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NOUVELLE FRANCE (version longue)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion jocelyne
  • Date de début Date de début

jocelyne

Nouveau poète
NOUVELLE FRANCE


Je prépare les malles de voyage,
Suivante d'une grande dame sage.
Je vais connaître La Nouvelle France,
Dont Monsieur parle en abondance.
Mon rôle n'est guère glorieux,
Cependant je m'y prépare au mieux,
Ma maîtresse accompagne son époux,
Du monde qu'il a dépeint pour nous.
La traversée fût quelquefois agitée
Et surtout de longue durée,
Mais j'ai su apprécier cette mer,
Nous portant au bout de la terre.
Je fus éblouie à notre arrivée,
De ces paysages démesurés.
Madame m'avait lu les lettres de Monsieur,
Mais croire ce que j'avais sous les yeux!
Notre arrivée, attendue, espérée,
Par ces colons enfin ravitaillés.
Disparate, mélangée cette foule,
Criait et s'agitait telle une houle.
Un prêtre nous attendait, secondé,
Par lieutenants et valets,
Je suivais Madame sur ses pas incertains,
Impréssionnées, mais nous étions là enfin!
Les habitations plus que rudimentaires,
Faites de rodins de bois et de terre,
Furent pour nous un étonnement,
Nous attendions une ville, ce n'était qu'un campement.
Les femmes de colons nous accueillirent,
Dans des délires et des rires.
Je pensais , les voyant s'agiter,
A une ruche venant d'être réveillée.
Nous arrivons à Tadoussac
Pour ensuite, à Québec repartir,
Subissant de nouveau les ressacs
Ville qu'il avait en partie fait bâtir.
L'accueil tout aussi chaleureux,
Ne rassura pas Madame dépitée,
Malgré la venue de son frère, heureux,
Qui fît ce qu'il pu pour l'apaiser.
Toutes ces contrées magnigiques,
Ces érables rouges, ces lacs sans fin,
Me laissèrent l'impression magique
Que Dieu y avait apposé sa main.
J'appris avec Madame de Champlain,
Les langues et rites Algonquin.
Entre-temps, cultivions des plants
Entretenant potagers et jardins.
Nous avions vaincu les hivers rigoureux,
Savouré les étés doux et soyeux,
Madame n'aimait pas ce beau pays
Sa déprime envahissait son esprit.
Je sentais sa peine et sa grande tristesse,
Qu'elle cachait au mieux, à tous ces gens,
Elle voulait retrouver son pays sans rudesse,
Elle avait tenu quatre années, trop de temps!
Monsieur de Champlain aimait La Nouvelle France
Qu'il avait en partie créée, son espérance.
Il aimait ces terres et ces habitants,
Comme un père, seul, peut aimer un enfant.
Madame avait rêvé, que dire espéré,
Un mariage d'amour et de passion,
Elle n'eut droit, vu son rang, la société,
A douze ans, un mariage de raison!
Je comprenais Madame, si jeune, si belle,
Qui cependant admirait son mari.
Mais une vie sans amour, recel,
Un coeur meurtri et cela pour la vie.
Elle continua sa vie, seule à Paris.
Monsieur, paré de ses atours, reparti.
Ils se quittèrent et cela pour toujours,
Car il mourut trois ans après son retour.
Je vis passer ces longues années monotones,
Madame, veuve certes, mais non dans le besoin,
Jusqu'au jour ou elle décida d'être nonne,
J'ai su alors, que c'était la fin.
Je continuais ma route, mon chemin, mon destin,
J'avais rencontré Monsieur et Madame de Champlain.
Une chose est sure, quand viendra mon tour,
Si mariage il y a pour moi, il sera d'amour....
Créer d'autres mondes ne sert à rien, si on est solitaire,
Tout comme le furent Monsieur et Madame sur cette terre.
 
j'avais dejà beaucoup apprecié la version courte, la longue est un pur plaisir à lire.
bravo pour ce voyage
isa
 
ouhaaaaaaaa encore mieux c'est certain quand il est entier, le voyage en est d'autant plus appréciable.
Il nous donne envie de connaitre un jour ces sentiments , de rencontrer ces dames du monde pour en connaitre leurs histoires!!!
bisous ma maman.............. je t'aime
 
Un voyage magnifique en Nouvelle France...
J'aimerai bien un jour y aller... voir ses paysages grandioses...
amitié et bizzzz à toi
 
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