Il n’y a pas d’heure pour en manger !.
Putain con !....ça commence fort avec les blagounettes !.
Je vous avais promis de vous raconter une rencontre qui restera à jamais impreignée dans mon cerveau spongieux d’alcoolique !.
Pour cela nous allons remonter le temps donc par définition être de moins en moins riche et de moins en moins con...
Carafon est étudiant lorsqu’il fait la connaissance d’un jeune pyrénéen au béret basque au corps trapu aux dents seines et aux joues creuses.
Une montagne se dresse devant lui, son pied est sûr il porte la tête haute fièrement et arbore une tignasse moutonnante...
C’est un colosse taillé dans le roc de ses aïeux montagnards, bergers de pères en fils depuis la clarté des jours...
Il rayonne d’intelligence, ce dieu des cimes vient à Toulouuuuuuse pour s’instruire il redevient ainsi un simple mortel !.
Ces études couronnées brillamment un doctorat de lettres en poche il enseigne un moment.
Mais il comprend très vite que sa mission est ailleurs, on ne peut quitter ses racines éternelles sans avoir la sensation angoissante d’un vide déstabilisant.
Sa destinée est tracée il sera comme son père et ses ancêtres le patriarche gardien des hauts pâturages surplombant la vallée D’Ossau qui l’a vu naître.
Seule sa courageuse mère encore vivante va le seconder dans sa mission des âges....
L’endroit paraît presque irréel, les habitudes aussi, une fontaine
est là, figée, l’illusion est parfaite le temps a enfin suspendu son vol.
Ce calme apparent cache bien des tourments, où semble régner la paix
les fêlures du lieu restent bien présentes !.
Il faut beaucoup de courage pour s’habituer au silence, rythmé par les bellements incessants des agneaux ! .
Mais les gènes sont là et rien ne pourra déstabiliser le gardien du troupeau.
L’humble bergerie ancestrale a gardé une apparence immuable rien ne laisse paraître une quelconque révolution industrielle...
Et c’est dans ce décor d’un autre temps, qu’avec..... son parapluie bleu et ses brebis sales, il partira vers le ciel du coteau, appuyé sur son bâton de houx, de chêne ou de néflier. Il suivra le chien au poil dur et l’âne pourtant les bidons ternes sur son dos saillant. Il passera devant les forgerons des villages puis il regagnera sa balsamique montagne, où son troupeau paîtra comme des buissons blancs. Là, des vapeurs cachent les pics en se traînant là, volent des vautours au col pelé et s’allument des fumées rouges dans les brumes nocturnes, là il regardera avec tranquillité, l’esprit de Dieu planer sur cette immensité ».
Bon, j’espère que vous me suivez toujours vous connaissez le cursus du berger, le coin montagneux paradisiaque qui l’abrite , le chemin tortueux qu’il emprunte lors de la transhumance pour arriver enfin sur son lieu de méditation en compagnie de son chien et de ses brebis bêlantes et trébuchantes.
Sa silhouette est éloignée de toutes conneries humaine il est l’heureux co-propriétaire d’espaces verts immenses qu’il partage savamment en compagnie de son chien, des ours, des marmottes et des rapaces à l’affût des bestioles qui trépassent.
C’est grâce à eux qu’il fut averti de notre arrivée imminente.
Trois jours d’une interminable marche sur des pentes caillouteuses, je ne vous dis pas, on se demande quels sont les cons qui ont bien pu amerner ces grosses pierraces foulées par nos trop petites godasses !.
La montagne ça se mérite me répétait sans cesse mon pote Carafon.
Heureusement nous n’avions pas de gros bagages seule la victuaille composée essentiellement de bâtons berger il n’y a pas d’heures pour en manger et les litrons de rouge pour picoler....
On doit s’arrêter pour boire!
Il nous faut boire, la déshydratation est l’ennemi de l’organisme humain nous sommes composés de soixante dix pour cent d’eau ou d’os me disait sans cesse Carafon un vrai paradoxe qu’intérieurement j’avais du mal à accepter moi qui ai une sainte horreur de ce liquide fade et sans goût comment le picrate pouvait il se transformer en eau ?.
Une histoire d’alambic intérieur sûrement !.
Nous étions entre ciel et terre quand nous avons enfin aperçu les fameuses petites tâches blanches.
Nous arrivions enfin en cet havre de paix béni des dieux où tout n’est qu’ordre, grandeur, fraîcheur, senteurs, calme et volupté.
C’est un monde presque surnaturel où l’homme atteint l’extrême pointe de lui-même et découvre dans toute la plénitude les tendances profondes de l’être.
Où, le rêve permet de survoler toutes les petites misères du monde et ne pas être obsédé par l’âcre saveur d’une vie ordinaire !.
L’air y est très pur, le vol si haut que les miasmes de la vie ordinaire n’y peuvent y survivre !.
Le bonheur, l’amour rayonne sous ces cieux, Vénus maîtresse des lieux nous fait grâce de sa digne présence.
Soudain, une forme blanche se détache du troupeau et dévale la pente comme une avalanche .
Des aboiements résonnent sous formes d’échos.
Une magnifique bergère montagne des Pyrénées aussi blanche que les cimes qui nous entourent tourne autour de nous, bondissant d’allégresse !...
Carafon qui se trainait me rattrape et dans un sursaut que je ne m’explique toujours pas aujourd’hui, sur une portion très accidentée, se met à courir les bras ouverts vers son ami qui de son côté dévale la pente comme une météorite en perdition, je ne vous explique le froissement de peau lors de larencontre de ces deux corps célestes, la fusion sera pourtant parfaite !.
Carafon mon frère.....Bergeron !.
C’est un homme formidable il a une chaleur d’esprit à faire fondre les sommets montagneux aux glaciers éternels qui nous encerclent.
Il sait prévoir le temps écouter la nature, rien ne lui est étranger il possède mille astuces.
Il peut vous parler des étoiles des heures simplement, l’univers est son monde il en est le gardien une poussière d’é merveilleuse sous le vent.
Ce berger sait créer la fraîcheur d’âme que l’on respire sur les plus hautes cîmes.
Il nous guide vers le climat des poètes il s’impose à notre cœur, avec lui on ose jamais refuser le voyage.
Il nous met en relation avec cette splendeur de la beauté qui s’entoure des plus hauts sommets de l’idée.
On vit dans un royaume surnaturel on atteint l’extrême pointe de nous-mêmes on découvre dans toute sa plénitude les tendances profondes de l’être.
Cette rêverie continuelle nous permet de survoler toutes les petites misères du monde et de ne pas être obsédé par l’âcre saveur de la vie ordinaire.
Notre berger est un grand littéraire c’est un génie parmi les plus grands poètes !.
Nous allons partager sa vie....
Une cabane, un enclos, une vaste étendue verdoyante accrochée aux flancs de la montagne où se déplacent les blancs moutons
dondaine, un ruisseau aux ondes pures voilà un pur décors de tableau de maître.
Et le maître des lieux sait recevoir ses hôtes droit dans ses bottes !.
Deux feuillettes de 115 litres de jurançon rouge et blanc portées à dos d’âne nous permettront d’éviter la déshydratation le fromage frais est servi à volonté j’adore le pays Béarnais et ses saveurs !.
Le métier de berger n’est pas simple, une traite des blanchettes le matin une le soir assis sur la vieille caisse, pour la première fois de notre existence Carafon et moi exerçons nos mains au boulot !.
Néanmoins, l’esprit de liberté ne nous quitte jamais, nous prenons même du plaisir à accomplir ces gestes saints.
Bergeron nous apprend son métier nous fait découvrir les mystères d’un monde fascinant.
Ours, isards, sangliers, chevreuils, marmottes, aigles, vautours, choucas, corbeaux, n’ont aucun secrets pour lui.
Il connaît les caprices du ciel, sait prévoir les orages violents nous indiquent les attitudes qui sauvent.
Nous apprend à fabriquer le fameux fromage qui permet de donner un goût unique au jurançon à chaque gorgée qui se succèdent sous les rutilements du jour.
Et dieu est témoin de notre capacité innée à conjuguer les deux !.
Tu es notre berger Bergeron rien ne saurait être meilleur où tu nous guides !.
Le soir face à nous la Voie lactée dans toute sa splendeur on immerge nos yeux de flaches étincelants.
Les étoiles semblent suspendues à la voûte céleste et nous imaginons des mondes aux reflets fantasmagoriques.
Nous sommes des voyageurs de l’espace heureux, libres nous touchons du regard le bonheur.
Le temps n’est plus qu’une illusion
ce royaume est le nôtre.
L’acool divin galvanise nos songes
nous sommes héroïques l’éternel instant devient magique.
Que la vie est cruelle on doit se séparer, pourtant comment ne pas remercier celle qui a permis cette rencontre inscrite pour toujours sur les pages de l’hymne à l’amour.
Belle gémie, l’agneau naissant bêle,
l’âne placide retient le présent.
Bergeron endigue ses larmes comme nous, il ne le sait pas encore mais il ne reverra jamais son frère de sang.
Nous regagnons le monde hanté des vivants où flotte les trivialités et les bassesses humaines.
Fin de l’épisode qu’il faudra que je reprenne un peu.
Momo le clochard crasseux vous salue
Marcouly Maurice
Toute connerie réservée
Putain con !....ça commence fort avec les blagounettes !.
Je vous avais promis de vous raconter une rencontre qui restera à jamais impreignée dans mon cerveau spongieux d’alcoolique !.
Pour cela nous allons remonter le temps donc par définition être de moins en moins riche et de moins en moins con...
Carafon est étudiant lorsqu’il fait la connaissance d’un jeune pyrénéen au béret basque au corps trapu aux dents seines et aux joues creuses.
Une montagne se dresse devant lui, son pied est sûr il porte la tête haute fièrement et arbore une tignasse moutonnante...
C’est un colosse taillé dans le roc de ses aïeux montagnards, bergers de pères en fils depuis la clarté des jours...
Il rayonne d’intelligence, ce dieu des cimes vient à Toulouuuuuuse pour s’instruire il redevient ainsi un simple mortel !.
Ces études couronnées brillamment un doctorat de lettres en poche il enseigne un moment.
Mais il comprend très vite que sa mission est ailleurs, on ne peut quitter ses racines éternelles sans avoir la sensation angoissante d’un vide déstabilisant.
Sa destinée est tracée il sera comme son père et ses ancêtres le patriarche gardien des hauts pâturages surplombant la vallée D’Ossau qui l’a vu naître.
Seule sa courageuse mère encore vivante va le seconder dans sa mission des âges....
L’endroit paraît presque irréel, les habitudes aussi, une fontaine
est là, figée, l’illusion est parfaite le temps a enfin suspendu son vol.
Ce calme apparent cache bien des tourments, où semble régner la paix
les fêlures du lieu restent bien présentes !.
Il faut beaucoup de courage pour s’habituer au silence, rythmé par les bellements incessants des agneaux ! .
Mais les gènes sont là et rien ne pourra déstabiliser le gardien du troupeau.
L’humble bergerie ancestrale a gardé une apparence immuable rien ne laisse paraître une quelconque révolution industrielle...
Et c’est dans ce décor d’un autre temps, qu’avec..... son parapluie bleu et ses brebis sales, il partira vers le ciel du coteau, appuyé sur son bâton de houx, de chêne ou de néflier. Il suivra le chien au poil dur et l’âne pourtant les bidons ternes sur son dos saillant. Il passera devant les forgerons des villages puis il regagnera sa balsamique montagne, où son troupeau paîtra comme des buissons blancs. Là, des vapeurs cachent les pics en se traînant là, volent des vautours au col pelé et s’allument des fumées rouges dans les brumes nocturnes, là il regardera avec tranquillité, l’esprit de Dieu planer sur cette immensité ».
Bon, j’espère que vous me suivez toujours vous connaissez le cursus du berger, le coin montagneux paradisiaque qui l’abrite , le chemin tortueux qu’il emprunte lors de la transhumance pour arriver enfin sur son lieu de méditation en compagnie de son chien et de ses brebis bêlantes et trébuchantes.
Sa silhouette est éloignée de toutes conneries humaine il est l’heureux co-propriétaire d’espaces verts immenses qu’il partage savamment en compagnie de son chien, des ours, des marmottes et des rapaces à l’affût des bestioles qui trépassent.
C’est grâce à eux qu’il fut averti de notre arrivée imminente.
Trois jours d’une interminable marche sur des pentes caillouteuses, je ne vous dis pas, on se demande quels sont les cons qui ont bien pu amerner ces grosses pierraces foulées par nos trop petites godasses !.
La montagne ça se mérite me répétait sans cesse mon pote Carafon.
Heureusement nous n’avions pas de gros bagages seule la victuaille composée essentiellement de bâtons berger il n’y a pas d’heures pour en manger et les litrons de rouge pour picoler....
On doit s’arrêter pour boire!
Il nous faut boire, la déshydratation est l’ennemi de l’organisme humain nous sommes composés de soixante dix pour cent d’eau ou d’os me disait sans cesse Carafon un vrai paradoxe qu’intérieurement j’avais du mal à accepter moi qui ai une sainte horreur de ce liquide fade et sans goût comment le picrate pouvait il se transformer en eau ?.
Une histoire d’alambic intérieur sûrement !.
Nous étions entre ciel et terre quand nous avons enfin aperçu les fameuses petites tâches blanches.
Nous arrivions enfin en cet havre de paix béni des dieux où tout n’est qu’ordre, grandeur, fraîcheur, senteurs, calme et volupté.
C’est un monde presque surnaturel où l’homme atteint l’extrême pointe de lui-même et découvre dans toute la plénitude les tendances profondes de l’être.
Où, le rêve permet de survoler toutes les petites misères du monde et ne pas être obsédé par l’âcre saveur d’une vie ordinaire !.
L’air y est très pur, le vol si haut que les miasmes de la vie ordinaire n’y peuvent y survivre !.
Le bonheur, l’amour rayonne sous ces cieux, Vénus maîtresse des lieux nous fait grâce de sa digne présence.
Soudain, une forme blanche se détache du troupeau et dévale la pente comme une avalanche .
Des aboiements résonnent sous formes d’échos.
Une magnifique bergère montagne des Pyrénées aussi blanche que les cimes qui nous entourent tourne autour de nous, bondissant d’allégresse !...
Carafon qui se trainait me rattrape et dans un sursaut que je ne m’explique toujours pas aujourd’hui, sur une portion très accidentée, se met à courir les bras ouverts vers son ami qui de son côté dévale la pente comme une météorite en perdition, je ne vous explique le froissement de peau lors de larencontre de ces deux corps célestes, la fusion sera pourtant parfaite !.
Carafon mon frère.....Bergeron !.
C’est un homme formidable il a une chaleur d’esprit à faire fondre les sommets montagneux aux glaciers éternels qui nous encerclent.
Il sait prévoir le temps écouter la nature, rien ne lui est étranger il possède mille astuces.
Il peut vous parler des étoiles des heures simplement, l’univers est son monde il en est le gardien une poussière d’é merveilleuse sous le vent.
Ce berger sait créer la fraîcheur d’âme que l’on respire sur les plus hautes cîmes.
Il nous guide vers le climat des poètes il s’impose à notre cœur, avec lui on ose jamais refuser le voyage.
Il nous met en relation avec cette splendeur de la beauté qui s’entoure des plus hauts sommets de l’idée.
On vit dans un royaume surnaturel on atteint l’extrême pointe de nous-mêmes on découvre dans toute sa plénitude les tendances profondes de l’être.
Cette rêverie continuelle nous permet de survoler toutes les petites misères du monde et de ne pas être obsédé par l’âcre saveur de la vie ordinaire.
Notre berger est un grand littéraire c’est un génie parmi les plus grands poètes !.
Nous allons partager sa vie....
Une cabane, un enclos, une vaste étendue verdoyante accrochée aux flancs de la montagne où se déplacent les blancs moutons
dondaine, un ruisseau aux ondes pures voilà un pur décors de tableau de maître.
Et le maître des lieux sait recevoir ses hôtes droit dans ses bottes !.
Deux feuillettes de 115 litres de jurançon rouge et blanc portées à dos d’âne nous permettront d’éviter la déshydratation le fromage frais est servi à volonté j’adore le pays Béarnais et ses saveurs !.
Le métier de berger n’est pas simple, une traite des blanchettes le matin une le soir assis sur la vieille caisse, pour la première fois de notre existence Carafon et moi exerçons nos mains au boulot !.
Néanmoins, l’esprit de liberté ne nous quitte jamais, nous prenons même du plaisir à accomplir ces gestes saints.
Bergeron nous apprend son métier nous fait découvrir les mystères d’un monde fascinant.
Ours, isards, sangliers, chevreuils, marmottes, aigles, vautours, choucas, corbeaux, n’ont aucun secrets pour lui.
Il connaît les caprices du ciel, sait prévoir les orages violents nous indiquent les attitudes qui sauvent.
Nous apprend à fabriquer le fameux fromage qui permet de donner un goût unique au jurançon à chaque gorgée qui se succèdent sous les rutilements du jour.
Et dieu est témoin de notre capacité innée à conjuguer les deux !.
Tu es notre berger Bergeron rien ne saurait être meilleur où tu nous guides !.
Le soir face à nous la Voie lactée dans toute sa splendeur on immerge nos yeux de flaches étincelants.
Les étoiles semblent suspendues à la voûte céleste et nous imaginons des mondes aux reflets fantasmagoriques.
Nous sommes des voyageurs de l’espace heureux, libres nous touchons du regard le bonheur.
Le temps n’est plus qu’une illusion
ce royaume est le nôtre.
L’acool divin galvanise nos songes
nous sommes héroïques l’éternel instant devient magique.
Que la vie est cruelle on doit se séparer, pourtant comment ne pas remercier celle qui a permis cette rencontre inscrite pour toujours sur les pages de l’hymne à l’amour.
Belle gémie, l’agneau naissant bêle,
l’âne placide retient le présent.
Bergeron endigue ses larmes comme nous, il ne le sait pas encore mais il ne reverra jamais son frère de sang.
Nous regagnons le monde hanté des vivants où flotte les trivialités et les bassesses humaines.
Fin de l’épisode qu’il faudra que je reprenne un peu.
Momo le clochard crasseux vous salue
Marcouly Maurice
Toute connerie réservée
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