Obarry
Grand poète
Noëlle !!!
Et, à chaque jour, le spectacle se renouvelle,
Elle est charmante, une étoile en admiration !
Notre nouvelle belle voisine nommée Noëlle,
Les yeux clairs, la peau lisse, l’éclat au front,
Le visage plein de beauté, les cheveux en prêle,
Bien faite, tout son gracieux corps en agitation,
De mise mondaine, dans son âge mûr et rebelle,
Sa vue envoûte les curieux à chaque apparition,
Qui prennent plaisir à la dévorer d’yeux cruels,
En la toisant lascivement de la tête aux talons.
Le sac à l’épaule, inlassablement collé à l’aisselle,
Dans ses légers habits, ondulant en new fashion,
Elle traverse vivement l’étendue et étroite ruelle,
Dans une silhouette de mannequin en exhibition,
Le buste hautain, le regard noyé dans l’irréel.
Les échos bruyants de ses émoussés hauts talons,
Résonnent en stridents sons de cloche de chapelle,
Entre les élevées montres aux saillants balcons.
Son attrayante apparence à la houleuse démarche,
Chancelle les regards et attise les frêles cœurs,
Soit qu’elle dandine où qu’elle hâte sa marche,
Son joli corps mouvant épand ses vives senteurs,
De parfums singuliers, tirés des essences rares,
Embaumant l’aire que traverse sa latente chaleur,
Tel un lent souffle de vent dans l’épais brouillard
Traînant derrière elle de fond en fond ses odeurs,
Déliant la langue des racontars du matin au soir
Qui fantasment vainement, à conquérir son cœur
Mais qu’aucun n’a osé un instant dresser espoir
Devant l’excitante déesse, insolente, sans mœurs.
Un jour, je voulais relever cet affront et l’avoir,
Ainsi, cédant aux désirs de mon fragile cœur,
Sûr de ma réussite, je m’y suis apprêté dès le soir,
Et me suis réveillé tout excité de très bonne heure
Savourant déjà triomphalement la joie de la victoire
Mais au lendemain matin, j’ai attendu et attendu
J’ai sillonné en longueur la ruelle d’où elle passait
Le cœur fort battant, la sueur au front, tout tendu
Les heures s’écoulaient et le crépuscule naissait,
L’espoir dissipé, j’ai abdiqué, frustré et vaincu.
Subtilement, tel au premier jour de son arrivée,
La belle âme est repartie comme elle était venue.
Emportant son mystère, ses odeurs parfumées
Et ses secrets, nul ne sait ce qu’elle est devenue,
Sa silhouette, tel un fantôme orphelin égaré,
Hantera encore et fort longtemps l’étroite rue.
Obarry 04.12.2015
Et, à chaque jour, le spectacle se renouvelle,
Elle est charmante, une étoile en admiration !
Notre nouvelle belle voisine nommée Noëlle,
Les yeux clairs, la peau lisse, l’éclat au front,
Le visage plein de beauté, les cheveux en prêle,
Bien faite, tout son gracieux corps en agitation,
De mise mondaine, dans son âge mûr et rebelle,
Sa vue envoûte les curieux à chaque apparition,
Qui prennent plaisir à la dévorer d’yeux cruels,
En la toisant lascivement de la tête aux talons.
Le sac à l’épaule, inlassablement collé à l’aisselle,
Dans ses légers habits, ondulant en new fashion,
Elle traverse vivement l’étendue et étroite ruelle,
Dans une silhouette de mannequin en exhibition,
Le buste hautain, le regard noyé dans l’irréel.
Les échos bruyants de ses émoussés hauts talons,
Résonnent en stridents sons de cloche de chapelle,
Entre les élevées montres aux saillants balcons.
Son attrayante apparence à la houleuse démarche,
Chancelle les regards et attise les frêles cœurs,
Soit qu’elle dandine où qu’elle hâte sa marche,
Son joli corps mouvant épand ses vives senteurs,
De parfums singuliers, tirés des essences rares,
Embaumant l’aire que traverse sa latente chaleur,
Tel un lent souffle de vent dans l’épais brouillard
Traînant derrière elle de fond en fond ses odeurs,
Déliant la langue des racontars du matin au soir
Qui fantasment vainement, à conquérir son cœur
Mais qu’aucun n’a osé un instant dresser espoir
Devant l’excitante déesse, insolente, sans mœurs.
Un jour, je voulais relever cet affront et l’avoir,
Ainsi, cédant aux désirs de mon fragile cœur,
Sûr de ma réussite, je m’y suis apprêté dès le soir,
Et me suis réveillé tout excité de très bonne heure
Savourant déjà triomphalement la joie de la victoire
Mais au lendemain matin, j’ai attendu et attendu
J’ai sillonné en longueur la ruelle d’où elle passait
Le cœur fort battant, la sueur au front, tout tendu
Les heures s’écoulaient et le crépuscule naissait,
L’espoir dissipé, j’ai abdiqué, frustré et vaincu.
Subtilement, tel au premier jour de son arrivée,
La belle âme est repartie comme elle était venue.
Emportant son mystère, ses odeurs parfumées
Et ses secrets, nul ne sait ce qu’elle est devenue,
Sa silhouette, tel un fantôme orphelin égaré,
Hantera encore et fort longtemps l’étroite rue.
Obarry 04.12.2015
