Je bois pour dormir le soir
je m'endors tout habillé
simplement pour oublier
que je n'ai plus que des souvenirs
ma jeunesse etait mon fer de lance
à present je pourris
d'avoir consommé ma vie
mais avec elegance
j'ai bu quelques femmes
et baisé quelques seringues
tapé sur quelques baltringues
pensant sauver mon âme
les jeunes m'avaient pris pour idole
j'etais au sommet du fond
et tous ces petits cons
disaient que j'étais génial
j'étais un paon deguisé en lion
j'étais beau on m'aimait
j'avais tout ce que je voulais
et j'en voulais à toutes ces révolutions
mon enfance n'a pas été si douce
quand j'etais un petit garçon
j'étais un ange parmis les demons
je suis devenu le pire de tous
il me reste tous les « j'aurais pu »
je n'aurais jamais de descendance
on ne construit pas dans la decadance
j'étais mort avant d'avoir vécu
aujourd'hui mes excès ont creusé
mes gencives, mes joues et mes orbites
je ne sais plus me servir de ma bite
entre la vie et la mort je suis ecrasé
j'utilise le peu de temps qu'il me reste
pour ecrire cette vie d'allumette
pour que mon cahier me permette
de me sentir un peu plus vaste
il ne reste maintenant
que ceux qui n'osaient pas
ils ont une vie à deux pas de chez moi
aujourd'hui j'ai cent ans
je m'endors tout habillé
simplement pour oublier
que je n'ai plus que des souvenirs
ma jeunesse etait mon fer de lance
à present je pourris
d'avoir consommé ma vie
mais avec elegance
j'ai bu quelques femmes
et baisé quelques seringues
tapé sur quelques baltringues
pensant sauver mon âme
les jeunes m'avaient pris pour idole
j'etais au sommet du fond
et tous ces petits cons
disaient que j'étais génial
j'étais un paon deguisé en lion
j'étais beau on m'aimait
j'avais tout ce que je voulais
et j'en voulais à toutes ces révolutions
mon enfance n'a pas été si douce
quand j'etais un petit garçon
j'étais un ange parmis les demons
je suis devenu le pire de tous
il me reste tous les « j'aurais pu »
je n'aurais jamais de descendance
on ne construit pas dans la decadance
j'étais mort avant d'avoir vécu
aujourd'hui mes excès ont creusé
mes gencives, mes joues et mes orbites
je ne sais plus me servir de ma bite
entre la vie et la mort je suis ecrasé
j'utilise le peu de temps qu'il me reste
pour ecrire cette vie d'allumette
pour que mon cahier me permette
de me sentir un peu plus vaste
il ne reste maintenant
que ceux qui n'osaient pas
ils ont une vie à deux pas de chez moi
aujourd'hui j'ai cent ans