isa90
Maître Poète
Nuit du trente et un octobre, nuit ténébreuse, nuit symbolique
Je vais errer comme une âme damnée pendant cette nuit magique
Je n’ai plus quinze ans, je deviens chevalier de l’occultisme
Moi, Zoltan, prince des enfers, fils de la digne lignée du vampirisme.
Je me farde de poudre de fond de teint blanc, peau blafarde
Je me sens invincible, sous ma cape, j’arrive, prenez garde……
Mon cœur bat très fort dans mon smoking noir en queue de pie
Lèvres rouges, rouges comme le sang pour apaiser ma soif de vie.
Avec mon chapeau haut de forme, mes gants blancs, je suis éternel
Adieu la routine, ce soir tout est permis, déjà les copains m’appellent
Mes dents sont devenus crocs, mes doigts sont sertis de bijoux anciens
Nous allons nous amuser, danser, jusqu’au petit matin.
Maman, regarde comme je suis beau, grand, comme je fais peur
Mes yeux s’assombrissent, dans mon regard, se dresse cette lueur
Qui tétanise, qui paralyse les êtres humains perdus dans le soir.
Mon sourire se perd sous l’illusion que me renvoie le miroir.
Je me glisse dans la rue sombre comme un oiseau de mauvais augure
A la recherche de mes camarades costumés, prêts pour l’aventure
Les jeunes démons, les gnomes et les petites sorcières en cœur
Viendront chercher des bonbons dans vos humbles demeures.
Adepte de magie noire, les demoiselles aux doigts crochus
Nous serviront de la potion bouillante, mélange inconnu
Recette secrète dans le chaudron de la tentation et des péchés
De Lucifer et de Satan, ce soir, nous serons les protégés.
De rire et de cris dans le quartier, je retrouve mes camarades de classe
Ravis de jouer les héros maudits, loups garous partis en chasse
De chair fraîche, de sensations irréelles, se sentir immortel
Juste sous la pleine lune qui, de son aura, nous ensorcelle.
Et la voilà cette diablesse, dans un fourreau noir, la peau de porcelaine
À la clarté d’un réverbère, dans un halo, ses cheveux d’ébène
Renvoient sa beauté venimeuse à l’état animal, arme fatale
Et je n’entends plus les bruits des enfants qui derrière moi, s’emballent
L’attraction de cette nuit spéciale m’emporte dans un vide sidéral
En une fraction, je suis à ses cotés, noyé dans son regard de vestale
Elle n’est plus l’adolescente si blonde au sourire angevin
Qui prend le même bus scolaire que moi, tous les matins.
Minuit sonne à l’église, douze coups lugubres, le vent se met à frémir
Je sens dans son cou, les battements de son cœur, je la sens défaillir
Cette nuit, elle va devenir mienne dans un soupir, je la veux
Je sens exploser mon cœur peu à peu…..
Je m’approche et enserre ses hanches de mes mains puissantes
Elle devient proie, le désir de possession s’empare de moi et me hante
Mes lèvres rouges sur son cou se font tendres, puis soudain, blessure
Comme il est bon de lui inculquer l’immortalité dans une morsure.
Apres ce rituel de ce jeu de la nuit où tout est permis, je plonge mon regard
Dans ses yeux où brillent d’un seul coup, toutes les étoiles de l’espoir
Alors je ne peux m’empêcher de me pencher vers elle et l’embrasser
Cette nuit magique………du tout premier baiser.
Je vais errer comme une âme damnée pendant cette nuit magique
Je n’ai plus quinze ans, je deviens chevalier de l’occultisme
Moi, Zoltan, prince des enfers, fils de la digne lignée du vampirisme.
Je me farde de poudre de fond de teint blanc, peau blafarde
Je me sens invincible, sous ma cape, j’arrive, prenez garde……
Mon cœur bat très fort dans mon smoking noir en queue de pie
Lèvres rouges, rouges comme le sang pour apaiser ma soif de vie.
Avec mon chapeau haut de forme, mes gants blancs, je suis éternel
Adieu la routine, ce soir tout est permis, déjà les copains m’appellent
Mes dents sont devenus crocs, mes doigts sont sertis de bijoux anciens
Nous allons nous amuser, danser, jusqu’au petit matin.
Maman, regarde comme je suis beau, grand, comme je fais peur
Mes yeux s’assombrissent, dans mon regard, se dresse cette lueur
Qui tétanise, qui paralyse les êtres humains perdus dans le soir.
Mon sourire se perd sous l’illusion que me renvoie le miroir.
Je me glisse dans la rue sombre comme un oiseau de mauvais augure
A la recherche de mes camarades costumés, prêts pour l’aventure
Les jeunes démons, les gnomes et les petites sorcières en cœur
Viendront chercher des bonbons dans vos humbles demeures.
Adepte de magie noire, les demoiselles aux doigts crochus
Nous serviront de la potion bouillante, mélange inconnu
Recette secrète dans le chaudron de la tentation et des péchés
De Lucifer et de Satan, ce soir, nous serons les protégés.
De rire et de cris dans le quartier, je retrouve mes camarades de classe
Ravis de jouer les héros maudits, loups garous partis en chasse
De chair fraîche, de sensations irréelles, se sentir immortel
Juste sous la pleine lune qui, de son aura, nous ensorcelle.
Et la voilà cette diablesse, dans un fourreau noir, la peau de porcelaine
À la clarté d’un réverbère, dans un halo, ses cheveux d’ébène
Renvoient sa beauté venimeuse à l’état animal, arme fatale
Et je n’entends plus les bruits des enfants qui derrière moi, s’emballent
L’attraction de cette nuit spéciale m’emporte dans un vide sidéral
En une fraction, je suis à ses cotés, noyé dans son regard de vestale
Elle n’est plus l’adolescente si blonde au sourire angevin
Qui prend le même bus scolaire que moi, tous les matins.
Minuit sonne à l’église, douze coups lugubres, le vent se met à frémir
Je sens dans son cou, les battements de son cœur, je la sens défaillir
Cette nuit, elle va devenir mienne dans un soupir, je la veux
Je sens exploser mon cœur peu à peu…..
Je m’approche et enserre ses hanches de mes mains puissantes
Elle devient proie, le désir de possession s’empare de moi et me hante
Mes lèvres rouges sur son cou se font tendres, puis soudain, blessure
Comme il est bon de lui inculquer l’immortalité dans une morsure.
Apres ce rituel de ce jeu de la nuit où tout est permis, je plonge mon regard
Dans ses yeux où brillent d’un seul coup, toutes les étoiles de l’espoir
Alors je ne peux m’empêcher de me pencher vers elle et l’embrasser
Cette nuit magique………du tout premier baiser.