour attendre que ça se calme. Le Pépère parti sous le camion et urina sur l'essieu.
- Tiens soûlard, cadeau de Pépère, eau précieuse de vessie en argent, c'est de l'intelligence à l'état pure. Bon appelle Fripouille avant de partir que je sache ce que font mes ogives irakiennes fabriquées en Uruguay. C'est impensable, il ne répond pas, ha, il envoie une photo. Qu'est-ce que c'est que ces cinq gendarmes ? Sûrement une compagnie de soûlards qui sera venue enquêter de Paris, cette fois si ton compte est bon mon gaillard, ça t'apprendra à nourrir pépère avec des croquettes pourries du commissariat. Tiens qu'est-ce que c'est que ça ? Un journal ici, ha oui, salopard, tu as encore fait du beau, et tu as jeté les preuves pour pas que ta soûlarde le sache, tu peux courir pour que je maquille une voiture volée.
Le Pépère avait trouvé le journal du jour. C'est le conducteur du camion qui l'ayant avec lui, l'avait fait tombé à côté du camion accidentellement. Il remonta dans la voiture et étonnamment roulait normalement en envoyant des bisous avec sa patte en direction du champ à l'intention de sa chatmoureuse.
- Tu as l'air drôlement, chat love, Pépère, chat, chat, chat.
- Oui mon copain, même si je n'oublie pas mes amours de la boucherie Parisienne à Sancoins. Je suis aussi inquiet, car mon soûlard s'est débarrassé de bombe nucléaire et d'ailleurs les gendarmes de Bourges en ont retrouvée une non loin de là. Sa soûlarde le couvre et maintenant, je vais devoir maquiller une voiture volée.
- Ha bon mon copain, tu es sur de ça ?
- Oui, laisse-moi te raconter l'histoire et tu vas comprendre. Il y a quelques jours de ça, sa soûlarde qui me gardait au commissariat me dit. Mon gentil minet, je vais avoir besoin de toi. Non loin de Bourges, il y a un terrain militaire où nous dressons des poules pour la recherche de cocaïne dans les transports de maïs. Oui, c'est une nouvelle technique, en cachant la drogue dans le maïs, les chiens en reniflant se bouche le nez avec les grains et ne trouvent jamais la drague, donc ils prennent des poules, bref. Elle me dit voilà, l'une d'elles a perdu sur le terrain sa balise GPS. Pour la retrouver, je dois creuser avec une pelle et j'ai mal aux reins, car hier soir, j'ai fait un concours de lever de coude et les sept litres de bière que j'ai bu m'ont énormément tirer sur les épaules et le dos à cause du poids de mon ventre. Donc arrivée là-bas, elle me fait creuser un trou puis, elle me dit, non, c'est plus loin. C'est ainsi que j'ai creusé un trou de sept mètres de long sur huit mètres de large et deux mètres en profondeur. Elle pendant ce temps me disait, vas-y Pépère, vas-y Pépère, tu vas la retrouver, vas-y Pépère. Puis mon soûlard arrive avec un camion, soit disant pour aller chercher un moteur de char afin d'en réparer un qui arrivait d'Irak. Puis nous sommes rentrés au commissariat où j'ai eu le droit à un dé à coudre d'eau. En fait, le salopard a enterré des ogives nucléaires dans le trou que j'avais fait. Le soir, il y est retourné, mais un voisin avait appelé la brigade de Bourges. C'est ainsi qu'il est reparti et a voler une voiture à l'entrée de Mornay pour échapper aux gendarmes. C'est vrai et pas faux mon copain tien regarde.
Le Pépère sorti le journal de son chat-ventre et le donna à Turbo.
- C'est une publicité de viande, chat, chat, chat.
Le Pépère était confus et échangea avec le journal.



- Hé bien, je vois le tableau, la bougresse doit être à la brasserie en train de vider des fûts de bière pendant que moi, je suis ici en train de mourir de soif. Tiens, qu'est-ce donc ce groupe avec des gilets qui entre dans le hall.
Une congrégation de foies jaunes arrivait dans l'entrée. L'un d'eux était sérieusement blessé à l'œil. Le pauvre avait aidé un gendarme à remettre en place une poubelle qui se trouvait sur la chaussée. En se baisant l'homme, s'était frôlé l'œil sur la matraque du policier accidentellement. Le policier pour le remercier l'avait invité à boire un café et lui demanda qu'il lui parle de ses problèmes. Les deux hommes avaient échangé cordialement, jusqu'à ce que le gendarme en lui remplissant son formulaire de rsa lui avait demandé le salaire de son épouse. L'agent lui répondit, c'est marrant, elle gagne deux centimes de moins que moi. L'homme se fâchant lui répondit oui, c'est une honte ma femme aux assedic touche deux centimes de moins, aie, mon œil, vous êtes tous témoins. Et c'est ainsi que vingt témoins de la scène l'emmenèrent aux urgences pour produire un certificat médical contre le gendarme qui avait tenté de lui crever l'œil avec sa petite cuillère. Ils entrèrent dans la salle et regardaient le pape d'un drôle d'air. L'un des hommes lui demanda d'un ton irrité.
- Hé, fesse de poire marocaine qu'est-ce que tu fais en robe, nous sommes en France ici.
- Écouté brave homme, ceci n'est point une robe, c'est mon aube, je suis le pape, et je ne suis pas Marocain. Seriez-vous raciste mon brave. C'est très seyant votre haut jaune qu'est-ce que c'est ?
- Moi, pas du tout quelle horreur, j'ai d'ailleurs un ami africain alors vous voyez. Mon haut comme vous dites est un gilet jaune, c'est le signe des gens éveillé et les plus intelligents de France et nous somme soixante-dix millions sur soixante-six millions de Français, en voulez-vous un ?
- Ho oui, donnez moi ce fameux tissu de l'intelligence.
C'est ainsi que le pape fit sa messe dans la salle des urgences devant une bande de foies jaunes totalement en admiration devant lui. Puis le pape reprit la route à pied. Il était déjà à deux cent mètres de l'hôpital extrêmement heureux de sa nouvelle tenue vestimentaire.
Dans l'espace la soucoupe qui était en chasse après la fée Leïlanne fut rappelée sur Charnïa. Du moins à ce que ses occupants avaient eu comme message. Celui-ci était hachuré et ils leur avaient semblé qu'un problème grave était survenu sur la centrale électrique. En effet celle-ci ne produisant pas assez d'énergie avait été poussée au maximum et les habitants avaient dû maîtriser un début d'incendie. Du coup, ils avaient rappelé cette soucoupe qui était la plus proche pour qu'elle relaie l'information en direction de la terre pour que le Pépère soit ramené au plus vite.
Leïlanne par contre avait capté la communication et saisit sa chance.
- Écoute mon loulou, nous allons maintenant poursuivre ce vaisseau qui ne s'occupe plus de nous. Avec ma magie, je vais en prendre le contrôle. Je vais me déguiser en Charnïen ainsi que Liettuje qui est en direction de la planète et qui va nous rejoindre. Je vais te transformer en Pépère et tu vas faire office de Dieu chat. Avec ma magie, je te ferrai monter la centrale électrique et nous laisserons à la fin un hologramme qui disparaîtra d'ici trois jours. Ainsi, Pépère sera tranquille avec sa maman fée Chouânne pour réparer le canal. De plus, il doit aller sauver des gendarmes pris à partie par un routier et un rappeur.
- Whaaa, moi l'ex chat bandit, je vais être un héros grâce à toi Leïlanne, je te chat love.
La fée prit la direction de la soucoupe. Liettuje, n'était pas loin d'elle et elles étaient déjà en communication où Leïlanne lui expliquait son plan.
Le long de la route de Sancoins, sœur Mathilde était totalement désemparée. La bouteille avait disparu et les sacs aussi. Elle cherchait des yeux dans tous les sens pour essayer de les retrouver. Elle s'approcha du brigadier qui était aussi très perturbé et le saisissant par le col finit par lui dire.
- Tu vas me les retrouver, dit, vite, mais alors très vite. C'est bien la peine d'être avec le meilleur gendarme du canton pour se faire dérober des pleins sacs de boissons.
- Hé, vieille seringue pour infirmière myope des oreilles, tu vas te calmer, et la voiture que l'on nous a volée, ce n'est pas plus grave comment va-t-on aller à Sancoins à présent.
- Ha, bon, ce n'est pas grave de se faire voler, un vin de prestige, alors que nous risquons de mourir dans la minute qui suit d'une déshydratation de l'orteil. Je sens déjà mon pied qui est dans la boîte à six planches. En fait, tu t'es arrêté parce qu'ils y avaient deux vilaines Josiane de cabane de rond-point. J'ai compris ton manège mon gaillard, c'est pour ça que tu es gendarme, c'est pour aller mettre ton nez dans les maisons de rond-point, tu n'es qu'un saligaud, un mal élevé et en plus, tu parles vulgairement à une pauvre sœur qui est la politesse et la courtoisie même.
Le pauvre Thomas était outré d'autant d'orgies verbale de la part de ses compagnons. Il n'était pas habitué, si ce n'est de ses prospects, à une telle littérature en guenilles.
- Écoutez, à quoi peut-il servir de s'énerver ainsi, entre nous, sœur Mathilde reprenez vous, nous allons faire du stop et puis c'est tout.
Non loin de là, le long du canal, la voiture de gendarmerie arrivait avec les cinq Charnïens. Ils descendirent et se mirent à parler dans leur langue.
- isgrabi sigradi gi plabny, ju drivri kralan.
- Draik no brukin duranik!!!
Furent les paroles I'm compréhensibles qu'écouta un jeune garçon qui passait.
Sur la marre dans le champ, juste en face, Pêcheur était en train de sillonner ce magnifique miroir d'argent. Le ciel tombait en flocons de lin sur les vagues laissées par le brave héron. Isidore était sur son dos et s'amusait à essayer d'attraper les bouts de ciel qui poussaient sans l'eau. Coin-coin de son bec était en train de ramasser des morceaux de bois pour préparer un lit douillet pour son ami. Une fois ce nid fait, il irait chercher de l'herbe sèche pour la disposer à l'intérieur. Ce fut lui, qui aperçut les faux gendarmes, il fit signe à pécheur et celui-ci vint le voir. Isidore descendit de son dos en suivant l'une de ses larges ailes qu'il avait déployée entre l'eau et la berge comme un ponton.
- Toc toc toc, que se passe-t-il, toc toc toc. Tu m'as préparé une superbe couchette, toc toc toc, tu dormiras avec moi, Isidore, toc toc toc.
- Oui, Pêcheur, je suis bien avec toi, regardez, ils y a les gendarmes en face.
- Fle fle fle, c'est pour ça que je vous ai appelé, fle fle fle, ils ont l'air bizarres, fle fle fle, je ne reconnais pas la dame poète que j'aime, fle fle fle, la gendarme qui donne du pain aux oiseaux, fle fle fle. J'ai l'impression que ce sont de faux gendarmes, fle fle fle.
- Toc toc toc, tu as raison Coin-coin, toc toc toc, nous devons prévenir Fripouille, toc toc toc, qu'il prévienne le Pépère, toc toc toc, j'espère qu'ils n'ont pas fait de mal à madame poète, toc toc toc.
Le Pépère, justement, était en train de reprendre la route en direction de Sancoins. Turbo n'était pas particulièrement rassuré par sa conduite. Il s'arrêta à l'entrée du terrain le long du camion de sable qui était toujours là et dont le poète ne s'était visiblement pas occupé faute de temps se disait-il. En fait, l'homme avait ramené un deuxième chargement et il était reparti chez sa maman se faire payer. Arrivé dans la cour et vu la scène qui s'y déroulait à ce moment, il était reparti au bout de la rue pour attendre que ça se calme. Le Pépère parti sous le camion et urina sur l'essieu.
- Tiens soûlard, cadeau de Pépère, eau précieuse de vessie en argent, c'est de l'intelligence à l'état pure. Bon appelle Fripouille avant de partir que je sache ce que font mes ogives irakiennes fabriquées en Uruguay. C'est impensable, il ne répond pas, ha, il envoie une photo. Qu'est-ce que c'est que ces cinq gendarmes ? Sûrement une compagnie de soûlards qui sera venue enquêter de Paris, cette fois si ton compte est bon mon gaillard, ça t'apprendra à nourrir pépère avec des croquettes pourries du commissariat. Tiens qu'est-ce que c'est que ça ? Un journal ici, ha oui, salopard, tu as encore fait du beau, et tu as jeté les preuves pour pas que ta soûlarde le sache, tu peux courir pour que je maquille une voiture volée.
Le Pépère avait trouvé le journal du jour. C'est le conducteur du camion qui l'ayant avec lui, l'avait fait tombé à côté du camion accidentellement. Il remonta dans la voiture et étonnamment roulait normalement en envoyant des bisous avec sa patte en direction du champ à l'intention de sa chatmoureuse.
- Tu as l'air drôlement, chat love, Pépère, chat, chat, chat.
- Oui mon copain, même si je n'oublie pas mes amours de la boucherie Parisienne à Sancoins. Je suis aussi inquiet, car mon soûlard s'est débarrassé de bombe nucléaire et d'ailleurs les gendarmes de Bourges en ont retrouvée une non loin de là. Sa soûlarde le couvre et maintenant, je vais devoir maquiller une voiture volée.
- Ha bon mon copain, tu es sur de ça ?
- Oui, laisse-moi te raconter l'histoire et tu vas comprendre. Il y a quelques jours de ça, sa soûlarde qui me gardait au commissariat me dit. Mon gentil minet, je vais avoir besoin de toi. Non loin de Bourges, il y a un terrain militaire où nous dressons des poules pour la recherche de cocaïne dans les transports de maïs. Oui, c'est une nouvelle technique, en cachant la drogue dans le maïs, les chiens en reniflant se bouche le nez avec les grains et ne trouvent jamais la drague, donc ils prennent des poules, bref. Elle me dit voilà, l'une d'elles a perdu sur le terrain sa balise GPS. Pour la retrouver, je dois creuser avec une pelle et j'ai mal aux reins, car hier soir, j'ai fait un concours de lever de coude et les sept litres de bière que j'ai bu m'ont énormément tirer sur les épaules et le dos à cause du poids de mon ventre. Donc arrivée là-bas, elle me fait creuser un trou puis, elle me dit, non, c'est plus loin. C'est ainsi que j'ai creusé un trou de sept mètres de long sur huit mètres de large et deux mètres en profondeur. Elle pendant ce temps me disait, vas-y Pépère, vas-y Pépère, tu vas la retrouver, vas-y Pépère. Puis mon soûlard arrive avec un camion, soit disant pour aller chercher un moteur de char afin d'en réparer un qui arrivait d'Irak. Puis nous sommes rentrés au commissariat où j'ai eu le droit à un dé à coudre d'eau. En fait, le salopard a enterré des ogives nucléaires dans le trou que j'avais fait. Le soir, il y est retourné, mais un voisin avait appelé la brigade de Bourges. C'est ainsi qu'il est reparti et a voler une voiture à l'entrée de Mornay pour échapper aux gendarmes. C'est vrai et pas faux mon copain tien regarde.
Le Pépère sorti le journal de son chat-ventre et le donna à Turbo.
- C'est une publicité de viande, chat, chat, chat.
Le Pépère était confus et échangea avec le journal.

