Filiatus
Maître Poète
Connaissez-vous le sieur Trazom ?
Connaissez-vous monsieur Wolfie ?
Lui-même ainsi parfois se nomme
Pour montrer qu'il a de l'esprit
Vous devinez d'après le titre
A qui je veux faire allusion
Mais de là à faire le pitre
Vous paraît être hors de question
Pourtant j'affirme avec délice
A la stupéfaction de tous
Que l'auteur de cette malice
C'est bien le grand Amadeus
S'il parlait un verlan basique
Quelques infimes rudiments
A contrario la musique
Il la déchiffrait couramment
A cinq ans c'était un prodige
Le clavecin il maîtrisait
Ses fugues donnaient le vertige
Et le tournis, ses menuets
Son père employé à Salzbourg
Du prince-évêque bienfaiteur
Vînt le présenter à la Cour
Où le gamin fit un malheur
Ainsi il partit en tournée
A Munich, à Vienne, à Versailles
Avec son père attentionné
Plus à l’argent qu’à son travail
En mil sept cent soixante-six
Il composa un opéra
Il avait onze ans et non dix
Chut ! ne le rajeunissez pas
Bientôt de retour en Autriche
Mozart retrouve un nouveau prince
Qui de la musique se fiche
Et le renvoie dans sa province
Alors sans relâche il compose
Sous la houlette de son père
Qui fait de lui moins un virtuose
Qu’un petit singe de concert
Il rencontre Joseph Haydn
Le célèbre compositeur
Tombe amoureux d’une gamine
Cantatrice à ses creuses heures
Doucement les années s’égrènent
Et le jeune homme a vingt-cinq ans
Il s’installe tout seul à Vienne
Pour composer plus librement
Il va écrire un opéra
Sur « Les noces de Figaro »
Que l’empereur interdira
Mais brillera sous le manteau
On chante dans tous les pays :
« Figaro-ci, Figaro-là »
Surtout au fond de l’Italie
« Mozart est ci, Mozart est là »
Quand meurt son père, il a trente ans
Et bien qu’ils fussent fort fâchés
Son nouvel opéra Don Juan
Va s’en trouver bouleversé
L’empereur lui aussi rend l’âme
Et Léopold, son successeur
Ne ressuscite pas la flamme
Pour le jeune compositeur
Le jour de son couronnement
Le jeune empereur réprimande
L’œuvre écrite spécialement
La traitant de « merde allemande »
Affaibli par la maladie
Mozart range ses instruments
Sur une ultime mélodie
A l’âge de trente-cinq ans
Connaissez-vous monsieur Wolfie ?
Lui-même ainsi parfois se nomme
Pour montrer qu'il a de l'esprit
Vous devinez d'après le titre
A qui je veux faire allusion
Mais de là à faire le pitre
Vous paraît être hors de question
Pourtant j'affirme avec délice
A la stupéfaction de tous
Que l'auteur de cette malice
C'est bien le grand Amadeus
S'il parlait un verlan basique
Quelques infimes rudiments
A contrario la musique
Il la déchiffrait couramment
A cinq ans c'était un prodige
Le clavecin il maîtrisait
Ses fugues donnaient le vertige
Et le tournis, ses menuets
Son père employé à Salzbourg
Du prince-évêque bienfaiteur
Vînt le présenter à la Cour
Où le gamin fit un malheur
Ainsi il partit en tournée
A Munich, à Vienne, à Versailles
Avec son père attentionné
Plus à l’argent qu’à son travail
En mil sept cent soixante-six
Il composa un opéra
Il avait onze ans et non dix
Chut ! ne le rajeunissez pas
Bientôt de retour en Autriche
Mozart retrouve un nouveau prince
Qui de la musique se fiche
Et le renvoie dans sa province
Alors sans relâche il compose
Sous la houlette de son père
Qui fait de lui moins un virtuose
Qu’un petit singe de concert
Il rencontre Joseph Haydn
Le célèbre compositeur
Tombe amoureux d’une gamine
Cantatrice à ses creuses heures
Doucement les années s’égrènent
Et le jeune homme a vingt-cinq ans
Il s’installe tout seul à Vienne
Pour composer plus librement
Il va écrire un opéra
Sur « Les noces de Figaro »
Que l’empereur interdira
Mais brillera sous le manteau
On chante dans tous les pays :
« Figaro-ci, Figaro-là »
Surtout au fond de l’Italie
« Mozart est ci, Mozart est là »
Quand meurt son père, il a trente ans
Et bien qu’ils fussent fort fâchés
Son nouvel opéra Don Juan
Va s’en trouver bouleversé
L’empereur lui aussi rend l’âme
Et Léopold, son successeur
Ne ressuscite pas la flamme
Pour le jeune compositeur
Le jour de son couronnement
Le jeune empereur réprimande
L’œuvre écrite spécialement
La traitant de « merde allemande »
Affaibli par la maladie
Mozart range ses instruments
Sur une ultime mélodie
A l’âge de trente-cinq ans