rivière
Maître Poète
Novembre
Ma Douce,
des oiseaux griffent l’horizon
et s’inclinent devant
les bocages où paissent les troupeaux.
La neige craque sous nos pas.
Le vent fouette nos visages,
les barques tanguent
au loin sur le Loir.
Le glas résonne,
lugubre,
dans
l’ombre des arbres décharnés.
Les sentiers
murmurent
le
fanal de solitude.
Un coq chante
au loin
dans une ferme
la mélopée d’un rêve.
Tu te serres, frissonnante,
contre moi, mon adorée,
ta livrée de satin vole
vers le ciel grisâtre,
ta chair frémit
aux soupirs des paumes du silence.
Ton front las luit
sous les rets des fontaines,
mais tu souris
face au calice de fraicheur,
car tu sais
la perle de douceur voltigeant après ses ébats.
Sophie 839
Ma Douce,
des oiseaux griffent l’horizon
et s’inclinent devant
les bocages où paissent les troupeaux.
La neige craque sous nos pas.
Le vent fouette nos visages,
les barques tanguent
au loin sur le Loir.
Le glas résonne,
lugubre,
dans
l’ombre des arbres décharnés.
Les sentiers
murmurent
le
fanal de solitude.
Un coq chante
au loin
dans une ferme
la mélopée d’un rêve.
Tu te serres, frissonnante,
contre moi, mon adorée,
ta livrée de satin vole
vers le ciel grisâtre,
ta chair frémit
aux soupirs des paumes du silence.
Ton front las luit
sous les rets des fontaines,
mais tu souris
face au calice de fraicheur,
car tu sais
la perle de douceur voltigeant après ses ébats.
Sophie 839