Mon pays !
Courir nus pieds sur tes chemins escarpés,
Suivre tes sentiers rocailleux.
Respirer ta poussière, étouffante de chaleur.
Mes yeux plissés cherchent l’horizon
Un voile trouble se dresse
Face à ton soleil éblouissant.
Marcher contre le vent chaud du sud,
Chargé du sable ocre et piquant,
Volé au désert bouillonnant.
Le vent par rafale, gémissant
Sa mélopée lancinante, me fouette le visage.
Là bas, le paysan inlassablement,
Laboure cette terre, agrippé guidant l’age,
Jaugeant la profondeur par habitude,
Le soc de la charrue,
Attelée à ce vieux cheval fourbu,
Gémit en déchirant ta terre
Qui grogne de douleur.
Rude et tendre pays,
Asséché parfois longtemps,
Craquelle sous mes pas.
La pluie tant attendue, enfin venue,
Je marche dans la boue,
Et j’offre, les bras tendus
Mes paumes ouvertes,
Pour recueillir cette eau bénite.
Mon visage dégoulinant vers le ciel,
Reconnaissant à Dieu.
Les fruits et les fleurs,
Vont enfin surgir de tes entrailles
Pour nourrir et embellir tes habitants
Et parfumer ta campagne.
Au nord, la Méditerranée,
Vient lécher tes cotes escarpées
Comme déchiquetée
Avec des ciseaux rouillés, dentelés.
Tes plages de sable fin doré
S’étendent alanguies à l’infini,
S’offrant ainsi aux amoureux attendris,
Venus de la cité proche,
Se blottir l’un contre l’autre, fusionner.
Le désert grouille de ses fantômes
Des files des caravanes de jadis,
Des marchants de sel et d’épices.
Au Nord, la mer bleue paisible,
Au Sud, l’étendue du désert de sable aride,
De l’Est ou de l’Ouest,
Ils sont venus de tous les horizons,
De tous les continents
Violant tes frontières libres,
Ils se sont emparés de toi,
Sans ménagement, sans pitié te pillant.
Plus tard ils repartirent
Te laissant tant de cicatrices béantes
Que des millénaires de labeur et d’amour,
Ne suffiront pas pour les refermer, les effacer.
Meurtri durant des siècles.
Ton sol et abreuvé du sang
De tes enfants martyrs.
Mon pays natal, mon beau pays,
Tu es dans mes rêves chaque nuit,
Depuis que l’histoire des hommes,
M’a chassé impitoyablement
De l’autre côté de notre Méditerranée.
Ce désert bleu !
Antoine
Courir nus pieds sur tes chemins escarpés,
Suivre tes sentiers rocailleux.
Respirer ta poussière, étouffante de chaleur.
Mes yeux plissés cherchent l’horizon
Un voile trouble se dresse
Face à ton soleil éblouissant.
Marcher contre le vent chaud du sud,
Chargé du sable ocre et piquant,
Volé au désert bouillonnant.
Le vent par rafale, gémissant
Sa mélopée lancinante, me fouette le visage.
Là bas, le paysan inlassablement,
Laboure cette terre, agrippé guidant l’age,
Jaugeant la profondeur par habitude,
Le soc de la charrue,
Attelée à ce vieux cheval fourbu,
Gémit en déchirant ta terre
Qui grogne de douleur.
Rude et tendre pays,
Asséché parfois longtemps,
Craquelle sous mes pas.
La pluie tant attendue, enfin venue,
Je marche dans la boue,
Et j’offre, les bras tendus
Mes paumes ouvertes,
Pour recueillir cette eau bénite.
Mon visage dégoulinant vers le ciel,
Reconnaissant à Dieu.
Les fruits et les fleurs,
Vont enfin surgir de tes entrailles
Pour nourrir et embellir tes habitants
Et parfumer ta campagne.
Au nord, la Méditerranée,
Vient lécher tes cotes escarpées
Comme déchiquetée
Avec des ciseaux rouillés, dentelés.
Tes plages de sable fin doré
S’étendent alanguies à l’infini,
S’offrant ainsi aux amoureux attendris,
Venus de la cité proche,
Se blottir l’un contre l’autre, fusionner.
Le désert grouille de ses fantômes
Des files des caravanes de jadis,
Des marchants de sel et d’épices.
Au Nord, la mer bleue paisible,
Au Sud, l’étendue du désert de sable aride,
De l’Est ou de l’Ouest,
Ils sont venus de tous les horizons,
De tous les continents
Violant tes frontières libres,
Ils se sont emparés de toi,
Sans ménagement, sans pitié te pillant.
Plus tard ils repartirent
Te laissant tant de cicatrices béantes
Que des millénaires de labeur et d’amour,
Ne suffiront pas pour les refermer, les effacer.
Meurtri durant des siècles.
Ton sol et abreuvé du sang
De tes enfants martyrs.
Mon pays natal, mon beau pays,
Tu es dans mes rêves chaque nuit,
Depuis que l’histoire des hommes,
M’a chassé impitoyablement
De l’autre côté de notre Méditerranée.
Ce désert bleu !
Antoine