Devant le chant de la vie je suis comme un sourd Ne pouvant plus entendre ce qu'il se passe autour A l'equart, protégé par ce mur de silence Perdu dans mon monde, loin des cris de souffrance Devant les horreurs humaines je ferme les yeux Preferant m'imaginer un monde comme je veux Remplacant la soufrance par tout plein de couleurs Oublier ce que j'ai vu de ce monde qui meure Devant le mal qu'on dit je suis comme un muet Qui a perdu sa langue, qui ne peut plus parler Qui retransmet ses pensés en de simples mots Ne blaissant plus par des paroles qui sonnent faux Devant cette vie je suis sourd aveugle et muet Preferant bien m'imaginer un monde parfait En faisant du noir un beau melange de couleurs Oubliant la haine, la peine, les cris et les pleurs