Eléâzar
Maître Poète
Nous ne montons pas plus aux barreaux de la vie
Que nous ne descendons l’échelle de la mort ;
Vivre n’est rien qu’une sempiternelle mort
Et plus croissent nos jours, plus décroît notre vie.
L'instant aussi court que la naissance et la mort
Laisse à la vie le temps de se placer au centre
De ces événements et nous sommes juste entre
Un moment qui commence et finit dans la mort.
Le passé est mort-né, l’avenir est à naître,
Le présent semble là mais il n’existe pas
Car sitôt arrivé, il s’enfuit à grands pas
Dépasser le futur sans pouvoir le connaître.
Le temps ne se pèse pas sur une bascule
Et sa seule unité est aisée à compter.
La vie est un entier impossible à dompter
Coincé aux deux côtés entre aube et crépuscule.
Que nous ne descendons l’échelle de la mort ;
Vivre n’est rien qu’une sempiternelle mort
Et plus croissent nos jours, plus décroît notre vie.
L'instant aussi court que la naissance et la mort
Laisse à la vie le temps de se placer au centre
De ces événements et nous sommes juste entre
Un moment qui commence et finit dans la mort.
Le passé est mort-né, l’avenir est à naître,
Le présent semble là mais il n’existe pas
Car sitôt arrivé, il s’enfuit à grands pas
Dépasser le futur sans pouvoir le connaître.
Le temps ne se pèse pas sur une bascule
Et sa seule unité est aisée à compter.
La vie est un entier impossible à dompter
Coincé aux deux côtés entre aube et crépuscule.