Mon père, Cet être dont je suis le sang, la chair, ne me regarde plus derrière ses beaux yeux clairs... Le temps passe, et notre amour s'efface tel un sablier se consume au fil des secondes, telle la vie défile, et les vérités tombent... Tu ne m'aimeras toujours qu'à ta manière, préférant à ta fille, des femmes, la douce chair Ta gentillesse n'y changera rien, puisque Ton sourire ne rencontre plus le mien, La distance a fait son bout de chemin, Et nos destins se séparent peu à peu au lointain... Un jour, il sera alors trop tard, L'un de nous cachera ses blessures derrière un fard, Et nous ne serons plus jamais tous les deux. Ne restera qu'en commun le bleu de nos yeux, Et ton indescriptible absence, Pour ne pas dire ta transparence... Je t'aimerai toujours malgré tout, même si la vie fait des jaloux... Vivre c'est faire des choix, Et de tout évidence, tu n'as pas su profiter de moi... Laissons alors les saisons passer, la vie nous emporter, Toi et moi savons que tu ne peux changer. Laisse-moi panser mes plaies, et chasser mes regrets, Puisqu'après tout, je sais ma vérité.