NOEL : L’ENVERS DU DECORS
Hormis l’aspect religieux qui perdure quelque peu dans nos traditions
Noël se disait avant tout la fête des sages enfants
Où le matin ils s’extasiaient de petits riens :
Poupée de chiffon, jouet en bois fait maison,
Mandarine, orange, bonbons fondants,
Simples présents qui de nos jours paraitraient bien anodins …
A l’origine, fête païenne du solstice hivernal,L’église la choisissait pour célébrer la nativité,
D’après certains écrits, Jésus serait descendu des cieux
En mars, en mai, ou durant la période automnale.
De nos jours il semblerait que la naissance de l’enfant dieu
Ne soit plus qu’une faible lueur en nos festivités.
Noël prône le règne de la carte bleue
Qui à l’instar d’un gros vieil homme jovial
Se revêt de rouge…s’échauffe et va se consumer,
Elle se promène et s’affiche en tout lieu,
Les lecteurs , les distributeurs l’avalent,
Elle pose en négatif et court en zone danger !
Depuis son institution Noël s’est amplifié, ramifiéEn une gigantesque foire commerciale
Où chacun veut partager une part du gâteau :
La tata Truc, le tonton Chose, le Papé, la Mamé,
Le neveu tantouse de l’arrière cousine de Laval,
Les amis des amis qui offriront aussi des cadeaux…
Ayant une sainte horreur des mathématiques,Je me suis livrée à un décompte époustouflant :
Un individu achète dix présents à trente euros l’unité
Ce qui donne une totalité de trois cent euros…..hic !!!!
Ces destinataires à leur tour et à leurs dépens
Débourserons chacun trois cent euros….pour la conformité
Soit trois mille trois ans euros de claqués
Au sacre nom de la nativité !!!
Au sacre nom de la nativité !!!
A noter que ces présents enrubannés,Ouverts en grimaces dissimulées
(Beurk !!!! s’est pas foulé cette année !)
Resteront au fin fond d’un tiroir
Où seront mis aux enchères sur e bay
En une mise à prix dérisoire….
Quant aux jouets, où là le prix ne compte pas,Ils seront tout juste déballés, à peine touchés,
Relégués, oubliés en de sombres endroits
Et iront s’échoir en quelques vides greniers….
Un tel gaspillage
Me met en rage !!!
Et ce bâfrage réveillonesque, ce gavage du lendemain,Ce débordement orgiaque de victuailles,
Ces grosses dindes desséchées ou trop grasses
Bourrées de marrons « étouffe chrétien »,
Ces foies gras, ces huitres et tout leur attirail,
Ces bûches écœurantes, ces vins, pousses café et glaces…
Il y en a un qui trônera en ces durs réveils festifs,Sa noble papauté « Monseigneur Goguenot »,
Nul besoin de comptabiliser les mets sur table
Pour sentir leur prix astronomiques ploufer, se couler en la cuvette,
De se voir éclabousser à grand fracas les rebords du lavabo….
Je sais…. cette poésie est ... inconvenable ... !!!!