isa90
Maître Poète
Je suis née dans les Pays Bas le sept août mil huit cent soixante seize
J’ai suivi mon mari, pour les Indes, un officier de la marine néerlandaise
A notre retour en Europe, je l’ai quitté, violent et alcoolique
A Paris, je me suis fait embaucher comme écuyère dans un cirque
Mata Hari signifie « soleil » en Malaisie
Femme de secrets perdus dans l’infini
Je reste pour la postérité celle qui a trahi
En offrant mes charmes à l’ennemi.
Je triomphe sous les plumes et les paillettes en danseuse érotique
Je m’invente un passé hindou, née sur l’île de Java, l’exotique
Sous le culte de Shiva où j’appris les danses les plus sensuelles
Celles qui, dans un tourbillon de sensations, vous ensorcelle.
Mata Hari signifie « soleil » en Malaisie
Femme de légende qui, à jamais, a ébloui
Les hommes par leurs fantasmes inassouvis
Sous les chuchotement de l’alcôve des non dits.
Je suis une courtisane qui se moque de la nationalité de ses conquêtes
Pour le plaisir des sens, je perds mon âme, à la damnation, je suis prête
Et pour la promesse d’un million de francs, j’accepte d’offrir
Mes services au contre espionnage français dans un vénal sourire.
Mata Hari signifie « soleil » en Malaisie
Sous l’odeur salée sucrée de l’orient qui s’évanouit
Dans le parfums tourmenté de mes blanches nuits
Sous les assauts de mes partenaires aguerris.
Accusée à tord d’espionne à la solde des allemands
Lâchement abandonnée par le dernier de mes amants
Je fus la coupable idéale d’une France traumatisée
Qui a choisi la sentence …… je serai fusillée.
Mata hari signifie « soleil » en Malaisie
S’éteint comme une éclipse en plein après midi
A quarante et un ans, je fus condamnée au trepas
En envoyant un dernier baiser aux soldats.
Pour donner au peloton d’exécution mon dernier adieu
La légende dira que je refusai le bandeau sur mes yeux
Mon corps a été offert à la médecine puis incinéré
Dans une fosse commune, mes cendres furent éparpillées
Mata Hari signifiera toujours « soleil » en Malaisie
Je ne suis plus que poussière rendue à l’infini
Une lueur dans l’histoire de la grande guerre
Sans l’ombre d’une tombe à ma mémoire… au cimetière.
Isabelle
J’ai suivi mon mari, pour les Indes, un officier de la marine néerlandaise
A notre retour en Europe, je l’ai quitté, violent et alcoolique
A Paris, je me suis fait embaucher comme écuyère dans un cirque
Mata Hari signifie « soleil » en Malaisie
Femme de secrets perdus dans l’infini
Je reste pour la postérité celle qui a trahi
En offrant mes charmes à l’ennemi.
Je triomphe sous les plumes et les paillettes en danseuse érotique
Je m’invente un passé hindou, née sur l’île de Java, l’exotique
Sous le culte de Shiva où j’appris les danses les plus sensuelles
Celles qui, dans un tourbillon de sensations, vous ensorcelle.
Mata Hari signifie « soleil » en Malaisie
Femme de légende qui, à jamais, a ébloui
Les hommes par leurs fantasmes inassouvis
Sous les chuchotement de l’alcôve des non dits.
Je suis une courtisane qui se moque de la nationalité de ses conquêtes
Pour le plaisir des sens, je perds mon âme, à la damnation, je suis prête
Et pour la promesse d’un million de francs, j’accepte d’offrir
Mes services au contre espionnage français dans un vénal sourire.
Mata Hari signifie « soleil » en Malaisie
Sous l’odeur salée sucrée de l’orient qui s’évanouit
Dans le parfums tourmenté de mes blanches nuits
Sous les assauts de mes partenaires aguerris.
Accusée à tord d’espionne à la solde des allemands
Lâchement abandonnée par le dernier de mes amants
Je fus la coupable idéale d’une France traumatisée
Qui a choisi la sentence …… je serai fusillée.
Mata hari signifie « soleil » en Malaisie
S’éteint comme une éclipse en plein après midi
A quarante et un ans, je fus condamnée au trepas
En envoyant un dernier baiser aux soldats.
Pour donner au peloton d’exécution mon dernier adieu
La légende dira que je refusai le bandeau sur mes yeux
Mon corps a été offert à la médecine puis incinéré
Dans une fosse commune, mes cendres furent éparpillées
Mata Hari signifiera toujours « soleil » en Malaisie
Je ne suis plus que poussière rendue à l’infini
Une lueur dans l’histoire de la grande guerre
Sans l’ombre d’une tombe à ma mémoire… au cimetière.
Isabelle