Filiatus
Maître Poète
Roi de Rome en naissant, ensuite duc de Parme
Empereur quinze jours, peut-être moins encore
Si les livres d'histoire ont ignoré ses armes
Il est digne d'entrer dans celui des Records
Fils de Napoléon et de la belle Habsbourg
Il voit le jour après de difficiles couches
Il mesure très peu et ne pèse pas lourd
C'est insuffisant pour prétendre faire souche
Cent un coups de canons annoncent sa naissance
C'eût été vingt et un dans le cas d'une fille
S'ensuivent dans l'empire huit jours de réjouissances
Mettant sous l'éteignoir querelles et bisbilles
Quelque trois ans plus tard Napoléon abdique
Abandonnant ses biens, ses titres et son rang
Délaissant aux Bourbons ses rêves dynastiques
Pour les récupérer dès le printemps suivant
Alors pendant cent jours le petit prince est fier
De voir que son papa redevient le meilleur
Mais lorsqu'il est vaincu face à l'Europe entière
Il sait qu'il ne sera jamais plus empereur
Le petit roi de Rome est confié en Autriche
Aux soins de son aïeul qui l'adore et qu'il aime
Et loin d'y assurer un rôle de potiche
On lui donne un duché quelque part en Bohême
Durant sa tendre enfance et son adolescence
On l'entoure d'amour mais il demeure triste
Et s'il réside à Vienne, à lui chaque jour pense
Dans la Ville lumière un clan bonapartiste
Quand part Napoléon Ier à Sainte-Hélène
Son jeune fils devient une fascination
Pour la plupart des monarchies européennes
Qui craignent son retour dans sa mère nation
Hélas, bientôt atteint par la tuberculose
Meurt à vingt et un ans l'enfant Napoléon
Alors sur le palais un grand aigle se pose
Et reprend son envol suivi par un aiglon
Empereur quinze jours, peut-être moins encore
Si les livres d'histoire ont ignoré ses armes
Il est digne d'entrer dans celui des Records
Fils de Napoléon et de la belle Habsbourg
Il voit le jour après de difficiles couches
Il mesure très peu et ne pèse pas lourd
C'est insuffisant pour prétendre faire souche
Cent un coups de canons annoncent sa naissance
C'eût été vingt et un dans le cas d'une fille
S'ensuivent dans l'empire huit jours de réjouissances
Mettant sous l'éteignoir querelles et bisbilles
Quelque trois ans plus tard Napoléon abdique
Abandonnant ses biens, ses titres et son rang
Délaissant aux Bourbons ses rêves dynastiques
Pour les récupérer dès le printemps suivant
Alors pendant cent jours le petit prince est fier
De voir que son papa redevient le meilleur
Mais lorsqu'il est vaincu face à l'Europe entière
Il sait qu'il ne sera jamais plus empereur
Le petit roi de Rome est confié en Autriche
Aux soins de son aïeul qui l'adore et qu'il aime
Et loin d'y assurer un rôle de potiche
On lui donne un duché quelque part en Bohême
Durant sa tendre enfance et son adolescence
On l'entoure d'amour mais il demeure triste
Et s'il réside à Vienne, à lui chaque jour pense
Dans la Ville lumière un clan bonapartiste
Quand part Napoléon Ier à Sainte-Hélène
Son jeune fils devient une fascination
Pour la plupart des monarchies européennes
Qui craignent son retour dans sa mère nation
Hélas, bientôt atteint par la tuberculose
Meurt à vingt et un ans l'enfant Napoléon
Alors sur le palais un grand aigle se pose
Et reprend son envol suivi par un aiglon