Amenpeine
Nouveau poète
Par une nuit sans lune, dans un vieil opéra
Abandonné, oublié, j'ai vu se dresser
La pâle silhouette de la mort, lassée,
Qui de sa plus belle et claire voix chantera.
Tous les pires malheurs, les nôtres comme ceux
Des autres sur scène apparurent, c'est étrange,
Jamais je n'ai vu dans les choeurs autant d'anges
Qu'en cette triste nuit où dansaient les voeux.
Alors que le chant ce fut éteint, bougie frêle
Soufflée par une bise trop vive, en moi
Je sentis s'enfuir dans un dernier émoi
Mon âme volée par cette nuit irréelle.
Abandonné, oublié, j'ai vu se dresser
La pâle silhouette de la mort, lassée,
Qui de sa plus belle et claire voix chantera.
Tous les pires malheurs, les nôtres comme ceux
Des autres sur scène apparurent, c'est étrange,
Jamais je n'ai vu dans les choeurs autant d'anges
Qu'en cette triste nuit où dansaient les voeux.
Alors que le chant ce fut éteint, bougie frêle
Soufflée par une bise trop vive, en moi
Je sentis s'enfuir dans un dernier émoi
Mon âme volée par cette nuit irréelle.