• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Momo

cocows

Poète libéré
Il vendait au coin d’une rue
Des marrons tout ronds
Marrons et turlututu
Et du vin chaud pour compagnon.

Il portait un vieux béret
Une moustache grise usée
Et un imper pour lui tenir chaud
On l’appelait Momo.

Il chantait à tue-tête
Des chansons à tout va
Des refrains que l’on ne comprenait pas
Momo et sa drôle de guinguette.

Quand ce n’était plus la saison
Des marrons tout ronds
Il jouait de la guitare
Pas loin de la gare.

Momo, il avait aux visages
Des cicatrices bien dessinées
Signe d’une vie très animée
Ce n’était pas un sage.

Il parlait dans son jargon
Pestait contre les uniformes
Sentait le chloroforme
Et draguait les nénettes à gros nichons.

Momo, il pleurait parfois
Quand la ville était déserte
Quand les rues étaient inertes
Et quand son cœur tremblait de froid.

Il ne parlait jamais de lui
Comme s’il avait toujours vécu ici
A vendre des marrons tout ronds
Et à jouer de la guitare sur un paillasson.

Mais Momo, il avait son passé
Lui aussi
Ses raisons d’être en vie
Et des secrets cachés.

Il avait sûrement une famille Momo
J’imagine, loin d’ici
Une femme, des gosses, des amis
Un foyer pour lui tenir chaud.

On le voyait dans ses yeux
Qu’il avait commit
Un acte dangereux
Voilà pourquoi il a fuit.

Mais Momo
Ton passé t’a rattrapé
Tes ennemis t’ont retrouvé
Ta guitare est brisée.

Désormais on ne te verra plus
Vendre des marrons tout ronds
Au coin de la rue
On ne te verra plus sourire comme un con.

Momo, tu nous as quitté
Pourquoi ? On ne sera jamais
Une bagarre de rue
Ou une vengeance accrue ?


 
Retour
Haut