benoit la plume
Maître Poète
ORLÉANS
Les ruelles d’Orléans
Un matin au printemps
M’ont tiré du néant,
M’ont mis le cœur content.
L’oiseau des citadins
Aux tours des cathédrales
Tourbillonnait malin
En figures amicales.
Je virai mes idées
Plus ou moins délétères
De filles peroxydées
Se shootant à l’éther,
Et mon mal aux molaires
S’enfuit au tout devant,
Mon chant crépusculaire
S’éteignit dans le vent.
Je compris à l’instant
Qu’une vie de misère,
Même si l’on a vingt ans,
Vous rend atrabilaire,
Mais je compris aussi
Que le chant d’un oiseau
C’est déjà ça de pris,
Surtout s’il joue solo.
Qu’importe les années,
Les chemins rectilignes
Qu’il fallait travailler.
On devait rester digne,
On devait adhérer,
Et avec le sourire.
La Foire aux vanités,
Elle nous a fait souffrir,
La Foire aux vanités,
Qui tous nous emmêla
En ses rigidités,
Un jour nous planta là,
Avec des roues crevées
Et des enfants enfuis,
Des baudruches dégonflées
Aux pointes de l’ennui.
Mais le chant du poète
Le dispute aux oiseaux,
Et les cacahuètes
Qu’on jette aux singes au zoo
Ne sont que l’avatar
Des hommes qui se croient Dieu,
Et qui sauront trop tard
Leurs gestes prétentieux.
Ce jour là je compris
Qu’en vain on s’embarrasse,
Le vie c’est aujourd’hui
Dans le moment qui passe.
Les ruelles d’Orléans
Un matin au printemps
M’ont tiré du néant,
M’ont mis le cœur content.
Les ruelles d’Orléans
Un matin au printemps
M’ont tiré du néant,
M’ont mis le cœur content.
L’oiseau des citadins
Aux tours des cathédrales
Tourbillonnait malin
En figures amicales.
Je virai mes idées
Plus ou moins délétères
De filles peroxydées
Se shootant à l’éther,
Et mon mal aux molaires
S’enfuit au tout devant,
Mon chant crépusculaire
S’éteignit dans le vent.
Je compris à l’instant
Qu’une vie de misère,
Même si l’on a vingt ans,
Vous rend atrabilaire,
Mais je compris aussi
Que le chant d’un oiseau
C’est déjà ça de pris,
Surtout s’il joue solo.
Qu’importe les années,
Les chemins rectilignes
Qu’il fallait travailler.
On devait rester digne,
On devait adhérer,
Et avec le sourire.
La Foire aux vanités,
Elle nous a fait souffrir,
La Foire aux vanités,
Qui tous nous emmêla
En ses rigidités,
Un jour nous planta là,
Avec des roues crevées
Et des enfants enfuis,
Des baudruches dégonflées
Aux pointes de l’ennui.
Mais le chant du poète
Le dispute aux oiseaux,
Et les cacahuètes
Qu’on jette aux singes au zoo
Ne sont que l’avatar
Des hommes qui se croient Dieu,
Et qui sauront trop tard
Leurs gestes prétentieux.
Ce jour là je compris
Qu’en vain on s’embarrasse,
Le vie c’est aujourd’hui
Dans le moment qui passe.
Les ruelles d’Orléans
Un matin au printemps
M’ont tiré du néant,
M’ont mis le cœur content.