Jeanannecy
Nouveau poète
Un soir d’été, l’hiver a pénétré nos cœurs;
Guillaume s’est éclipsé, sans bruit et sans rancœur,
Vers un nouvel azur, plus humain que ce monde.
Vers un autre soleil, vers une vie seconde.
Un « mal de vivre » enfoui, que rien n’a pu guérir
S’était glissé en lui, pour soudain ressurgir,
Balayant de sa fougue une vie prometteuse,
L’attirant dans son antre, d’une voix envoûteuse.
« Ma vie fut fabuleuse, » écrit-il en partant
« Agréable, tellement épanouie » et pourtant
Il s’esquive, furtiv’ment …nous disant « à un jour »…
Sa vie n’aura été qu’un trop rapide séjour.
Il nous laisse ici-bas, des questions plein la tête,
Nous demandant en outre de faire durer « la fête »
Quémandant un « pardon », en disant « je vous aime »
Pour en finir d'un coup. Un bel amour essaime …
en vert une partie du message que nous a laissé Guillaume
Le départ vu par son papa
11 JUILLET 2009, JE PARS...
Guillaume, Guigou pour mes copains,
Ingénieur, je l’serai demain.
Quand de l'école je sortirai,
Fortiche en info je serai.
Je suis fier de représenter
L’Epitech, Mon altérité,
L’informatique, ma tasse de thé .
Au bocal * , j’suis transplanté.
En Mai, mes copains sont allés
Vers des boulots, vite emballés.
Je reste seul pour trimballer
La jeune équipe just’ déballée.
« T’inquiète je gère » à mes parents
Je dis, du moins pour l’apparent.
Comme je rame en fait… c’est effarant.
Au fil du temps, c’est récurent.
Je dois tenir, c’est évident,
Je ne peux pas m’ casser les dents.
Alors je trime, je rentre dedans;
Je veux l’épater, le Président.
Tous les nouveaux je dois former,
Sur les programmes, les informer,
A toutes les règles les conformer,
Vers l’excellence les confirmer..
J’suis confronté à la pression,
Pour réussir ma dure mission,
Et pour tenir, quelle solution
M’aid’ra à suivre mon ascension ?
Pour me guider vers les sommets
Amphétamines j’ai consommé.
Pour mieux asseoir ma renommée,
Toutes les nuits j’n’ai pas chômé.
D’puis quelques jours, je n’consomme plus
Dans cet état, j’me suis déplu
Et plus jamais, oh ! jamais plus
D'amphétamines , je n’prendrai plus.
C’est jour de fête à mon école.
Je n'serai pas sur ma console
Ce soir, c’est une soirée picole.
Entre copains, sans protocole
Minuit sonné, j’ai débrayé,
Tout mon passé j’ai balayé
Et mes copains, d’un coup rayés
Sur mon avenir… j’ai remblayé.
A mon amie, un mot laissé
Sur un ordi, tout compressé.
De ma vie, un bilan dressé
Et suis parti sans me presser.
Voir les anges dans les étoiles.
De cette terre, j’ai mis les voiles
Vous n’ me verrez plus sur la toile
Dans les nuées, ce sera au poil.
Peut-être un jour, dans une autre vie
Vivrai-je ma vie inassouvie,
De Marlène j’ai toujours envie
Je l’emmèn’rai en Bolivie…
Marlène et Guillaume avaient idée de partir en Amérique du Sud à la fin de leurs études
Guillaume s’est éclipsé, sans bruit et sans rancœur,
Vers un nouvel azur, plus humain que ce monde.
Vers un autre soleil, vers une vie seconde.
Un « mal de vivre » enfoui, que rien n’a pu guérir
S’était glissé en lui, pour soudain ressurgir,
Balayant de sa fougue une vie prometteuse,
L’attirant dans son antre, d’une voix envoûteuse.
« Ma vie fut fabuleuse, » écrit-il en partant
« Agréable, tellement épanouie » et pourtant
Il s’esquive, furtiv’ment …nous disant « à un jour »…
Sa vie n’aura été qu’un trop rapide séjour.
Il nous laisse ici-bas, des questions plein la tête,
Nous demandant en outre de faire durer « la fête »
Quémandant un « pardon », en disant « je vous aime »
Pour en finir d'un coup. Un bel amour essaime …
en vert une partie du message que nous a laissé Guillaume
Le départ vu par son papa
11 JUILLET 2009, JE PARS...
Guillaume, Guigou pour mes copains,
Ingénieur, je l’serai demain.
Quand de l'école je sortirai,
Fortiche en info je serai.
Je suis fier de représenter
L’Epitech, Mon altérité,
L’informatique, ma tasse de thé .
Au bocal * , j’suis transplanté.
En Mai, mes copains sont allés
Vers des boulots, vite emballés.
Je reste seul pour trimballer
La jeune équipe just’ déballée.
« T’inquiète je gère » à mes parents
Je dis, du moins pour l’apparent.
Comme je rame en fait… c’est effarant.
Au fil du temps, c’est récurent.
Je dois tenir, c’est évident,
Je ne peux pas m’ casser les dents.
Alors je trime, je rentre dedans;
Je veux l’épater, le Président.
Tous les nouveaux je dois former,
Sur les programmes, les informer,
A toutes les règles les conformer,
Vers l’excellence les confirmer..
J’suis confronté à la pression,
Pour réussir ma dure mission,
Et pour tenir, quelle solution
M’aid’ra à suivre mon ascension ?
Pour me guider vers les sommets
Amphétamines j’ai consommé.
Pour mieux asseoir ma renommée,
Toutes les nuits j’n’ai pas chômé.
D’puis quelques jours, je n’consomme plus
Dans cet état, j’me suis déplu
Et plus jamais, oh ! jamais plus
D'amphétamines , je n’prendrai plus.
C’est jour de fête à mon école.
Je n'serai pas sur ma console
Ce soir, c’est une soirée picole.
Entre copains, sans protocole
Minuit sonné, j’ai débrayé,
Tout mon passé j’ai balayé
Et mes copains, d’un coup rayés
Sur mon avenir… j’ai remblayé.
A mon amie, un mot laissé
Sur un ordi, tout compressé.
De ma vie, un bilan dressé
Et suis parti sans me presser.
Voir les anges dans les étoiles.
De cette terre, j’ai mis les voiles
Vous n’ me verrez plus sur la toile
Dans les nuées, ce sera au poil.
Peut-être un jour, dans une autre vie
Vivrai-je ma vie inassouvie,
De Marlène j’ai toujours envie
Je l’emmèn’rai en Bolivie…
Marlène et Guillaume avaient idée de partir en Amérique du Sud à la fin de leurs études
Dernière édition: