rivière
Maître Poète
Nos amours sont plus fortes que la mort
Quand
descend le crépuscule
sur l’ivresse des bocages,
je te revois, mon aimée,
lorsque
nous marchions, main dans la main,
ceinturés de nuit,
dans les larmes des bois.
Ton sourire voguait
par-delà les chemins,
vers Vaas et Montabon,
là où nait l’âme de langueur.
Ta robe s’accrochait parfois
à l’épine d’une fleur,
tu riais insouciante
face à l’océan de lune,
et
les heures
glissaient
sur le frisson de nos voix.
Nous saluions la nue
dans le portique des mousses.
La terre connaissait
le lys de ta pudeur,
ta crinière brune
écrivait
le
firmament des étoiles.
A l’aurore,
les lèvres humides des roses s’ouvraient
au
son de ton extase.
Nous rentrions
alors
parmi
la caresse d’une brise.
Qu’importe l’avenir !
La lumière de notre amour
guide
l’allégresse de nos traces.
Ma princesse d’harmonie,
accepte ces vers de soie.
Notre communion triomphera
des prairies de la mort.
Sophie 839
Quand
descend le crépuscule
sur l’ivresse des bocages,
je te revois, mon aimée,
lorsque
nous marchions, main dans la main,
ceinturés de nuit,
dans les larmes des bois.
Ton sourire voguait
par-delà les chemins,
vers Vaas et Montabon,
là où nait l’âme de langueur.
Ta robe s’accrochait parfois
à l’épine d’une fleur,
tu riais insouciante
face à l’océan de lune,
et
les heures
glissaient
sur le frisson de nos voix.
Nous saluions la nue
dans le portique des mousses.
La terre connaissait
le lys de ta pudeur,
ta crinière brune
écrivait
le
firmament des étoiles.
A l’aurore,
les lèvres humides des roses s’ouvraient
au
son de ton extase.
Nous rentrions
alors
parmi
la caresse d’une brise.
Qu’importe l’avenir !
La lumière de notre amour
guide
l’allégresse de nos traces.
Ma princesse d’harmonie,
accepte ces vers de soie.
Notre communion triomphera
des prairies de la mort.
Sophie 839
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