Willypoète
Maître Poète
À l’Orangerie je me suis noyé dans les Nymphéas de Claude Monet,
J’y ai composé, envahie par l’émotion, ces quelques sonnets,
Impression indicible d’un bref moment déjà passé,
Qu’un génie de la lumière a su enchâssé.
De son pinceau virevoltant doucement sur la toile,
Il fait de quelques touches s’animer les étoiles.
Il ouvre notre regard qui ne voyait rien,
Quand en lui l’artiste tout naturellement peint.
Nymphéa ou mes yeux se posent tu es constamment là,
D’un éther crépusculaire qui doucement me nimba.
C’est un enchantement que de s’y baigner,
Le meilleur remède pour nos âmes à soigner.
De tes mains habille ces nuances irréelles,
Me font voir la vie finalement plus belle.
La transformation de l’artiste opère sur la matière,
La faisant vivre pour notre vue devenus héritières.
Si un peintre suffit à redonner son humanité au monde,
Alors prenons des tubes de couleurs pour transformer l’immonde.
Il est sorti hors de son atelier pour inonder nos sens,
Laissant une impression ou simplement compte sa présence.
Il libère nos êtres qui étaient pieds et poings liés,
Quand il joue avec la lumière dont lui seul avait le secret.
Je me baigne dans ton eau pure Nymphéa,
J’y puise une énergie nouvelle émise par ton aura.
Toi Claude Monet peintre aux mille jardins,
Tu n’as peint que pour nous faire du bien.
WøLø
20/10/2012