Moi-même
Maître Poète
Mon combat 2
Victime d'un mal-être assassin
Qui me tue à petits feux
Mon cœur réclame des soins
Il est couvert de bleus
Papa, maman, vous m'avez appris à marcher
Aujourd'hui encore je ne tiens pas debout
Incapable de tenir sur mes pieds je me force à me relever
Avec du mal, des plaies sur les genoux
Victime d'un mal-être assassin
Qui me tue à petits feux
Mon cœur réclame des soins
Il est couvert de bleus
Papa, maman, vous m'avez appris à marcher
Aujourd'hui encore je ne tiens pas debout
Incapable de tenir sur mes pieds je me force à me relever
Avec du mal, des plaies sur les genoux
J'ère dans les rues sombres de l'amertume, dévastée par la souffrance, abandonnant toute espérance d'une délivrance, je puise ma force dans l'impuissance, j'avance...
Sans but précis, le cœur démoli, morne et gris ; le courage et le bonheur se sont enfuit, me laissant là, pleurer à l'agonie.
L'espoir peut-il renaître à nouveau ?
Après tant d'années passées à garder la tête sous l'eau ?
Voir sa vie rejetée, sous un nouveau jour ?
Se sentir enfin libéré, d'un poids devenu trop lourd ?
Après tant d'années passées à garder la tête sous l'eau ?
Voir sa vie rejetée, sous un nouveau jour ?
Se sentir enfin libéré, d'un poids devenu trop lourd ?
J'écris le cri étouffé du fond de mon cœur, la douleur destructrice qui me bouffe l'intérieur, la rage énorme de ne pouvoir affronter mes peurs.
J'écris, le seul moyen d'exprimer mes ressentis, de me soulager au moins un peu l'esprit, bâcler sur papier ma putain de vie.
Ce mal-être persistant, encombrant, envahissant, angoissant, ne me laisse aucun répit, il coule dans mes veines, empoisonne mon sang, m'empêche d'aller de l'avant.
Plus j'avance, plus il y a de marques sur mon corps, le bonheur est mort, le désespoir c'est le plus fort, le courage s'endort, je suis à bout d'efforts et j’atterris dans le décor.
Souvent trouver l'énergie de mentir sur moi-même, cacher le fond du problème aux personnes que j'aime.
Me protéger derrière mes mensonges par crainte de leur regard, de ce que je pourrais y percevoir, mauvais jugements de leur part à mon égard.
Ils doivent voir en moi une personne « ordinaire », ayant une vie « ordinaire », des pensées « ordinaires » et non pas la personne que je suis réellement, quelqu'un qui ne sait rien faire, sinon tout de travers, qui n'a aucun projet clair, mis à part de se foutre en l'air.
Tout ce qu'il ne faut pas faire pour renvoyer une image opposée de ce que je suis en réalité, difficile parfois de tenir le coup et de ne pas craquer, que la vraie personnalité cachée soit démasquée.
Le voile sombre de la nuit vient recouvrir mes quotidiens, rongée par le chagrin, dans cette pénombre j'essaye en vain de retrouver mon chemin, rassurée que l'on me tende la main, un soutien qui sans lequel je ne serais plus rien.
Car quand tout fini par s'éteindre
S'offre à nous la fin à craindre
Libérer cet organe vital qui me fait tant souffrir
Le tuer, que cessent ses battements rattachés à l'avenir
La mort m'ouvre sa porte
Celle de la vie m'a claquée au nez
Le néant géant de la liberté m'emporte
Un dernier soupir, mon âme envolée
Ne reste de moi qu'un corps sans vie
Et s'il s'en suit une autopsie
Elle révélera certes un cœur qui ne bat plus
Mais on y verra un sourire si longtemps disparu
CynThia
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