Feuille morte du printemps. Qui n’a pu connaître la douceur de ce temps. Même si la vie ne t’a pas aidée. Tu a quand même combattu avec témérité. La saison qu’est l’hiver. Branche brisé par les torrents de l’automne. Qui n’a pas pu connaître sa nudité monotone. Elle qui cherché à tout prix. Une nouvelle rencontre qui transformera son mépris. En une descendance plus joli. Arbre déraciné pour l’intérêt humain. Toi qui sert de support à l’écrivain. Toi qui n’a pu connaître un nouveau décor printanier. Toi qui voulais une entente chaleureuse. Souffrira encore et encore jusqu’à ton successeur. Forêt rasé pour la circulation. Nous puniras-tu pour ta mutation. Toi qui recèle milliers de mystères. Et qui pourra nous dévoiler que vipères.