lapoeteamateur
Nouveau poète
Les ombres de la fin du jour semblent l'envelopper,
Comme le revêtir d'un manteau aussi noir que mes idées,
Engloutir son visage si radieux encore hier au lever,
Et si tiraillé aujourd'hui par la douleur toute en lui insinuée.
Comme le revêtir d'un manteau aussi noir que mes idées,
Engloutir son visage si radieux encore hier au lever,
Et si tiraillé aujourd'hui par la douleur toute en lui insinuée.
Ses mains s'accrochent aux draps blancs testant encore leur force,
Se tendant presque vers moi en un langage silencieux,
Et sur mes lèvres jusqu'alors serrées un sourire s'amorce
Comme pour l'encourager dans cet effort vain qui m'émeus.
Se tendant presque vers moi en un langage silencieux,
Et sur mes lèvres jusqu'alors serrées un sourire s'amorce
Comme pour l'encourager dans cet effort vain qui m'émeus.
J'aime cet homme au corps vaillant, à l'esprit vivace, autrefois,
Mon héro, invaincu, invinscible qui me faisait danser et rire,
Ses cheveux noirs qui glissaient sur sa nuque musclée, son regard presque froid,
Ont laissé place à un pauvre vieux abandonné dans ses souvenirs.
Mon héro, invaincu, invinscible qui me faisait danser et rire,
Ses cheveux noirs qui glissaient sur sa nuque musclée, son regard presque froid,
Ont laissé place à un pauvre vieux abandonné dans ses souvenirs.
Je demande puérilement un miracle, une exception à la nature,
Je promets de faire tout pour aimer mon prochain, sans jugement,
En échange d'un peu de vie à distribuer, prête au parjure,
Pourvu qu'on le laisse continuer à croire, à faire semblant.
Je promets de faire tout pour aimer mon prochain, sans jugement,
En échange d'un peu de vie à distribuer, prête au parjure,
Pourvu qu'on le laisse continuer à croire, à faire semblant.
Je ne veux pas qu'il me laisse le quitter et je veux le retenir,
Prendre sa main froide dans la mienne, embrasser son front,
Et lui mentir en lui disant qu'il va bientôt sortir
Pour rentrer en pleine forme à la maison.
Prendre sa main froide dans la mienne, embrasser son front,
Et lui mentir en lui disant qu'il va bientôt sortir
Pour rentrer en pleine forme à la maison.
Je détourne la tête, je veux éloigner mes yeux des siens, fuir ce qu'il devine,
Je fais appel à toute ma volonté pour ne pas me jeter contre lui,
Je sens bien que ses forces s'amenuisent pendant que la maladie le mine
Et je reste là, spectatrice et impuissante, otage de ses irréalisables envies.
Je fais appel à toute ma volonté pour ne pas me jeter contre lui,
Je sens bien que ses forces s'amenuisent pendant que la maladie le mine
Et je reste là, spectatrice et impuissante, otage de ses irréalisables envies.
Je ne parlerai jamais de lui au passé comme tout le monde le fait,
Je continuerai à croire qu'il est présent à chaque instant de ma vie,
Et quand les peurs et les faiblesses voudront oublier l'amour que je lui portais,
Je tendrai mes mains sur mes draps blancs comme il se retient à la vie.
Je continuerai à croire qu'il est présent à chaque instant de ma vie,
Et quand les peurs et les faiblesses voudront oublier l'amour que je lui portais,
Je tendrai mes mains sur mes draps blancs comme il se retient à la vie.