rivière
Maître Poète
Nos amours sont plus fortes que la mort
Quand
descend le crépuscule
sur l’ivresse des bocages,
je te revois, mon aimée,
lorsque
nous marchions, main dans la main,
ceinturées de nuit,
dans
les larmes des bois.
Ton sourire voguait
par-delà les chemins,
là où nait l’âme d’une langueur.
Ta robe s’accrochait parfois
à
l’épine d’une fleur,
tu riais insouciante
face
à l’océan de lune,
et
les heures glissaient
sur le frisson de nos voix.
Nous saluions la nue
dans
le portique des mousses,
la terre connaissait
la houppelande de ta peau,
le lys de ta pudeur,
ta crinière brune écrivait
le
firmament des étoiles.
A l’aurore,
les lèvres humides des roses s’ouvraient
au son de ton extase,
nous rentrions alors
parmi
la caresse d’une brise.
La vieillesse ralentit
désormais nos pas,
mais qu’importe l’avenir !
La lumière de notre amour
guide
l’allégresse de nos traces.
Ma princesse,
accepte
ces vers emplis de la soie de ta Joliesse,
car notre communion triomphera
des
prairies de la mort !
Sophie Rivière
Quand
descend le crépuscule
sur l’ivresse des bocages,
je te revois, mon aimée,
lorsque
nous marchions, main dans la main,
ceinturées de nuit,
dans
les larmes des bois.
Ton sourire voguait
par-delà les chemins,
là où nait l’âme d’une langueur.
Ta robe s’accrochait parfois
à
l’épine d’une fleur,
tu riais insouciante
face
à l’océan de lune,
et
les heures glissaient
sur le frisson de nos voix.
Nous saluions la nue
dans
le portique des mousses,
la terre connaissait
la houppelande de ta peau,
le lys de ta pudeur,
ta crinière brune écrivait
le
firmament des étoiles.
A l’aurore,
les lèvres humides des roses s’ouvraient
au son de ton extase,
nous rentrions alors
parmi
la caresse d’une brise.
La vieillesse ralentit
désormais nos pas,
mais qu’importe l’avenir !
La lumière de notre amour
guide
l’allégresse de nos traces.
Ma princesse,
accepte
ces vers emplis de la soie de ta Joliesse,
car notre communion triomphera
des
prairies de la mort !
Sophie Rivière
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