fafaframboise
Nouveau poète
Comme chaque soir je me tolère
Je m’assoie et je m’observe,
Je ne peux m’empêcher de ne pas aimer
Tout ce qu’avant je ne pouvais admirer.
On m’a blessait pour me rendre forte
On m’a diminuait pour que je m’en sorte,
Et tous les jours quand je me croise
C’est avec dégoût que je me toise.
Sans vanité, je ne me trouve point belle
Et ce n’est pas être humble que de le penser,
Chaque jour on me désignait moins bien « qu’elles »
Aujourd’hui je sais que tout était vrai.
Il y en a bien eu des gens qui ont essayé
Mais décidément je ne me trouve aucune beauté,
Et même si maintenant j’ai quelqu’un à aimer
Ce n’est pas pour lui que je vais, moi, m’aimer.
Je m’assoie et je m’observe,
Je ne peux m’empêcher de ne pas aimer
Tout ce qu’avant je ne pouvais admirer.
On m’a blessait pour me rendre forte
On m’a diminuait pour que je m’en sorte,
Et tous les jours quand je me croise
C’est avec dégoût que je me toise.
Sans vanité, je ne me trouve point belle
Et ce n’est pas être humble que de le penser,
Chaque jour on me désignait moins bien « qu’elles »
Aujourd’hui je sais que tout était vrai.
Il y en a bien eu des gens qui ont essayé
Mais décidément je ne me trouve aucune beauté,
Et même si maintenant j’ai quelqu’un à aimer
Ce n’est pas pour lui que je vais, moi, m’aimer.