Ombre et lumière
Le soleil vient de se coucher,
Des frissons d’une douce paix,
Viennent enfin m’habiter,
La lune monte et me réveille,
L’ombre qui point est une merveille,
De l’obscur où je veille,
Ravivé par la flamme, noire et rouge de luxure,
Où je brûle sans aucune imposture,
Le sang qui coule sur le sol, n’est même pas le mien,
Le corps sans vie qui se vide, ne change mon dédain,
C’est mon âme, qui se lave de pêchers futurs,
Imaginés par le présent, sur mon parchemin.
Les étoiles commencent à briller,
Mes sensations sont apaisées,
Le sang c’est arrêté,
Le ciel noir comme le jade,
Il n’y a plus aucune parade,
Au maraudeur des tirades,
Rien n’efface mes maux, rien pour les remplacer,
Ils me brûlent sans aucune pitié,
L’encre qui coule sur le sol, est un peu de mon sang,
La feuille sans vie devant moi, refuse mes tourments,
C’est mon âme, tremblante devant le passé,
Et refuse de faire la paix, sauf dans le sang.
Le jour va bientôt arriver,
Et le combat recommencer,
Jusqu’à l’absurdité,
Le soleil va me révéler,
Je ne pourrais pas me cacher,
Douze heures à m’effriter,
Et toute la journée, je maudirais jusqu’au dernier,
Les charbons brûlants où je dois marcher,
Le temps qui coule à l’horloge, me rapproche de mon ombre,
Mon corps sans vie et se vide, jusqu’à ce qu’il fasse sombre,
C’est mon âme, qui arrive encore à supporter,
La douleur de la journée, et jusqu’à la tombe.