jocelyne
Nouveau poète
Je prépare les malles de voyage,
Suivante, d'une grande dame sage.
Je vais connaître La Nouvelle France,
Dont Monsieur parle en abondance.
Mon rôle n'est guère glorieux,
Cependant je m'y prépare au mieux,
Ma maîtresse accompagne son époux,
Du monde qu'il a dépeint pour nous.
La traversée fût quelquefois agitée
Et surtout de longue durée,
Mais j'ai su apprécier cette mer,
Nous portant au bout de la terre.
Notre venue, attendue, espérée,
Par ces colons enfin ravitaillés.
Disparate, mélangée, cette foule
Criait et s'agitait comme une houle.
Les habitations plus que rudimentaires,
Faites de rondins de bois et de terre,
Furent pour nous grand étonnement,
Nous attendions une ville, ce n'était qu'un campement.
Nous arrivions à Tadoussac
Pour ensuite, à Québec repartir.
Subissant de nouveau les ressacs.
Ville qu'il avait créé, fait bâtir.
Toutes ces contrées magnifiques,
Ces érables rouges, ces lacs sans fin,
Me laissèrent l'impression magique
Que Dieu y avait apposé sa main.
J'appris avec Madame de Champlain,
Les langues et rites Algonquin,
Entre-temps, cultivions nos plants,
Entretenant potagers et jardins.
Nous avions vaincu les hivers rigoureux,
Savouré les étés doux et soyeux
Madame n'aimait pas ce beau pays,
Sa déprime envahissait son esprit.
Monsieur de Champlain aimait la Nouvelle France
Qu'il avait en partie créée, son espérance.
Il aimait ces terres et ces habitants,
Comme un père, seul, peut aimer une enfant.
Elle continua sa vie, seule à Paris.
Monsieur, paré de ses atours, reparti.
Ils se quittèrent et cela pour toujours,
Il mourut trois années après son retour.
Je vis toutes ces longues années monotones.
Madame, veuve certes, mais non dans le besoin,
Jusqu'au jour ou elle décida de se faire nonne,
Là, j'ai su alors que c'était la fin.
Je continuais ma route, mon chemin, mon destin,
J'avais rencontré Monsieur et Madame de Champlain.
Suivante, d'une grande dame sage.
Je vais connaître La Nouvelle France,
Dont Monsieur parle en abondance.
Mon rôle n'est guère glorieux,
Cependant je m'y prépare au mieux,
Ma maîtresse accompagne son époux,
Du monde qu'il a dépeint pour nous.
La traversée fût quelquefois agitée
Et surtout de longue durée,
Mais j'ai su apprécier cette mer,
Nous portant au bout de la terre.
Notre venue, attendue, espérée,
Par ces colons enfin ravitaillés.
Disparate, mélangée, cette foule
Criait et s'agitait comme une houle.
Les habitations plus que rudimentaires,
Faites de rondins de bois et de terre,
Furent pour nous grand étonnement,
Nous attendions une ville, ce n'était qu'un campement.
Nous arrivions à Tadoussac
Pour ensuite, à Québec repartir.
Subissant de nouveau les ressacs.
Ville qu'il avait créé, fait bâtir.
Toutes ces contrées magnifiques,
Ces érables rouges, ces lacs sans fin,
Me laissèrent l'impression magique
Que Dieu y avait apposé sa main.
J'appris avec Madame de Champlain,
Les langues et rites Algonquin,
Entre-temps, cultivions nos plants,
Entretenant potagers et jardins.
Nous avions vaincu les hivers rigoureux,
Savouré les étés doux et soyeux
Madame n'aimait pas ce beau pays,
Sa déprime envahissait son esprit.
Monsieur de Champlain aimait la Nouvelle France
Qu'il avait en partie créée, son espérance.
Il aimait ces terres et ces habitants,
Comme un père, seul, peut aimer une enfant.
Elle continua sa vie, seule à Paris.
Monsieur, paré de ses atours, reparti.
Ils se quittèrent et cela pour toujours,
Il mourut trois années après son retour.
Je vis toutes ces longues années monotones.
Madame, veuve certes, mais non dans le besoin,
Jusqu'au jour ou elle décida de se faire nonne,
Là, j'ai su alors que c'était la fin.
Je continuais ma route, mon chemin, mon destin,
J'avais rencontré Monsieur et Madame de Champlain.