NE VOIR QUE DU BLEU
Si je devais me fondre en une couleur
Je me poserais sur dégradés harmonieux
Mesurant les gammes intenses des saveurs
Dévoilées en les subtiles fragrances du bleu,
Je me couvrirais au gré de mes tempérances
Sur cette symphonie aux volutes infinies
En échantillonnage successif de nuances
Aux symbioses ineffables de mes euphonies,
Au clair obscur de mes états d’âme
Il s’accorde sous le ciel de mes pensées
Profond ou de transparence le porter en oriflamme
Son cristal miroitant sa légion de tonalités,
Quantifié en couleur froide et primaire
Il se joue de pastel, saphir, pétrole, acier,
De marine, indigo, prusse, outremer,
Céruléen, turquoise, myosotis, azuré…
Vaste panoplie sur ses partitions où il prend rôle de père
Donnant multiples naissances au rouge et jaune mélangés,
Il figure la sagesse, le rêve, la vie qu’il tempère
Une couleur qui au demeurant reste ma préférée.