Eléâzar
Maître Poète
Des yeux visant mes yeux à leurs yeux trop âgés
Espèrent les voir dans la terre disparaître
Et seraient ainsi que mes deux mains soulagés
Mes pauvres mains usées ne voulant plus paraître
Finissent mes ans par être découragés
De se compter sans même extraire un sale traître
Qui ne s’est pas mis au sein de ces naufragés
Puisqu’il n’a pas encore eu le loisir de naître
Sept dizaines de dix alignées en bon ordre
Ne sont pas mal aisées à se numéroter
Et personne dans ces rangements ne veut mordre
Son suivant jusqu’à son sang pour le siroter
Mes yeux sont trop âgés je les fis poiroter
Pendant septante années devant le beau désordre
De ce que j’avalai sans pouvoir le roter
Et mon estomac n’en finit pas de se tordre
Espèrent les voir dans la terre disparaître
Et seraient ainsi que mes deux mains soulagés
Mes pauvres mains usées ne voulant plus paraître
Finissent mes ans par être découragés
De se compter sans même extraire un sale traître
Qui ne s’est pas mis au sein de ces naufragés
Puisqu’il n’a pas encore eu le loisir de naître
Sept dizaines de dix alignées en bon ordre
Ne sont pas mal aisées à se numéroter
Et personne dans ces rangements ne veut mordre
Son suivant jusqu’à son sang pour le siroter
Mes yeux sont trop âgés je les fis poiroter
Pendant septante années devant le beau désordre
De ce que j’avalai sans pouvoir le roter
Et mon estomac n’en finit pas de se tordre