BnZ
Nouveau poète
On baigne dans l'acide,
Dans l'abysse de l'illusion,
Dans le berceau rassurant des désirs cupides.
On conjugue plaisir et démolition.
On nous dit que le bonheur
S'atteint par la satisfaction de nos moindres désirs.
On nous dit que ces désirs déstructeurs,
Moyennant quelques billets, peuvent s'assouvir.
On baigne dans nos propres excrements
Dans notre propre sang qui pue.
Dans des rivières de calmants
Pour nous empêcher de sentir notre vie déchue.
On nous fait un lavage de cerveau,
On nous insère dans le crâne dès le départ
Qu'il est normal d'être jeté dans un caniveau
S'il nous sera possible de faire pareil à un autre plus tard.
On se noie dans notre inertie incontrolable,
Le vide métaphysique de nos vies nous engorge
Nous endigue, nous encercle semblable
A une cascade de déchets ruisselant dans notre gorge.
On nous sert tout et n'importe quoi
Sur un plateau, en resserant prudemment nos chaines.
Puis on nous dit que dans tous les cas
C'est ce qui se fait de mieux pour nous mettre en haleine.
Pourris jusqu'aux os qu'on le veuille ou non,
On est infecté par une maladie qu'on appelle société,
Et si on veut s'en sortir, dans toutes les situations
Il faut pietiner ses camarades, les matter jusqu'au dernier.
Dans l'abysse de l'illusion,
Dans le berceau rassurant des désirs cupides.
On conjugue plaisir et démolition.
On nous dit que le bonheur
S'atteint par la satisfaction de nos moindres désirs.
On nous dit que ces désirs déstructeurs,
Moyennant quelques billets, peuvent s'assouvir.
On baigne dans nos propres excrements
Dans notre propre sang qui pue.
Dans des rivières de calmants
Pour nous empêcher de sentir notre vie déchue.
On nous fait un lavage de cerveau,
On nous insère dans le crâne dès le départ
Qu'il est normal d'être jeté dans un caniveau
S'il nous sera possible de faire pareil à un autre plus tard.
On se noie dans notre inertie incontrolable,
Le vide métaphysique de nos vies nous engorge
Nous endigue, nous encercle semblable
A une cascade de déchets ruisselant dans notre gorge.
On nous sert tout et n'importe quoi
Sur un plateau, en resserant prudemment nos chaines.
Puis on nous dit que dans tous les cas
C'est ce qui se fait de mieux pour nous mettre en haleine.
Pourris jusqu'aux os qu'on le veuille ou non,
On est infecté par une maladie qu'on appelle société,
Et si on veut s'en sortir, dans toutes les situations
Il faut pietiner ses camarades, les matter jusqu'au dernier.