modepoete
Maître Poète
Dans la prison du solitaire Une fenêtre accueille mes yeux Qui rêve là, du merveilleux D'un horizon ambigu et fier Un rempart de coteaux dresse Une barrière de nature tachetée Qui encercle le fort de ma pensée Mais ma vue perçante se redresse Là bas un serpent fluvial m'emporte Vers les vastes cités lointaines Où se nichent les usines de la peine Ma sante respire relents qu'elles déportent Blottis contre la colline rassurante Le village me sourit silencieux Et les humains pressés vaquent soucieux A leurs petites obligations permanentes Des ouvriers sur un trottoir s'affairent Opèrent le ventre du bitume bien dur Et leurs cops amoindris cherchent l'air pur Que leur a volé une sudation amère Au loin la mairie orne son haut poitrail De guirlandes, de fleurs et de drapeaux Cela sent bon l'été des jours sans maux Quand la fête nationale sort son attirail Au balcon d'une chambre où s'engendre Les jolis fruits du grand amour partagé Douze coups de midi au clocher ont sonné Et un nouveau né laisse faim s'entendre Aussi mon esprit est-il en fête chaque jour Quand il chemine sur le gracieux dédale De ces paysages dont le tout amical N'a de vrai que de vivre en mon séjour ☼ŦC