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OH!!!LA JOLIE FLEUR

georgesadriun1

Nouveau poète
OH !!!!!!! LA JOLIE FLEUR !!!!!!!
Entourée de quatre murs blancs,
La jolie fleur solitaire est là posée,
Vivace fragile, aux couleurs prostrées
Comme les pierres de ces murs blancs
Elle regarde l’automne posé
Ses premières lumières tamisées
Le vent de son souffle osé
De froid rit de la faire bouger
Il veut la faire trembler
D’émoi il veut en être amusé
De désir il voulut l’aimer
La petite fleur en fut apeuré

La petite fleur vivace
Plie ses pétales, se couche, se froisse
Rit, pleure et puis grimace
Le vent violent l’agace
Souffle ses bourrasques, la casse
La petite fleur de froid se tasse
Ses couleurs pâlissent d’effroi,
Car elles craignent la douleur des froids
De l’hiver qui arrive en courant
Soufflant son blizzard effrayant
Cristallisant son givre glaçant
De l’aube au déclin du jour, paralysant.

Dieu désire que la petite fleur ne périsse
Il tente le miracle pour qu’elle ne flétrisse
Du vent ne devient pas le complice
Ni que l’hiver n’apporte ses supplices.
La petite fleur toute belle de malices
Est heureuse de recevoir sa protection
Elle gonfle de bonheur ses ballons
Transforme leur pâle blancheur
En mirifiques explosions de couleurs
Habille ses pétales de splendeurs
Colore ses joues de rougeurs
Fait s’envoler au vent son bonheur

Il est soudain de toutes les couleurs
Comme l’arc en ciel après le malheur
D’un orage pervers et foudroyant
Seigneur qu’il est beau son bonheur
A cette jolie petite fleur très coquine
Pleine d’audaces et de confusion
Belle, humble dans son éclosion
Alors dans un sourire, elle m’acoquine,
La jolie petite maline, devient très câline,
Sous le soleil d’hiver dans la bruine,
Me dévoile des couleurs qui m’illuminent
M’ensorcelle me mystifie et me fascine

Mais dieu ne veut pas non plus
Que je devienne le chevalier servant, l’ange bleu
De cette princesse si pure, si naturelle et blanche
Et dont l’âme solitaire est presque clandestine
Elle enivre de son odeur suave Jasmine
Tous les monts, les pans de la colline
Alors, pour garder à lui la magique aventurine,
Il a dressé une barricade de flèches assassines
Tendant d’un côté une rangée de capucines
De l’autre, irisée de fébriles épines,
Levé une haie mortelle d’aubépines
Pour opprimer mon attirance libertine...

Mais mon caractère fadet, gamin et révolté
Me fit sans doute me dandiner
Un peu trop comme un mannequin
Et bien qu’ayant comme tout dandin
L’air pantin, badin et peu malin,
Je voulu enchanté la jolie fleur en mutin
Et me comporter comme l’enchanteur Merlin
Une nuée de brûlures par douzaine
Fit apparaître une myriade de diablotins
Qui sur mon corps mes jambes et mes mains
Me frappèrent à coups de gourdins
En mortelle fin, clouèrent mon destin...

Georges Adrien PARADIS le 25 octobre 2007 à 17h30
 
Très beau ce récit, cette fleur pourrait être une femme
 
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