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Mon ami, le loup

OLIVIERW

Maître Poète
Mon ami, le loup

Hurle à la mort, mon ami, le loup solitaire
Car tu appelles ta meute à venir te chercher
Hélas les longues nuits sont tombées sur la Terre
Et tu es venu ici faire ton marché

Tu parcours de longues distances sur la lande
Tu n'as qu'un but, te nourrir, en quête de proies
À chasser les rennes, sur les volcans d'Islande
Car il faut tuer, pour ne pas mourir de froid

Tu donnes la mort, mais tu n'es qu'un animal
Comment t'en vouloir, toi, tu agis par instinct
Prétentieux humains, nous provoquons le mal
Notre sort est scellé, dans un même destin !

Quand la Lune est haute, on entend les pleurs du mâle
Il supplie l’astre d’or, à revoir sa femelle
Des plaintes d’amour, sous la brume fantomale
Où se trouve sa louve, son âme jumelle !

Et il parcourt éperdu, tout son territoire
Cherchant dans tous les sens, il se sent désarmé
Découvrant le corps sans vie, fini leur histoire
Avec un fusil, l’homme a tué son aimée

Il s’enfuit le loup, en hurlant son désespoir
La forêt en a peur, maudit sois-tu humain
As-tu perdu ton cœur animal et mémoire ?
Tu es de chair et d’os, mais du sang sur les mains !

Un hiver très rude, aux froides températures
Le sol gelé durant des mois, un blanc manteau
Couvrait la steppe en permanence, la nature
Hostile et sauvage, les temps étaient brutaux.

Les troupeaux de rennes parcouraient l'étendue
En quête d'herbes, de pauvres lichens, les chasseurs
Suivaient leur migration, les individus
Les plus faibles étaient les proies des dépeceurs.

Les hommes utilisaient les os, les tendons
La peau pour leurs vêtements chauds, mangeaient la chair
Pour se nourrir, pour le feu, brûlaient des brandons
De graisse récoltée, s'éclairaient de torchères.

La vie était un combat de tous les instants
Les nomades faisaient face à tous les dangers
La Mort rodait à tout moment, en résistant
Aux aléas, ils devaient tous se protéger.

Un jour, le mâle alpha d'une meute de loups
Tomba dans le piège tendu d'un humain
L'animal blessé, poursuivait les caribous
Et possédait une force hors du commun.

L'homme regardait dans le trou, la créature
Restait calme, fixant du regard l'ennemi
Qui l'avait capturé, un peu de nourriture
Donné, les deux étrangers devenaient amis.

Bête et homme, belligérants héréditaires
Et il suffit parfois d’un hasard tortueux
D’un seul jour, pour que les anciens adversaires
Se croisent sur les mêmes chemins sinueux.
 
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