• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

MEMERE

Hexagone1980

Nouveau poète
Si je pouvais te promettre D'arrêter de pleurer Sache que j'irais t'y soumettre Je le ferais sans hésiter J'ai un énorme problème Je te sens encore à mes côtés J'irai bien te rejoindre dans ton harem Mais c'est trop compliqué Au bout de plusieurs mois Je n'ai pas fait mon deuil C'est trop difficile pour moi De te voir encore dans ton cercueil C'est pour cela que j'écris ces vers Pour raconter les souvenirs que j'ai de toi Un petit retour en arrière Permettra de rire un instant, enfin, je le crois A la fin de chaque repas, tu sortais du tiroir Un bout de papier plus ou moins déchiré C'était l'heure de ta fameuse histoire Un instant à ne pas manquer La chute de tes histoires était toujours zéro Car tu oubliais toujours des bouts de phrase Mais la façon dont tu les racontais était si rigolo Qu'on en oubliait presque les bases Dans ma tête, c’est plus mon beau souvenir Ce moment était si particulier à mes yeux On était tous ensemble et de larges sourires Apparaissait dans ce grand salon si chaleureux Puis vint, l’instant de la cigarette La fumée, tu ne l’avalais même pas Le plus drôle c’était ta tête Pour notre plus grande joie C’est vrai que c’était ton plus grand rôle C’était un one man show à lui tout seul Même si tu ne le faisais pas exprès c’était si drôle Que je le vois encore malgré mon deuil J’aurais tellement voulu en jeter une Mais je n’ai pas osé franchir le pas C’est vrai que ton cercueil avait une amertume Et ça m’a jeté un coup de froid Pendant un an, je t’ai accompagné Tu avais perdu cette joie de vivre Te redonner le sourire à travers mes baisers Pour que ton cœur se délivre Mais tu n’avais plus la force de te battre Tu voulais rejoindre ton mari Tous les jours, ton objectif c’était de combattre Ta peine, encore, visible aujourd’hui Mais cette peine était trop forte Malgré tout notre amour Alors, de la mort, tu en as pris la porte Car, pour toi, de vivre c’était trop lourd T’accompagner jusqu’à la fin Etait mon plus grand souhait Je n’ai pas pu prendre le chemin Et c’est devenu mon plus grand regret Je ne veux pas finir ce texte par des larmes Ces dernières ont trop coulé dans mes yeux C’était en quelque sorte une arme Pour que tu reviennes des cieux Alors je garde juste l’image De nos fous rires Je vois encore ton visage En train de rire Rien que d’en parler Je ris aux éclats Je continue à rêver En pensant à toi Je vais éteindre la lumière De ce texte triste et joyeux Car tu vois, mémère Rien que de penser à toi, Me rend heureux.
 
Retour
Haut