Paris 8 ème
Déserté
« Triangle d’or », Champs-Elysées : le rachat massif des immeubles par des grandes fortunes étrangères a poussé les locataires à partir. En cinquante ans, l’arrondissement a perdu près de la moitié de ses habitants.
Arrondissement en manque de Parisiens, le 8e a « perdu près de la moitié de ses habitants en cinquante ans, en raison, notamment, de l’expansion du quartier central des affaires au détriment de l’habitat », arguait, il y a deux ans, la maire, devant le Conseil de Paris, en volant au secours de cette opération de logements sociaux. Avant d’ajouter que l’opulent « triangle d’or » s’est, quant à lui, « progressivement dévitalisé, au fur et à mesure que les immeubles ont été acquis par des fortunes étrangères, à l’identité parfois difficile à établir, qui ont poussé les locataires à partir et qui restent désespérément vides ».
Ce qui attire les grandes fortunes internationales dans ce quartier, « ce sont les très beaux appartements classiques dans le “triangle d’or” pour être entouré de belles boutiques, de restaurants étoilés, pour se rendre à pied et prendre le thé au Four Seasons ou au Plaza », poursuit l’experte en immobilier. Ces clients-là achètent des pied-à-terre, où ils ne passent souvent que quelques jours par an. « Ils ne sont pas intéressés par le boucher ou le cordonnier en bas de la maison. Ils se font rarement à manger, ils vont au restaurant, précise Dania, conseillère dans l’agence. Dans ces appartements, la cuisine n’est pas vraiment une pièce importante, il suffit de pouvoir se faire un café ou un œuf dur. »
Déserté
« Triangle d’or », Champs-Elysées : le rachat massif des immeubles par des grandes fortunes étrangères a poussé les locataires à partir. En cinquante ans, l’arrondissement a perdu près de la moitié de ses habitants.
Arrondissement en manque de Parisiens, le 8e a « perdu près de la moitié de ses habitants en cinquante ans, en raison, notamment, de l’expansion du quartier central des affaires au détriment de l’habitat », arguait, il y a deux ans, la maire, devant le Conseil de Paris, en volant au secours de cette opération de logements sociaux. Avant d’ajouter que l’opulent « triangle d’or » s’est, quant à lui, « progressivement dévitalisé, au fur et à mesure que les immeubles ont été acquis par des fortunes étrangères, à l’identité parfois difficile à établir, qui ont poussé les locataires à partir et qui restent désespérément vides ».
Ce qui attire les grandes fortunes internationales dans ce quartier, « ce sont les très beaux appartements classiques dans le “triangle d’or” pour être entouré de belles boutiques, de restaurants étoilés, pour se rendre à pied et prendre le thé au Four Seasons ou au Plaza », poursuit l’experte en immobilier. Ces clients-là achètent des pied-à-terre, où ils ne passent souvent que quelques jours par an. « Ils ne sont pas intéressés par le boucher ou le cordonnier en bas de la maison. Ils se font rarement à manger, ils vont au restaurant, précise Dania, conseillère dans l’agence. Dans ces appartements, la cuisine n’est pas vraiment une pièce importante, il suffit de pouvoir se faire un café ou un œuf dur. »