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Non,je n'oublierai guère

Laghzali

Nouveau poète
Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier
Le monde entier
Ne doit oublier

Cette odeur pas comme les odeurs,
Dans les rues de Gaza, se promène,
Se répand, tenace…

Odeur de celle dont le nom seul
Vous glace

Aussitôt prononcé
Au dos vous envoie un froid
Qui vous cloue sur place !

Elle a des ailes cette odeur et
A Gaza, dans le ciel elle plane
Elle a des pieds et elle marche
Sur terre, sur mer

Sans détour, sans métaphores
Elle se nomme LA MORT !

Les oiseaux la fuient
Ne gazouillent plus.
Terrorisés, indignés,…
N’ont plus de nid

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier
Le monde entier
Ne doit oublier

Gaza est sous le feu
Gaza est dans le sang
Gaza est dans le mépris
Gaza est dans l’oubli
Gaza est étouffée,
Gaza est asphyxiée
Par la fumée, par le blocus
Et par La Faim devenue Famine !
Pas de nourriture
Pas de médicaments
Pas d’eau, pas d’électricité
Pas
d’hu
ma
ni
té !!!

Terreur, froid, horreur
Des lambeaux de chair
De chair humaine
Dans les rues
Sur des murs, par terre

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier
La terre entière
Ne doit oublier :

L’armée israélienne
Bien bien armée
D’armes dernier cri
Très très bien armée
D’armes sophistiquées
Incendie arbres et terres
Démolit écoles et mosquées
Et bombarde les maisons
Boum, boum, boum
Et les maisons tombent
Et les maisons s’écroulent
Monts et monticules
Et montagnes de pierres
Sur les têtes des propriétaires

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier
La terre entière
Ne doit oublier

L’armée israélienne
Bien bien armée
D’armes sophistiquées
Assiège, affame
Tue, bombarde, tue
Des centaines de civils
Des civils Palestiniens
Vieux, enfants et leurs mères

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier

Les peuples de la terre
De la terre entière
S’indignent, crient,
Signent des pétitions,
Hurlent de colère
Et Israël assiège, affame
Tue, bombarde, tue,
Des centaines de civils
Des centaines de vies
Des vies humaines
Des vies palestiniennes
Vieux et jeunes
Enfants et leurs mères

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier

Les peuples de la terre
De la terre entière
Horrifiés, scandalisés
Tremblent de colère
Pleurent, pleurent
Qui avec des larmes, qui sans ;
Mais des milliards pleurent
Des milliards, hommes, femmes
Et enfants disent assez
Et réclament l’arrêt de la tuerie
L’arrêt de la guerre
Guerre déséquilibrée
Sale, sale guerre !
Et Israël assiège, affame
Tue, bombarde, tue
Des centaines de vies
Vies civiles palestiniennes
Dont plus de vingt cinq pour cent
Bébés et enfants
Enfants palestiniens et,… leurs mères

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier
Le monde entier
Ne doit oublier
Des télés de la terre
De la terre entière
Jour et nuit aboient
D’autres bavardent
Comme d’une saison
De sa chaleur ou de son froid
On papote avec calme,
Avec ’’ Sagesse’’ et sang froid
Et on tente de laver la sale guerre
De sa saleté
Avec des- mots-eau-de –Javel
Et des mots Sani-Croix

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier
Le monde entier
Ne doit oublier

Les politiciens et des politiques
De la terre entière
Ou ils ne sont pas là
Ou ils font semblant d’agir
Et entre eux, ils murmurent
Les politiciens et des politiques
Atones aux yeux de plastique !

Non, je n’oublierai guère
Je ne pourrai oublier
Le monde entier ne doit oublier
 
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