cocows
Poète libéré
Ils dansent tous
Les mains en l’air
Les pieds à terre
Ils dansent tous
Ils claquent des mains
Ils crient yeah hé
Les corps collés
Ils sont tous comme des pantins
Des décolletés, des jeans serrés
Des wonderbras, des tangas
Tout l’attirail est là
Pour se dégotter un gros bras
Le verre à la main
L’ivresse dans le sang
Les corps ont faim
Des corps dansant
La semaine s’évapore
Par tout les pores
Les pensées sont éjectées
Par l’absinthe absorbée
La pudeur ici n’existe plus
Les langues se délient souvent
Ils parlent de tout, des sentiments
Ils oublient la vie si facilement
Ils embrassent des lèvres fades
Ils étreignent des corps inconnus
Dans les coins les mains se baladent
Sur les âmes perdues
Ils sont des centaines
A s’aimer pour la nuit
Ils sont des dizaines
Plus seuls que l’infini
Le noir les attire
Dans les profondeurs de l’ivresse
Au petit matin, le soleil gris
Un lit vide les attend
Et la journée redémarre
Sur leurs corps endormis
Et la journée se prépare
A accueillir le soir
Quand ils se réveillent
Il est vingt heures au réveil
Quand ils se réveillent
La gueule de bois qui sommeille
Ils boivent l’alcool dans le café
Elles mettent leurs talons hauts,
Le mascara, les allures dépravées
Ils mettent des capotes dans la poche de leur manteau
Quand ils se réveillent
La journée aussi triste que la veille
Ils courent dans les boites de nuit
Ils courent pour fuirent leur vie