fée de blé
Maître Poète
En ce printemps voluptueux,
Je fus envoûté
Des spectres verdâtres,
Étalant leurs mains
Dans la sève brûlante
Des premiers bourgeons
Éveillés, de l’été évincé.
C’est sous sa couronne déployée
que j’aime m’installer,
là, sur cette branche,
Qui a vu tant de saisons.
Je l’appelle ma branche à idées,
car j’y vois de son promontoire,
Toute l’étendue des richesses
Que mon œil complice,
Bien malgré lui,
Absorbe, tel un filtre de vie.
Inspirée de cette scène
Si idyllique,
J’hésite ,puis j’agite l’encre
de ma plume quasi échevelée.
Taquinant au détour,
l’échine de ma branche
marqué d’intempéries
et d’acolytes vertueux.
De là, milles idées
Bourdonnent, se pollinisent
En un ballet burlesque
dont ma tête échappent
Les secrets et le sens.
mais qu’importe ,
Les mots s’impriment, se codent
Sans effort, sans soucis,
en un élan de passion
pour ces printemps
qui m’ont vu naître
Plus d’une fois
Sous son feuillage
Son ombrage bienveillant.
Je fus envoûté
Des spectres verdâtres,
Étalant leurs mains
Dans la sève brûlante
Des premiers bourgeons
Éveillés, de l’été évincé.
C’est sous sa couronne déployée
que j’aime m’installer,
là, sur cette branche,
Qui a vu tant de saisons.
Je l’appelle ma branche à idées,
car j’y vois de son promontoire,
Toute l’étendue des richesses
Que mon œil complice,
Bien malgré lui,
Absorbe, tel un filtre de vie.
Inspirée de cette scène
Si idyllique,
J’hésite ,puis j’agite l’encre
de ma plume quasi échevelée.
Taquinant au détour,
l’échine de ma branche
marqué d’intempéries
et d’acolytes vertueux.
De là, milles idées
Bourdonnent, se pollinisent
En un ballet burlesque
dont ma tête échappent
Les secrets et le sens.
mais qu’importe ,
Les mots s’impriment, se codent
Sans effort, sans soucis,
en un élan de passion
pour ces printemps
qui m’ont vu naître
Plus d’une fois
Sous son feuillage
Son ombrage bienveillant.