natura
Nouveau poète
Mer d’automne
La tête sur ton épaule,
Je resterais seule à regarder la mer frivole,
Cette plage où roucoulent,
Les vagues qui se brisent sur le rocher,
La mer est grise en cette saison éplorée,
Où les arbres mordorés se dénudent,
Qu’il est loin le temps des moissons
En cette journée d’automne,
D’angoisse, mon cœur frissonne.
Les enfants ont repris le chemin de l’étude,
Emmitouflée dans mon écharpe de laine,
Je marche seule sur le sable blond,
Abandonnée d’ennui, mon cœur s’abandonne
A toutes ses peines, mon cœur se fond,
Comme le vent sur la voile d’un bateau,
Perdu et égaré qui vogue sur l’océan…
Les bateaux comme les mouettes chantant,
Restent immobiles sur la mer tranquille,
Elle me semble si calme et paisible,
Sans ses touristes et ses enfants,
Sans ces amoureux d’un jour,
Qui se tiennent par la main avec amour,
Et qui s’embrassent au soleil couchant.
Reste quelques pêcheurs à pieds, nonchalants,
Qui déambulent avec leurs filets grossis,
Regorgeant de crevettes grises,
Que l’on fera frissonner dans une casserole,
Avec des échalotes et un bouquet garni,
Que l’on dégustera sur les gondoles,
Avec un verre de muscadet à la main,
Ne pensant qu’à faire des sottises,