Filiatus
Maître Poète
Nombreux sont les gens qui ignorent
Que le machiavélisme vient
Du patronyme de "Signore
Machiavelli", un Italien
Machiavel est le patronyme
Français de ce curieux Rital
Il est la figure éponyme
D'un certain cynisme social
Nicolas, tel il se prénomme
Naît à Florence, en Toscana
De Bernard, trésorier à Rome
Et dame Bartoloméa
On est au temps du "Magnifique"
Du grand Laurent de Médicis
Qui règne sur la République
De Florence, exquise oasis
Nicolas dévore les livres
Mais ne sachant le grec ancien
Il a un peu de mal à suivre
Aussi il n'apprend qu'en latin
Il lit Tacite, il lit Sénèque
Mais pour Aristote et Platon
Qui sont des philosophes grecs
Il a besoin de traduction
La guerre trouble ses études
Et quand les Français l'ont gagnée
Les Toscans sont dans l'inquiétude
Encore pour bien des années
Lorsque "Le Magnifique" meurt
Les Français mettent sur le trône
Un moine manipulateur
Qui a pour nom "Savanarone"
On retrouve enfin Machiavel
Alors qu'il va avoir trente ans
À un poste très officiel
Du florentin gouvernement
Il a un petit ministère
Que l'on pourrait bien comparer
À nos "Affaires étrangères"
Qui lui permet de voyager
En mil cinq cent-un, Machiavel
Se marie avec Marietta
Je présume qu'elle était belle
Car vite quatre enfants elle a
Bientôt il rencontre "Le Prince"
César Borgia, le mal aimé
Qui administre ses provinces
Avec ruse et férocité
Il s'en inspire à telle enseigne
Qu'il ne croit plus un seul instant
Qu'un prince, sur sa cour, ne règne
Sans diviser ses courtisans
En mil cinq cent- cinq, c'est la crise
Machiavel part, la fleur aux dents
Reconquérir le port de Pise
Ce qui lui prend presque trois ans
C'est le sommet de sa carrière
Mais aussi l'aube de la fin
Car le pape s'en va-t-en guerre
Contre l'allié des florentins
Quand l'armée de la "Sainte-Ligue"
A bouté l'ennemi en France
De nouveau les Médicis briguent
Le gouvernement de Florence
Laurent II, nommé aux affaires
S'ensuit un retour de bâton
Une vaste chasse aux sorcières
Jette Machiavel en prison
Au bout de six mois, on l'exile
À l'autre bout de la province
Là, dans cette vallée tranquille
Il écrit son livre "Le Prince"
Et dans la foulée, il enchaîne
Romans, nouvelles et discours
Où les sujets couvent la haine
Mais aussi respirent l'amour
Il loue les nombreux stratagèmes
De l'"archidiable" Belphégor
Écrit de superbes poèmes
Dont l'allégorique "Âne d'Or"
Les Médicis et Machiavel
Se sont enfin réconciliés
Pour fêter la bonne nouvelle
Nicolas change d'encrier
Il écrit l'histoire magique
De Florence à travers les ans
Jusqu'à Laurent le Magnifique
Et son fils, naturellement
Machiavel a la cinquantaine
Pourrait-on dire, bien sonnée
Lorsqu'il va faire des fredaines
Avec une célébrité
Cette amourette lui inspire
Une brillante comédie
Que tout les "tifosis" admirent
En Toscane et en Lombardie
La guerre entre le roi de France
Et Charles Quint est relancée
Machiavel reviens à Florence
Afin de lever une armée
Ce dernier, s'il sauve la ville
N'empêche pas le sac de Rome
S'ensuit une guerre civile
Et la mise au ban de notre homme
L'an suivant la France est vaincue
Par les soldats de l'Empereur
Et de péritonite aiguë
Fort contrarié, Machiavel meurt
Que le machiavélisme vient
Du patronyme de "Signore
Machiavelli", un Italien
Machiavel est le patronyme
Français de ce curieux Rital
Il est la figure éponyme
D'un certain cynisme social
Nicolas, tel il se prénomme
Naît à Florence, en Toscana
De Bernard, trésorier à Rome
Et dame Bartoloméa
On est au temps du "Magnifique"
Du grand Laurent de Médicis
Qui règne sur la République
De Florence, exquise oasis
Nicolas dévore les livres
Mais ne sachant le grec ancien
Il a un peu de mal à suivre
Aussi il n'apprend qu'en latin
Il lit Tacite, il lit Sénèque
Mais pour Aristote et Platon
Qui sont des philosophes grecs
Il a besoin de traduction
La guerre trouble ses études
Et quand les Français l'ont gagnée
Les Toscans sont dans l'inquiétude
Encore pour bien des années
Lorsque "Le Magnifique" meurt
Les Français mettent sur le trône
Un moine manipulateur
Qui a pour nom "Savanarone"
On retrouve enfin Machiavel
Alors qu'il va avoir trente ans
À un poste très officiel
Du florentin gouvernement
Il a un petit ministère
Que l'on pourrait bien comparer
À nos "Affaires étrangères"
Qui lui permet de voyager
En mil cinq cent-un, Machiavel
Se marie avec Marietta
Je présume qu'elle était belle
Car vite quatre enfants elle a
Bientôt il rencontre "Le Prince"
César Borgia, le mal aimé
Qui administre ses provinces
Avec ruse et férocité
Il s'en inspire à telle enseigne
Qu'il ne croit plus un seul instant
Qu'un prince, sur sa cour, ne règne
Sans diviser ses courtisans
En mil cinq cent- cinq, c'est la crise
Machiavel part, la fleur aux dents
Reconquérir le port de Pise
Ce qui lui prend presque trois ans
C'est le sommet de sa carrière
Mais aussi l'aube de la fin
Car le pape s'en va-t-en guerre
Contre l'allié des florentins
Quand l'armée de la "Sainte-Ligue"
A bouté l'ennemi en France
De nouveau les Médicis briguent
Le gouvernement de Florence
Laurent II, nommé aux affaires
S'ensuit un retour de bâton
Une vaste chasse aux sorcières
Jette Machiavel en prison
Au bout de six mois, on l'exile
À l'autre bout de la province
Là, dans cette vallée tranquille
Il écrit son livre "Le Prince"
Et dans la foulée, il enchaîne
Romans, nouvelles et discours
Où les sujets couvent la haine
Mais aussi respirent l'amour
Il loue les nombreux stratagèmes
De l'"archidiable" Belphégor
Écrit de superbes poèmes
Dont l'allégorique "Âne d'Or"
Les Médicis et Machiavel
Se sont enfin réconciliés
Pour fêter la bonne nouvelle
Nicolas change d'encrier
Il écrit l'histoire magique
De Florence à travers les ans
Jusqu'à Laurent le Magnifique
Et son fils, naturellement
Machiavel a la cinquantaine
Pourrait-on dire, bien sonnée
Lorsqu'il va faire des fredaines
Avec une célébrité
Cette amourette lui inspire
Une brillante comédie
Que tout les "tifosis" admirent
En Toscane et en Lombardie
La guerre entre le roi de France
Et Charles Quint est relancée
Machiavel reviens à Florence
Afin de lever une armée
Ce dernier, s'il sauve la ville
N'empêche pas le sac de Rome
S'ensuit une guerre civile
Et la mise au ban de notre homme
L'an suivant la France est vaincue
Par les soldats de l'Empereur
Et de péritonite aiguë
Fort contrarié, Machiavel meurt